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POLITIQUE
04.11.2006 : Les
élections en RDC : Une hirondelle qui annonce le printemps
La
crise de légitimité et le processus de démocratisation de la vie
nationale en République Démocratique du Congo tendent à être
réglés en raison des élections démocratiques, crédibles, libres et
transparentes récemment organisées. Car l’histoire politique du
pays renseigne que des troubles, guerres et conflits ont plutôt
constitue et eus la peau dure ayant d’ailleurs contribué en grande
marge à la descente aux enfers et à l’instabilité politique et
socio-économique du pays. Souhaitées de tous les vœux depuis des
décennies entières, les élections présidentielles organisées le
29/10 dernier ne viennent pas seulement colmater la brèche de la
crise de légitimité mais aussi inaugurer une nouvelle ère qui
devra consacrer le beau temps pour la vie nationale. C’est comme
qui dirait l’hirondelle qui annonce le printemps. Donc, les
congolais sont presque maintenant préoccupés à scruter l’horizon
post-électoral pour des nouvelles méthodologies de gestion du pays
par la création d’emplois décents et l’amélioration de la vie
économique du pays. Car, après avoir longtemps végété, le peuple
congolais aux abois ne s’attend qu’à un messie opportun qui le
sortira du gouffre et du cycle infernal de la pauvreté extrême
dans laquelle il se trouve. Tous les espoirs sont donc permis car
déjà, les investissements se signalent dans les portes de la
R.D.C. L’Union Européenne, par son représentant dans la région de
grands lacs Aldo AJELLO, vient de lever le ton en disposant à la
R.D.C d’une colossale somme de 500.000 Euros comme financement
de projet à court terme après les élections. Ce processus
d’investissement inauguré par l’Union Européenne susceptible
d’ajuster un regain de vitalité et de contribuer à l’effectivité
de la reconstruction du pays est à saluer. Un premier pas franchi,
ce processus de défoulement des investisseurs pourra faire boule
de neige.
Rencontre Mbeki-Kabila-Kagame-Museveni sur
la RDC au Cap le 9 avril
Le président sud-africain, Thabo Mbeki, recevra le 9 avril au Cap
(Afrique du Sud)
ses homologues congolais, rwandais et ougandais pour des
discussions liées au retrait des troupes étrangères de la
République démocratique du congo (RDC), a-t-on appris de sources
sud-africaines. "Le président rencontrera les présidents
Joseph Kabila, Paul Kagame
et Yoweri Museveni mercredi de la semaine prochaine au Cap", a
déclaré le porte-parole de la présidence sud-africaine Bheki
Khumalo. Il n'a pas donné l'ordre du jour de cette rencontre "de
routine", en référence aux rencontres Kagame-Kabila de suivi de
l'accord de paix de juillet 2002. Des détails sur la
rencontre seront communiqués ultérieurement, a
indiqué le porte-parole. Selon un officiel sud-africain parlant
sous couvert d'anonymat, les
quatre chefs d'Etat devraient discuter du problème de la présence
persistante de troupes étrangères sur le territoire de la RDC en
dépit des accords de paix, de retrait et du début prochain de la
transition politique. Un représentant de la RDC à la Commission
des droits de l'homme (CDH) de l'Onu a Genève a accusé lundi le
Rwanda de maintenir plus de 20.000 soldats dans l'est de la RDC.
Kinshasa affirme que Kigali a réintroduit des troupes en RDC de
façon clandestine, depuis leur retrait officiel en octobre 2002.
Le Rwanda a démenti. Le président Kabila réclame également le
départ, d'ici fin avril de troupes ougandaises présentes dans le
nord-est de la RDC, où elles contrôlent la ville de Bunia dans
l'Ituri. Ce district est en proie à des combats entre ethnies ou
petits groupes rebelles, alliés ou
opposés aux Ougandais. 362 délégués du dialogue
intercongolais ont adopté mardi par
acclamation à Sun City plusieurs textes-clefs --dont une
Constitution et des résolutions de partage du pouvoir politique et
militaire- conclus en 2002 et 2003 et formant le cadre de la
transition en RDC, qui doit démarrer après une cerémonie
solennelle de clôture du
dialogue, mercredi.
Selon le MLC : Le
ministre des Finances "gênait le pillage" du pays par Kinshasa
Le
Mouvement de libération du
Congo (MLC), la deuxième rébellion en République démocratique du
Congo
(RDC),
a déclaré mercredi soir que la démission du ministre des
Finances, Freddy Matungulu Mbuyamu, reflète la volonté du
gouvernement
de
Kinshasa de continuer "le pillage des ressources du pays".
"M.
Matungulu Mbuyamu a présenté lundi sa démission - acceptée par
le
chef de l'Etat - pour avoir refusé d'ordonner d'importantes
dépenses militaires extra-budgétaires", a révélé mercredi à la
presse
un
de
ses proches. Le chef du MLC, Jean-Pierre Bemba, a déclaré mercredi
soir que M.Matungulu Mbuyamu "était devenu un élément gênant pour
la poursuite du
pillage des ressources et des finances du pays par le gouvernement
de
Kinshasa"."A travers sa démission nous voyons la volonté manifeste
du
gouvernement de continuer le pillage du pays", a-t-il déclaré
mercredi
soir à la
presse.
M. Matungulu Mbuyamu est considéré par l'opinion congolaise comme
le protégé de la Banque mondiale (BM) et du Fonds
monétaireinternational (FMI) auprès du président Joseph Kabila.
Libertés : Sept défenseurs des droits de
l'Homme arrêtés à Kisangani sont portés disparus
Sept militants des droits de l'Homme arrêtés fin décembre à
Kisangani (nord-est) par le RCD (Rassemblementcongolais pour la
démocratie - rébellion) ont disparu de leur lieu de
détention, selon un communiqué publié lundi matin à Kinshasa par
l'association Voix des Sans Voix. Malgré le paiement d'une amende
exigée par leurs geôliers, les 7 militants ont été "transférés
dans un endroit inconnu" éloigné de leur lieu initial de détention,
rapporte un communiqué de l'association. Les 7 militants -dont
deux femmes- tous membres du Groupe Lotus, basé dans la capitale
de la Province orientale, avaient été arrêtés pour avoir "appelé à
la désobéissance civile et dénoncé la présence de soldats rwandais
au sein du RCD", selon la Voix des Sans Voix, basée à Kinshasa. La
ville de Kisangani est administrée depuis 1999 par la rébellion du
Rassemblement congolais pour la démocratie.Des collaborateurs des
militants arrêtés ont dénoncé "la torture et les traitements
cruels et dégradants" auxquels ils auraient été soumis pendant
leur détention, selon leurs témoignages. Dans son communiqué, la
VSV sollicite l'intervention de la Monuc (Mission des Nations
unies en République démocratique du Congo) et celle du Bureau de
la commission des droits de l'Homme des Nations unies "pour
obtenir la libération des victimes, la cessation des actes
de barbarie, et les attaques contre les défenseurs des droits de
l'Homme et des membres de la Société civile dans les territoires
sous contrôle des mouvements armés" à l'est et au nord-est de la
RDC.
Perspectives
politiques : Le MLC deviendra un parti politique après
l'application de l'accord global
Le
Mouvement de libération du Congo (MLC), rébellion dirigée par
Jean-Pierre Bemba, se transformera en parti politique après
l'application de l'accord de Pretoria, a déclaré jeudi à Kinshasa
un cadre du mouvement, José Endundo Bononge. "Dès que l'accord est
appliqué, notre mouvement se transformera en parti politique", a
déclaré le haut cadre du MLC au cours d'un point de presse,
faisant référence au message du président Joseph Kabila invitant
les mouvements rebelles à se transformer en partis politiques.
Selon l'envoyé spécial de Kofi Annan en RDC, Moustapha Niasse, le
gouvernement de transition devrait être en place "fin mars début
avril". M. Endundo a réitéré "l'engagement" et "la volonté" de
son mouvement de voir aboutir l'accord de Pretoria affirmant que
"seul un gouvernement d'union nationale fort et rassemblant toutes
les forces politiques et sociales pourra faire face aux défis qui
nous interpellent". Il avait auparavant réfuté les allégations de
cannibalisme mettant en cause les soldats du MLC ajoutant que
"tout cela relevait d'un but précis : disqualifier Jean-Pierre
Bemba dans la course à la présidence de la République".La veille,
le responsable de la Mission des Nations unies en RDC (MONUC),
Amos Namanga Ngongi, a assuré qu"'il y aurait des témoins pour un
procès valable" sur les exactions commises dans le nord-est, "la
MONUC ayant recueilli les témoignages de plus de 500 personnes"
confirmant les viols, tortures et actes de cannibalisme commis
dans l'Ituri par les troupes de Jean-Pierre Bemba et celle du
RCD-N (Rassemblement congolais pour la démocratie-National), son
allié.
Transition en RDC : Le
quotidien Belge Le Soir avance quelques noms
Il se confirme, écrit Le Soir, que si Joseph KABILA KABANGE garde
son poste à la présidence de la République, «il devrait être
flanqué de quatre vice-présidents, Azarias RUBERWA (représentant
le RCD-Goma) chargé de la coordination politique, Jean-Pierre
BEMBA GOMBO, chef du Mouvement pour la libération du Congo, qui
sera chargé de la coordination des finances et de l'économie,
Théophile MBEMBA, représentant du gouvernement, chargé de la
coordination du développement et de la reconstruction, et NZUZI Wa
BOMBO, représentante de l'opposition politique au titre de
dirigeante du MPR, qui sera chargée de la coordination sociale et
culturelle».
Toujours selon le quotidien bruxellois, la présidence de
l'Assemblée Nationale sera confiée à Cléophas KAMITATU MASSAMBA
(opposition politique) et Vincent LUNDA BULULU (MLC).
Quant au Sénat, il sera présidé par Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA
(opposition politique) et Emile ILUNGA (RCD). La société civile
n'est pas oubliée car elle reçoit la direction des «institutions
citoyennes» comme la Commission nationale des élections, la
commission paix et réconciliation, la Haute autorité des médias,
la commission des droits de l'homme et la commission
anticorruption. Quant au gouvernement, les postes y ont été
distribués selon des quotas soigneusement dosés. C'est ainsi que
l'on devrait retrouver Olivier KAMITATU (MLC) aux Affaires
étrangères, remplaçant Léonard She OKITUNDU qui deviendra
ambassadeur à Bruxelles.
Accords de paix de Pretoria: Réactions mitigées à Kinshasa :
La classe politique salue la paix avec réserve.
Dans la capitale, des représentants des composantes ayant signé
les accords de Paix de Pretoria ont réagi avec prudence à cette
nouvelle donne de la politique nationale.
L'UDPS d'Etienne Tshisekedi estime que « c'est un réel sentiment
de joie et de grande satisfaction dans la mesure où le peuple va
retrouver la paix. L'accord va permettre au processus de
démocratisation dont l'élan a été brisé par Kabila (père) de
reprendre », estime notamment Joseph Kapika, Secrétaire National
de L'UDPS.
Franck Fikirimi, combattant Mai Mai et écrivain, préfère lui
parler de « lueur d'espoir » pour la population, sur le plan
psychologique, ce n'est pas à négliger. « Mais si l'on garde son
honnêteté intellectuelle, il faut reconnaître que, dans le
contexte régional, on sait ce que valent les signatures et les
accords. Le doute n'est pas écarté, il faut attendre la
concrétisation su le terrain ».
Même approche prudente de Joseph Nsinga Udjuu, ancien Premier
Ministre du Maréchal Mobutu.
«Si cet accord peut réellement mettre fin à la guerre et nous
ramener la paix, on ne peut que s'en réjouir. Mais on n'a rien
résolu sur le plan de l'armée qui est pourtant la base de la
stabilité en Afrique ».
Pour la Société Civile, Naupess Kibiswa reste réservé. « Il n'est
pas dit que tous ceux qui vont venir à Kinshasa (siéger au nouveau
gouvernement de transition) le méritent par ce qu'ils ont par
exemple, un projet de Société. Beaucoup viennent parce qu'ils ont
pris des armes ou parce qu'ils font trop de
bruits ».
Paix des Braves pour la RDC : Réactions à travers le Monde.
Les Parties impliquées dans la guerre en RDC ont réagi à la
signature des accords de Paix de Pretoria. Pour le RDC/Goma,
mouvement rebelle appuyé par le Rwanda, c'est un motif de fierté
et de satisfaction de voir aujourd’hui les protagonistes du
conflit congolais s'accorder pour faire la paix et offrir au
peuple congolais cette paix afin de sortir notre pays de la crise
qui la secoue depuis bientôt cinq ans.
Cette déclaration de Jean Pierre Lola Kisanga est suivie de
l'intention du RCD de voir la volonté des parties aboutir à la
mise en oeuvre de cette paix.
Pour Jean Pierre Bemba, resté chez lui à Gbadolite, « C’est
une bonne nouvelle. Je demande que la communauté internationale
puisse assister à la mise en oeuvre de cet accord afin que les
signataires ne se dérobent pas ».
Le Rwanda salue la signature à Pretoria de l'accord de
paix intercongolais établissant un Gouvernement de transition
d'Unité Nationale pour la RDC. Pour Patrick Mazimbaka, envoyé
spécial de Paul Kagame à Pretoria, l'accord est un peu complexe,
mais il est complet.
Pour le Rwanda, le Président Kabila avait déclaré qu'il aurait un
nouveau gouvernement en janvier et on espère qu'il va respecter sa
parole au regard de l'accord qui vient d'être signé.
Toutefois, le Rwanda estime que la question de sécurité concernant
les institutions de transition est susceptible de créer des
problèmes plus tard.
De son côté le Premier Ministre belge Guy Verhofstadt et son
Ministre des Affaires Etrangères Louis Michel ont salué l'accord
de Paix intercongolais survenu à Pretoria assurant du soutien de
la Belgique aux « Institutions de la transition ». Dans un
communiqué rendu public à Bruxelles, la Belgique estime que cet
accord ouvre la voie à une transition consensuelle et inclusive
vers des élections démocratiques et libres. Il importe maintenant
que tous les acteurs congolais prennent leur responsabilité et
s'engagent de bonne foi dans cette phase décisive avec comme seul
objectif de construire ensemble l'avenir d'un Congo démocratique,
prospère et stable.
Pour la Monuc, enfin, la mission des Nations Unies pourra être
pleinement remplie. C'est dans ces termes que Amos Namaga Ngongi,
représentant de Kofi Annan en RDC a salué cet accord de Pretoria.
«C'est une évolution formidable pour le Peuple congolais! Pour la
Monuc, c'est la possibilité de remplir sa mission en pleine
coopération avec une administration centrale au lieu d'avoir à
négocier sur le terrain au coup par coup ». Pour M. Ngongi,
personne ne perdra son identité en se fondant dans cet accord.
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