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POLITIQUE

04.11.2006 Au rythme des élections : Un scrutin presque sans faute pour la RDC

Les congolais étaient invités aux urnes pour la deuxième fois, en vue de départager les deux candidats retenus pour le second tour. Mais aussi pour élire, par la même occasion, les députés provinciaux. Apres le vote de dimanche 29 octobre, il s’en est suivi une situation  presque confuse. Les tendances qui étaient laissées par les états major de deux candidats faisaient monter la pression dans la ville. Cette situation devenait préoccupante dans la mesure où, il n’était pas impossible de voir les fanatiques d’une tendance descendre dans la rue pour célébrer une victoire supposée d’un des candidats. Au regard de cette situation, la Commission Electorale Indépendante a invité les représentants de deux tendances pour une séance de travail. De cette rencontre est sortie une déclaration des parties s’engageant à ne pas publier des résultats  des élections du second tour. A éviter tous propos tendant à envenimer la situation. La délégation de l’Alliance de la Majorité Présidentielle  (AMP) était conduite par Henry MOVA SAKANYI et celle de l’Union pour la Nation par Romain NYIMI. Les déclarations finales faites à la presse par les deux représentants sont allées dans le sens de l’apaisement de la situation. Alors qu’hier, la CEI appelait à la retenue et au sens de responsabilité, aujourd’hui vendredi 03 novembre 2006, Kinshasa a reçu des hôtes de marques. Dans la matinée, quatre anciens chefs d’Etats Africains se sont retrouvés dans la capitale congolaise. Il s’agit du Nigérian ABOUBACAR, du Namibien SAM NUJOMA, du Burundais BUYOYA et du Ghanéen Jerry Rawllings. Le but de cette visite : féliciter le peuple congolais et ses dirigeants pour avoir réussi le pari d’organiser les élections. Mais surtout encourager et soutenir le processus électoral, du moins dans ce qu’il en reste. Les quatre personnalités ont eu des entretiens avec les deux candidats a l’élection présidentielle et aussi avec une bonne partie de la classe politique congolaise. On a là l’expression de la solidarité africaine en action.

Gbadolite, capitale rebelle, vit hantée par le souvenir de Mobutu

Avec sa moiteur et sa
végétation luxuriante, sa musique soukouss, ses "mamans" en boubous multicolores et talons hauts, Gbadolite, fief d'un mouvement rebelle dans le nord de la République démocratique du Congo (RDC), vit hantée par le souvenir de feu le maréchal-président Mobutu Sese Seko.  Car cette bourgade perdue dans la forêt équatoriale, maintenant quartier général du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Perre Bemba, fut le village natal de cet homme qui a régné par la terreur sur l'ancien Zaïre de 1965 à 1997.  Mobutu, comme d'autres chefs d'Etat africains, a essayé de transformer son village en métropole. Par miracle, un barrage hydroélectrique sur le fleuve Oubangui fonctionne encore et fait que la case la plus modeste jouit de l'électricité. La piste de l'aéroport a été conçue pour que les gros porteurs, y compris le Concorde, puissent atterrir. On y trouve encore une rangée d'hélicoptères russes, commandés par Mobutu en prévision de la contre-offensive "totale et foudroyante" qu'il avait maintes fois annoncée contre les rebelles soutenus par l'Ouganda et le Rwanda, et qui l'ont, en 1997, chassé du pouvoir.   Au début des années soixante-dix, Gbadolite ne figurait même pas sur la carte du Zaïre.   En ville, on ne voit aucun vestige d'architecture coloniale, uniquement des bâtiments résolument modernes, en béton, et une usine Coca-Cola désaffectée, un projet de Mobutu, mort en exil au Maroc en 1997, pour apporter le "développement" dans son village. L'on peut toujours boire du Coca-Cola à Gbadolite, mais on l'importe de la République centrafricaine, de l'autre côté du fleuve.  A quelques kilomètres de la ville et a deux kilomètres de la case
la plus proche, s'élèvent les ruines de deux palais saccagés par des
vagues successives d'attaques: l'un était une vaste pagode chinoise, peinte de couleurs criardes, destinée à loger les invités de maréchal, et l'autre, fait de marbre de Carrara, la résidence du président.Les deux palais, tout comme d'autres constructions pharaoniques en ville, ont été financés par le pillage des finances de l'Etat par le clan Mobutu pendant ses trois décennies au pouvoir.  A deux kilomètres de là, habitaient et habitent encore de pauvres
villageois qui vivotaient dans la poussière, à préparer leur pâte de
manioc, tandis que le Maréchal à la toque de léopard se prélassait sur un immense lit qu'il pouvait faire monter vers le plafond grâce à une pompe hydraulique, entouré de jacuzzis, de fontaines et d'enceintes diffusant de la musique classique. Des habitants l'ayant fréquenté s'amusent à mimer pour les visiteurs l'accueil que réservait Mobutu à ses invités."Si c'était une dame il la prenait par la main comme ça et il lui faisait monter les marches devant lui afin de pouvoir la regarder", racontent-ils.  Les Ngbandi, la tribu majoritaire à Gbadolite et celle de M.
Mobutu, expliquent volontiers que, chez eux, le chef est
traditionnellement "celui qui distribue des largesses". Ceci explique que le prestige de Mobutu soit encore presque intact
à Gbadolite. La population ne lui a jamais gardé rancune d'étaler ses
vastes richesses, parce qu'il en distribuait une partie. "Ah, qu'est-ce qu'on était bien à l'époque du Maréchal", se
souvient Pierre, la quarantaine.
Mais nombre d'habitants estiment que le caractère dictatorial de son régime a valu finalement à Mobutu d'être enterré au Maroc "comme un chien", tandis qu'eux, comme le veut la coutume, peuvent enterrer leurs morts devant sa case.

Crimes en Ituri: M. Bemba promet un procès de 27 "rebelles" en février
Le chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba, a annoncé jeudi que 27 "rebelles" du MLC et d'un mouvement allié, accusés d'avoir commis des
atrocités sur des civils dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), s'ouvrira le 18 février à Gbadolite (nord). "Le début du procès est prévu le 18 février à Gbadolite", a affirmé Jean-Pierre Bemba, qui a cité le nombre de "27 rebelles" de son
mouvement et de son allié, le Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N). Fin janvier, le MLC avait annoncé la tenue à Gbadolite, le fief de ce ouvement, d'un procès "devant le Conseil de guerre" de 13 éléments de son armée, assurant qu'"au terme d'une enquête interne, aucun fait de cannibalisme n'avait été relevé". Le 30 janvier, le gouvernement de Kinshasa a réitéré à Genève sa requête pour la mise en place d'un tribunal pénal international en vue de punir les auteurs de ces atrocités commises en décembre 2002 contre des pygmées et autres populations de la région d'Ituri (nord-est).Selon divers témoignages, confirmés par les responsables d'une enquête de la mission des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC), des combattants du MLC et du RCD-N se sont livrés alors à des actes de viol, mutilation, torture et cannibalisme sur ces populations civiles. M. Bemba, contacté au téléphone à Gbadolite, a affirmé que les responsables d'organisation de défense des Droits de l'homme et les observateurs de l'ONU étaient les bienvenus pour assister au procès.   Une source onusienne en RDC a confirmé l'arrivée, la semaine prochaine, d'observateurs de l'ONU pour assister à ce procès.
 

RCD/Goma :  Le gouverneur de la province du Sud-Kivu remplacé

Le gouverneur de la province du Sud-Kivu Patient Mundanga, a été remplacé dimanche, juste quelques mois après sa nomination, a-t-on appris lundi de sources concordantes.   Il a été remplacé par Xavier Chirimwami, peu connu. Agé d'une
quarantaine d'années, il avait travaillé auparavant à la direction de
l'immigration au Sud-Kivu. Le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), la rébellion qui administre le sud-Kivu, a expliqué ce changement par la nécessité
"de renforcer la gestion de la province". "On a estimé que M. Mundanga ne remplissait pas sa tâche", a affirmé lundi le porte-parole du RCD, Jean-Pierre
Lola-Kisanga.  Des sources proches du gouverneur démis, qui ont requis l'anonymat,
ont évoqué plutôt une mésentente entre M. Mundanga et d'autres
dirigeants du RCD.

Joseph KABILA KABANGE :

Portrait du Président pour deux années de Transition en RDC

Joseph Kabila qui va présider aux destinées de la RDC pendant deux ans est né le 5 juin 1972 à Lulenge, territoire de Fizi (Sud Kivu) fief maquis de son père Laurent Désiré Kabila.


Second d'une famille de neuf enfants, il part à l'age de  cinq ans avec ses parents vivre en exil en Tanzanie. Il fait ses études  primaires et secondaires dans une école française de  Dar es Salam, puis après une formation militaire à Mbeya (sud de la Tanzanie), il s'inscrit avec sa jumelle Jeannette à l'Université de Makerere à Kampala en faculté de Droit en 1996.

Il n'y reste que quelques  mois, et dès le déclenchement de la guerre de libération (septembre 1996) il rejoint son père qui le présentera comme son conseiller militaire.

 

Il évolue dans l'ombre de James Kabarebe, officier rwandais détaché à Kigali  auprès de l'Alliance  des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) et apparaîtra pour la première fois devant la presse lors de la prise de Kisangani.


Adjoint de Kabarebe, alors Chef d'état major général des Forces Armées Congolaises (FAC), il sera nommé Général-Major  et envoyé en Chine pour un stage de formation, qu'il va interrompre lors du déclenchement de la guerre , le 2 Août 1998 à l'Est du pays. Il participe au commandement collégial et se retrouvera face à Kabarebe, son ancien maître et compagnon d'armes.
 

Alors qu'il dirigeait les forces terrestres, l'assassinat de son père le 16 février 2001 le propulse sur le devant de la scène politique. Désigné Chef d'Etat par un gouvernement de salut public, il décrète un cessez-le-feu  en avril 2001 et relance aussitôt le processus de paix en rappelant le facilitateur  du Dialogue Inter Congolais Ketumile Masire.
Considéré comme le neveu idéal par les grandes nations occidentales concernées par le sort de la RDC, il voyage beaucoup a l'étranger.
 

Sur le plan Intérieur l'une de ses premières mesures est la promulgation d'un décret-loi autorisant la reprise des activités des partis politiques. Il prend également des mesures économiques courageuses  en libérant les prix et le taux de change du franc congolais par rapport au dollar, bloqués depuis deux ans. Cette mesure qui renchérit considérablement le coût des biens de consommation est impopulaire, mais lui vaut la considération des institutions de Bretton Wood, qui reprennent leur coopération avec la RDC et la réhabilitent, lui rendant l'éligibilité au sein de leurs conseils d'administration.
Déterminé à ramener la paix avant la fin de 2002, il signe successivement le 30 juillet à Pretoria, puis le 6 septembre à Luanda, deux accords de paix avec le Rwanda et l'Ouganda, ses principaux agresseurs et soutiens des rebellions du Rassemblement Congolais pour la Démocratie RCD et du Mouvement de Libération du Congo MLC aux terme desquels les deux pays s'engagent à retirer leurs troupes du territoire de la RDC.
 

Présenté comme un homme de caractère, mais très discret, Joseph Kabila est aimé des congolais qui sont flattés d'avoir le plus jeune président du monde.
Cependant cet engouement s'est émoussé au cours des derniers mois, la population regrettant tout à la fois qu'il ne se montre qu’à la "télé" et qu'il tarde à prendre des décisions politiques attendues. C'est ainsi que l'opinion politique  lui a reproché de tarder à prendre des mesures contre les ministres mis en cause par le rapport des experts de l'ONU sur le pillage des richesses du Congo.
 

Père d'une fillette de trois ans et demie, Joseph Kabila déteste l'alcool et ne fume pas, selon ses proches. En revanche, il aime les voitures, les conduire à grande vitesse, le catch et le football à la télévision, ainsi que le jogging et la navigation....sur Internet.

 

Congo2day.


:: Pretoria : Enfin l'accord de Paix est là. Le plus dur commence à présent.

:: Dialogue Interconglais de Pretoria: Enfin la paix se pointe à l'horizon avec la répartition

   des postes ministériels.

:: Kaddafi arme-t-il Bemba ou Patassé?

:: Le gouvernement accuse le MLC de préparer une attaque contre Kinshasa.

 

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