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POLITIQUE

 

Face aux reports répétés et sans raison de la fin du DIC

 

Les juristes congolais résidant en Afrique du sud mettent les politiciens en garde

 

10.12.2002

Le corps des juristes congolais résidant en Afrique du Sud en sigle COJURCAS étaient en colère hier dans la salle Jacaranda de l'Hôtel Sheraton de Pretoria où ils ont crié leur ras le bord face à des manoeuvres des politiciens qui pour s'enrichir prolongent inutilement les travaux du Dialogue Inter Congolais censé conduire le Congo vers la paix.. Trop c'est trop s'est écrié le secrétaire général adjoint de ce corps M.  Polycarpe Mikobi. Après Lusaka, Gaborone, Addis-Abeba, Sun City ,Pretoria I, II et maintenant Pretoria III, le peuple congolais en a marre et veut la paix. M. Mikobi a d'entrée de jeu stigmatisé les pilleurs des ressources de la République qui doivent être tenus désormais à l'écart de toute négociation car lui semble-il la guerre et les interminables négociations sont devenus pour eux et pour d'autres un véritable business.

Comment comprendre que des délégués congolais aux différentes négociations continuent à acheter villas et limousines au moment où le peuple congolais croupit dans la misère la plus noire s'est demandé le Président du COJURCAS Ange Makonga. M. Makonga  a profité de cette occasion pour saluer le courage politique du Président de la République Joseph Kabila qui a suspendu de leurs fonctions les différents dignitaires du Régime qui ont été cités comme pilleurs par le rapport du Panel des Nations Unies. A ce propos M. Mikobi a salué les efforts de la communauté internationale qui non seulement aide à la compréhension des problèmes congolais mais aussi a contribué à ce que les différents belligérants s'essaient sur la table des négociations. Mme Nicole Nyembo a demandé à la presse de relayer tous ces échos de détresse du peuple congolais qui ne demande qu'à vivre en paix et qui est pris en otage par des seigneurs de guerre qui en réalité ne sont que de vils prédateurs à la lumière.

Ouvrant une parenthèse sur les grands enjeux de l'heure M. Gerard Ngoma a appelé le peuple congolais à la vigilance tous azimuts notamment sur la question de la démilitarisation de la ville de Kinshasa souhaitée par certaines parties au conflit mais qui selon lui cache des arrières pensées machiavéliques. Prenant à son tour la parole M. Valentin Otshudi a dit que cette conférence de presse est une de nombreuses actions et que ce corps sera désormais une sorte d'observatoire pour dénoncer tous les aventuriers et affairistes qui viennent appauvrir le peuple congolais sous divers labels, idée sur laquelle insistera d'ailleurs M. J.P. Mpuanga car pou lui le peuple est devenu un véritable otage des chasseurs des trésors congolais. M. Mikobi est revenu pour dire avec force que cette action du COJURCAS est une manière de joindre la voix de ses membres à celles des 60 millions des congolais qui ne savent plus où donner de la tête et qui ne se retrouve plus dans cette guerre des autres.

En guise de conclusion le Président du COJURCAS M. Ange Makonga en a appelé au patriotisme des uns et des autres pour que cessent de couler au Congo ces fleuves de larmes et de sang et que le Congo redevienne un pays où il fait bon vivre non seulement pour les congolais mais aussi pour tous les étrangers qui ont choisi d'y vivre ou d'y séjourner. 

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La MONUC sera considérablement renforcée

La force de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) sera élargie. Elle comptera désormais un personnel de 8 700 militaires et développera sa présence dans l'est du pays.

L'ONU a annoncé mercredi l'adoption à l'unanimité par le Conseil de sécurité d'une résolution souscrivant à un "nouveau concept" d'opérations pour la MONUC. Cette approche comportera le déplacement vers l'est des principales activités de la force et un renforcement considérable de ses capacités militaires, par la création d'un "poste avancé" composé de deux solides corps expéditionnaires, maintenus en garnison à Kindu et Kisangani.

La Mission assurera la sécurité dans les sites utilisés pour les processus de désarmement, démobilisation et réintégration. Elle aidera à détruire les armes et munitions saisies et poursuivra la surveillance du retrait des troupes étrangères de la RDC. En outre, des unités fluviales appuieront la réouverture de la navigation commerciale sur le fleuve Congo, d'ajouter l'ONU.

La MONUC compte actuellement une force de 4 309 employés en uniforme, comprenant 455 observateurs militaires, 3 803 soldats et 51 policiers civils. Ils sont appuyés par un personnel civil composé de 549 employés internationaux et de 636 salariés locaux.

Dans un développement séparé, lors d'un entretien tenu mardi avec le chef de la MONUC, Amos Namanga Ngongi, le leader rebelle Thomas Lubanga a promis d'assurer la sécurité des employés humanitaires oeuvrant dans le district d'Ituri, au nord-est de la RDC.

"M. Lubanga [dirigeant de l'Union des patriotes congolais] a réagi positivement et promis de fournir des garanties sécuritaires aux ONG qui travaillent dans la région", a déclaré le porte-parole de la MONUC, Hamadoun Touré. Il a ajouté qu'en vue de désamorcer les tensions dans la région, un coordonnateur humanitaire de l'ONU sera aussi désigné pour travailler à Bunia.

Le Conseil de sécurité a par ailleurs prié toutes les parties de coopérer à la mise en place de la Commission de pacification de l'Ituri. Le Conseil a aussi demandé au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, d'accroître la présence de la MONUC dans cette zone.

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Exilé congolais aux Etats-Unis Candidat au Poste de Vice-président

Après plus de dix années vécues à Washington, Jean-Oscar Ngalamulume, Candidat potentiel au poste de Vice- Président de l'opposition non-armée retourne au Congo dans l'espoir d'être élu démocratiquement.

"Je suis le fils du pays qui aimerait voir le grand Congo rétablir l'ordre économique, déclare-t-il, il est temps que notre pays retrouve sa place dans le concert de grandes nations démocratiques du monde."

Economiste et Président de la Convention Des Institutions Démocratiques et Sociales (CIDES), M. Ngalamulume s'est toujours montré critique contre toute forme de dictature depuis le régime de Mobutu.

Durant son exil, il a développé des relations intimes avec quelques membres de la Communauté internationale et les gouvernements de l'Amérique du nord, clairement les Etats-Unis et le Canada.

 

Son retour au pays n'est pas une surprise.

 

Pendant plus de trois mois, avant et après le dialogue de Sun City en Afrique du Sud, organisé au mois d'avril de cette année, les médias congolais avaient longuement signalé que M. Ngalamulume était le probable Premier Ministre du gouvernement de transition.

M. Ngalamulume voyagera directement de Washington à l'Afrique du Sud pour participer aux négociations avec le gouvernement congolais et les chefs rebelles qui se réuniront à Pretoria, dans le but de mettre en place un cadre institutionnel de transition et voter ses animateurs, une transition qui amènera les Congolais aux premières élections transparentes, libres et démocratiques depuis l'indépendance.

Cette réunion permettra la rébellion de stopper la guerre qui a commencé il y a quatre années et causé la mort de plus de deux millions de Congolais.

La motivation du Candidat Ngalamulume au poste de quatrième Vice- président dans le gouvernement de transition consiste à assurer les accords de Pretoria et éviter la "somalisation" de la ville de Kinshasa par les Seigneurs de guerre en premier lieu, et de participer à la reconstruction du pays, d'après les sources bien informées.

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Du Zaïre au Congo-Kinshasa, le pillage continue
Un rapport de l'ONU détaille la mise à sac des ressources naturelles du pays par ses voisins.

 

l y a les Etats pilleurs, les Etats qui se font piller et ceux qui organisent leur propre pillage. La République démocratique du Congo (RDC) fait partie de la deuxième, mais aussi de la troisième catégorie. Publié début novembre, un rapport d'experts mandatés par les Nations unies a jeté une lumière crue sur la mise à sac des immenses ressources naturelles de l'ex-Zaïre par le Rwanda et l'Ouganda, relayés sur le terrain par des milices rebelles congolaises. Mais les enquêteurs onusiens pointent également du doigt un «réseau d'élite congolais et zimbabwéen» composé de hauts responsables gouvernementaux et militaires des deux pays.

Partage. Très précis, ce rapport a suscité un tollé à Kinshasa, la question du partage des ressources naturelles étant l'un des points sur lesquels butent les pourparlers de paix de Pretoria (lire encadré). Le Mouvement de libération du Congo (MLC, soutenu par l'Ouganda) de Jean-Pierre Bemba exige en effet un partage du pouvoir à tous les niveaux en RDC, y compris au sein des entreprises d'Etat. Cette revendication est jugée «inacceptable» par Kinshasa. «Cela reviendrait à un pillage officiel du pays. Nous acceptons de partager le pouvoir politique, mais non de diviser les ressources de l'Etat», a commenté Bene M'Poko, ambassadeur de la République démocratique du Congo en Afrique du Sud.

Embarrassé par les révélations de l'ONU, le président Joseph Kabila a limogé plusieurs responsables politiques, et pas des moindres. Mis en cause nommément, le ministre à la Présidence, Augustin Katumba Mwanke, le ministre à la Sécurité et l'Ordre public, Mwenze Kongolo, et celui chargé du Plan et de la Reconstruction, Denis Kalume, ont été limogés le 11 novembre. Même sanction pour trois hauts fonctionnaires: l'ambassadeur congolais au Zimbabwe, le directeur de l'Agence nationale de renseignements (ANR) et le président du comité de gestion de la principale société minière d'Etat, la Miba. Ces hommes, ainsi que leurs proches, ont interdiction de quitter le territoire national jusqu'à nouvel ordre, dans l'attente d'éventuelles poursuites judiciaires.

Coopération active. Le rapport de l'ONU détaille en profondeur les circuits militaro-mafieux grâce auxquels les voisins de la RDC se sont emparés des richesses de son sous-sol. Anciens alliés de Kabila père contre Mobutu, le Rwanda et l'Ouganda se sont largement servis, avec l'aval des autorités congolaises de l'époque. Depuis la rupture de leur alliance, il y a quatre ans, les deux pays continuent de piller l'est de la RDC, qu'ils contrôlent toujours via des groupes rebelles congolais. Appelé en renfort par Kabila pour contrer le Rwanda et l'Ouganda, le Zimbabwe de Robert Mugabe se paie lui aussi en nature, cette fois avec la coopération active de certains dirigeants de Kinshasa. «Le pillage, qui était auparavant le fait des armées, a été remplacé par des systèmes organisés de détournement de fonds, de fraude fiscale, d'extorsion de fonds ; d'octroi d'options d'achat d'actions comme dessous de table et de détournement de fonds publics sous la direction de groupes assimilables à des organisations criminelles», explique le rapport.

Malheur. Le détournement massif des richesses nationales par le seul «réseau congolais et zimbabwéen» est évalué à plus de 5 milliards de dollars sur trois ans. Ce pillage en règle fait le bonheur de quelques-uns et le malheur de tous les autres. Il a réduit «à zéro», insistent les experts, les fonds disponibles pour les services publics. Un exemple : dans la province du Kasaï oriental, quatre installations de production d'eau sur cinq ne fonctionnent plus. Quant à la dernière, elle ne tourne plus qu'à 20 % de ses capacités.

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