Faune : Un mouvement rebelle dénonce l'extermination d'espèces rares dans le nord-est

Le Rassemblement congolais pour la démocratie-mouvement de libération (RCD-ML) a dénoncé mardi l'extermination, par un autre mouvement rebelle d'espèces rares dans le parc national d'Epulu (Province Orientale), dans le nord-est de la
République démocratique du Congo (RDC).  "Après avoir opéré sur les pygmées, les hommes du Mouvement de
libération du Congo (MLC) sont en train d'exterminer des éléphants et autres espèces rares de singes qui peuplent le parc d'Epulu, dans le
territoire de Mambasa", a précisé Honoré Kadima, responsable des
Relations extérieures du RCD-ML. "Des pointes d'ivoire sont vendues à vil prix de 4 dollars US le kilo et sont évacuées en grandes quantités vers Gbadolite (nord-ouest), siège du mouvement de Jean-Pierre Bemba", a-t-il affirmé. L'opération, a souligné M. Kadima, est supervisée par des officiers du MLC "qui vident le parc des espèces qui faisaient sa fierté". Les troupes du MLC ont été accusées de graves exactions commises sur les populations civiles en janvier dans la région de l'Ituri, nord-est de la RDC.  Un procès, organisé par le MLC lui-même, se déroule depuis le 17 février à Gbadolite contre 27 rebelles poursuivis pour des atrocités et actes de cannibalisme lors d'affrontements dans des localités du territoire de Mambasa, en Ituri.

::: R.D.C.-Diamants. De Beers songe à reprendre des activités en RDC

::: La R.D.C. bénéficiera d'un allègement important de sa dette extérieure en 2003 auprès des bailleurs de fonds.


 

R.D.C.-Diamants. De Beers songe à reprendre des activités en RDC

 

Le géant sud-africain du diamant De Beers envisage de reprendre des activités en République démocratique du Congo (RDC), dans l'espoir d'une fin rapide du conflit qui ravage le pays depuis plusieurs années...

Mardi 05.11.2002

 

 

Le géant sud-africain du diamant De Beers envisage de reprendre des activités en République démocratique du Congo (RDC), dans l'espoir d'une fin rapide du conflit qui ravage le pays depuis plusieurs années, a déclaré l'un de ses responsables, dans des propos publiés mardi par le Financial Times.

"Le Congo est un lieu important pour la production future de diamants. Nous voulons y être les premiers", a déclaré Jonathan Oppenheimer, directeur des relations avec les producteurs du groupe De Beers. Il a cependant souligné la nécessité d'agir avec prudence, et de prendre garde en particulier à la réputation du groupe.

Selon le Financial Times, Jonathan Oppenheimer a annoncé que des contacts préliminaires avaient eu lieu la semaine dernière au Congo. Des entretiens se sont également tenus le mois dernier en Angola, pour explorer les opportunités de production de diamants dans ce pays, qui sort aussi d'une guerre civile.

De Beers avait fermé en octobre 1999 ses bureaux en République démocratique du Congo, devant l'émotion suscitée par le commerce de diamants provenant de pays africains en guerre, RDC mais aussi Angola, Sierra Leone ou Liberia.

Un rapport de l'ONU publié à la fin octobre soulignait que les richesses considérables de la RDC continuaient d'être pillées par des entreprises et par des responsables de pays qui sont intervenus dans le conflit.

Les industriels du secteur du diamant se sont engagés à lutter contre le commerce des "diamants de la guerre", dans le cadre du processus de Kimberley, qui doit aboutir à une moralisation du commerce des diamants, grâce à une certification efficace de l'origine des pierres.


Marie Ntumba |

 

La R.D.C. bénéficiera d'un allègement important de sa dette extérieure en 2003 auprès des bailleurs de fonds.

 

Selon M. Jean-Claude Masangu, gouverneur de la Banque Centrale du Congo, la R.D.C. qui a mis en place un programme triennal 2002-2005 dont le premier volet est en cours d'exécution depuis le mois d'avril 2002, devra accéder à un allégement important de sa dette en 2003.

Samedi 02.11.2002

 

 

 Jean Claude Masangu

Gouverneur de la

Banque Centrale


 

Jamais le Gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean Claude Masangu n'a été aussi confiant qu'il l'était depuis quelques jours, après sa rencontre avec la mission conjointe Fonds monétaire internationale-Banque mondiale, composée d'une délégation forte de quatorze personnes. Grâce aux retombées du Programme intérimaire renforcé et du Programme économique du gouvernement en cours, au titre de la réduction de la pauvreté et la croissance, M. Jean-Claude Masangu a souligné que la RD Congo va bénéficier d'un allègement important de sa dette extérieure en 2003.

Il a relevé que la République Démocratique du Congo qui a mis en place un programme triennal 2002-2005 dont le premier volet est en cours d'exécution depuis le mois d'avril 2002, devra accéder à un allègement important de sa dette en 2003, après quelle aura obtenu l'annulation par le Club de Paris de 4.6 milliards Usd de cette dette.

Ce résultat donnera à la RD Congo, a-t-il fait savoir, d'obtenir un décaissement encore important dans le cadre de l'initiative Ppte, Pays pauvres très endettés au titre du Programme soutenu par la facilité et la croissance pour la réduction de la pauvreté Pour le Gouverneur Masangu, la Bcc à travers le gouvernement devra maintenir le cap de la stabilisation économique, car depuis dix ans, la croissance économique de la RD Congo na pas été positive.

Les efforts conjugués et la reprise de la coopération avec la communauté financière internationale ont permis à la RD Congo de bénéficier de l'apurement des arriérés dus à travers les accords de coopération avec le Fmi, la BM, la Bad et le Club de Paris. Ce qui a également aidé, le pays de Joseph Kabila à obtenir auprès de la Banque mondiale un crédit d'appui budgétaire de l'ordre de 42 millions Usd pour la réhabilitation de la voirie urbaine de la ville de Kinshasa.


Jean Busuku | Numerica