05.11.2005 L’insécurité alimentaire

Le 30 octobre dernier, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a publié son rapport annule sur l’insécurité alimentaire dans le monde. Selon ce rapport, il y aurait 820 millions de personnes vivant dans les pays en voie de développement, qui serait victimes de l’insécurité alimentaire. L’Afrique subsaharienne regorgerait près de 179 millions de personnes qui souffriraient de la faim. La république démocratique du Congo ne déroge pas à la règle. Elle compterait près de 72% d’affamés. Soit quelque chose comme quarante million de personnes. (40 millions). L’insécurité alimentaire, selon le même rapport, toucherait 4 millions de personnes chaque année. Cette situation contredit les objectifs du millénaire fixé par les nations unies. Ceux-ci proposent entre autre, la réduction de moitié de la pauvreté dans le monde d’ici 2015. L’insécurité alimentaire est d’autant plus préoccupante car, comme on le sait, la faim favorise ou aggrave certaines maladies qui déciment les peuples, surtout dans le pays en voie de développement. Le SIDA, la tuberculose, la fièvre typhoïde et autre malaria peuvent être dans ce lot. La chance pour gagner le pari de réduire l’insécurité alimentaire, a défaut l’éradiquer complètement, réside en quelque points, a savoir :

-                L’accroissement de la productivité des petites exploitations agricoles.

-                Privilégier les bonnes conditions d’investissement, garantir la transparence dans la gestion de la chose publique et la bonne gouvernance.

-                Faire en sorte que le commerce mondial bénéficie aux pauvres avec des issues de sécurité pour des groupes vulnérables.

Tous ses objectifs ne pourront être atteints que si, en plus des conditions évoquées ci-dessus, la sécurité territoriale et individuelle des citoyens est garantie. Si la paix et les initiatives en faveur de la paix sont encouragées et le tout porté par une volonté politique approuvée.

04.11.2006 Election Présidentielle 2eme tour : UNE CHANCE POUR LE CONGO

Le dimanche 29 octobre, la RDC avait un rendez-vous avec son histoire. Un rendez-vous décisif dans la mesure ou l’avenir de la nation toute entière qui dépendra du choix des congolais. Le rendez-vous du 29 octobre, tout en s’inscrivant sur la ligne droite des objectifs assignes a la transition, consacre l’aboutissement d’un processus dont l’issu n’était pas certain aux yeux de certains. En effet, la transition qui a débuté avec la signature des accords global et inclusif s’était fixe un certains nombre d’objectifs, notamment l’organisation des élections. Mais avant la tenue des assises de Sun City, la volonté de mettre fin a la guerre, d’unifier le pays, d’organiser les élections était exprimée par Joseph KABILA dès son accession au la magistrature suprême, en janvier 2001. Si KABILA avait donne le ton du renouveau il est cependant vrai d’affirmer que c’est la conjugaison des volontés de tous les congolais qui permirent de se mettre sur la voies de la relance de la démocratisation, voie des élections. Alors que les plaies causées par la guerre, les injustices, le déchirement étaient encore béants, les congolais se sont donnes comme challenge d’unifier, de pacifier, de démocratiser, d’organiser les élections… Cette situation peut justifier les différentes crises enregistrées le long du processus lesquelles crises ont conduit a l’épuisement de tous le délais prévu pour la transition. Si on peut reconnaître l’existence des ratées dans le processus de la transition en général et dans le processus électoral en particulier, il serait opportun de reconnaître aussi ses réussites permis celles-ci il faudrait citer la grande aspiration du peuple congolais a la paix, sa volonté de voir un ordre nouveau s’installe dans le pays. Il suffit de considérer le nombre d’enrôlés (près de 25 millions) la participation aux différents scrutins, l’attention accorder au débat politique avant, pendant et après les élections. Dans le registre de réussite, il faudra citer également une certaine volonté politique qui a habite bon nombre de leaders politiques. En effet, certains hommes politiques avaient accepte des concessions, ils ont fait preuve d’abnégation afin de permettre a la machine de transition d’avancer. Plusieurs fois le train de la transition a failli dérailler. Le moment tels que la campagne référendaire, l’échéance du 30 juin, le massacre de Gatumba, le 20 et 21 août…ont failli bascule le pays dans le chaos. La encore la volonté de tout le peuple congolais et de leur dirigeants de voir le processus aboutir a été le plus fort. Il faudrait aussi souligné l’apport de la communauté internationale dans son rôle d’accompagnateur  et d’arbitre qui a permis de calmer plusieurs fois le jeu. La dernière ligne droite avant l’ouverture effective de la 3e République, il reste le second tour des élections présidentielles couples des législatives. Ici encore il y a lieu de louer la maturité et la volonté du peuple congolais de vouloir s’approprie son destin. Sous la pluie et malgré les perturbations causées par celle-ci, a Kinshasa et un peu partout dans l’arrière pays, les électeurs s’étaient mobilises pour aller voter massivement. Contrairement aux Brésiliens qui ont vote le même jour et ont publie le résultat le même jour. Avec un électorat cinq fois plus nombreux que les congolais (125 millions pour le Brésil et 25 millions pour le Congo) La RDC doit attendre un peu plus de deux semaines avant de connaître le nom du président élu. Les contraintes logistiques, psychologiques voir politiques sont a la base de cette situation. Des Etats majors de deux candidats en lisse, Joseph KABILA et Jean Pierre BEMBA se perdent en conjecture quant a une éventuelle victoire en faveur de deux camps. La CEI a du intervenir pour essayer de tempérer les ardeurs des uns et des autres. En tout état de cause la véritable victoire ne sera jamais celle des  individus mais celle du peuple congolais dans son ensemble. En aucun cas le résultat des élections ne doit être perçu comme un duel entre deux hommes, entre deux tribus moins encore comme un clivage entre deux parties de la République (Est-ouest) Le Congo a eu la chance d’avoir, après des moments difficiles, un dynamisme interne et une jeunesse physique et politique. Ces deux éléments ont permis au peuple congolais de regarder l’avenir avec optimiste et de prendre le destin de leur pays en main. Aider bien sur la communauté internationale. Les congolais ont surmonte bien d’obstacles, ensemble ils ont accepte de conduire leur pays vers la démocratie et un état de droit. Cependant, c’est ce qui est perçu, comme une chance pour le pays, peut s’avérer une malchance si l’intérêt général cesse d’aiguillonner  la démarche politique, la marche du pays. Dans ce cas la jeunesse devient arrogance, le dynamisme synonyme d’inexpérience. La communauté de volonté se transforme en communauté d’intérêt. Dans ce cas le destin aura comme destination le chaos. Comme pour dire la chance et la malchance sont les deux revers d’une même médaille, il suffit d’un rien pour basculer de l’autre cote.

 

28.01.2004 La MONUC veut rapatrier 10.000 ex-combattants rwandais
d'ici le 30 avril 
 
La Mission des Nations unies en RDCongo (MONUC) veut rapatrier 10.000 ex-combattants rwandais d'ici le 30 avril dans le cadre de son programme de démobilisation, désarmement, rapatriement, réinsertion
et réintégration (2D-3R), a affirmé mercredi à Kinshasa son porte-parole. "Nous voulons ramener à 10.000 au 30 avril 2004 le nombre
d'ex-combattants rwandais rapatriés de la République démocratique du Congo (RDC) vers le Rwanda", a soutenu M.
Hamadoun Touré, au cours d'une conférence de presse. M. Touré, qui s'est refusé à avancer le nombre d'anciens
combattants rwandais présents sur le territoire congolais, a indiqué que 6.397 d'entre eux et leurs familles avaient
déjà été rapatriés depuis le début du processus en 2001. Il a ajouté que le processus de paix dans le pays
bénéficiera de ces départs d'ex-combattants rwandais en République démocratique du Congo.
Le 21 janvier, le porte-parole de la MONUC avait soutenu que la question du rapatriement vers le Rwanda des
ex-combattants et miliciens rwandais devra être réglée définitivement en 2004 pour permettre au gouvernement de
transition d'organiser en 2005, dans des conditions favorables, des élections générales. Le 2D-3R de la MONUC s'effectue jusque là sur la base du
volontariat. Le 27 novembre à Pretoria, en Afrique du Sud, les présidents congolais et rwandais, Joseph Kabila et Paul
Kagame, s'étaient encore donné un an pour résoudre définitivement cette question. La MONUC dont le chef, William Swing, a rencontré le 19
janvier à Kigali le président Paul Kagame, a affirmé son engagement à aider la RDC et le Rwanda à résoudre
définitivement ce problème. Les soldats des ex-Forces armées rwandaises (FAR) et les miliciens hutu Interahamwe présents en RDCongo sont
considérés par le pouvoir en place à Kigali comme des responsables du génocide perpétré en avril 1994 contre les
Tutsi et Hutu modérés, après l'assassinat du président Juvénal Habyarimana.
 

De Beers s'apprête à faire son retour en RDC après quatre ans
d'absence

Le géant sud-africain du diamant De Beers
s'apprête à faire son retour en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) après quatre années d'absence pour cause de guerre, a indiqué Gary Ralfe, directeur des opérations de De Beers. Dans une interview au Financial Times de mercredi, M. Ralfe a expliqué que le besoin d'accroître la production et de découvrir de nouvelles mines avaient poussé le groupe à envisager une reprise des opérations en RDC, où un accord de paix a été signé en avril, mettant fin à cinq longues années de guerre civile. "Dans notre stratégie mondiale de croissance, nous prévoyons de reprendre la prospection au Congo aussitôt que nous aurons négocié notre retour avec les autorités", a déclaré M. Ralfe au FT. De Beers, qui contrôle 60% du commerce mondial du diamant brut, s'était retiré du pays en 1999 face aux inquiétudes grandissantes sur le trafic international des diamants "du sang" alimentés par des conflits armés. Au cours du mois de juillet, la production et les exportations de diamants de la RDC devraient être déclarées légales par le processus de Kimberley, mis en place par les Nations Unies pour lutter contre le trafic frauduleux de diamants produit dans des provinces sous contrôle rebelle, indique le FT. "Il est certain que nous voulons que nos diamants soient entièrement propres", a déclaré M. Rafle au FT, soulignant la volonté du groupe de fuir les zones rebelles. En outre, le géant du diamant contrôlé par la famille sud-africaine Oppenheimer "aimerait aussi se remettre à prospecter en Angola", a indiqué le directeur des opérations du groupe, dont la branche commercialisation Diamond Trading Company (DTC) est basée à Londres. De Beers avait quitté l'Angola, un autre pays connu pour ses richesses diamantifères, en 2001, lorsque le gouvernement angolais avait
suspendu ses contrats d'exploitation. Les autorités avaient justifié
cette décision en disant vouloir éviter la fuite des diamants angolais sur le marché noir. L'Angola a été déchiré par l'une des guerres civiles les plus longues au monde. Les troupes gouvernementales et les rebelles de l'Union
nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA) se sont
affrontés au lendemain de l'indépendance de cette ancienne colonie portugaise (1975) jusqu'en avril 2002 lorsqu'un accord de
cessez-le-feu a été signé.

Composition du gouvernement de transition en RDCongo

 

Vice-présidents:
- Jean-Pierre BEMBA(MLC)
- Abdoulaye YERODIA NDOMBASI (Gouvernement)
- Arthur Z'AHIDI NGOMA (opposition politique)
- Azarias RUBERWA (RDC)

Ministres
- Ministre de l'Intérieur et décentralisation : Théophile MBEMBA FUNDU
(gouv)
- Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale
: Antoine GHONDA MANGALIBI (MLC)
- Ministre de la Coopération Régionale : MBUSA NYAMWISI (RCD/ML)
- Ministre de la Défense Nationale et de la Démobilisation: Jean
Pierre ONDEKANE (RCD)
- Ministre de la Condition Féminine et de la Famille: Faida
MWANGILA(RCD)
- Ministre de la Justice: Honorius KISIMBA NGOY (Opp. politique)
- Ministre des Droits humains : Marie Madeleine KALALA (Société
civile)
- Ministre de la Presse et de l'Information: Vital KAMERHE (Gouv)
- Ministre du Plan: Alexis THAMBWE-MWAMBA (MLC)
- Ministre du Budget: François MUAMBA TSHISHIMBI (MLC)
- Ministre des Finances: Mutombo KIAMAKOSA (gouv)
- Ministre de l'économie: Célestin MVUNABALI (RCD)
- Ministre de l'Industrie et des PME: Pierre Andre FUTA (gouv)
- Ministre des Mines: Eugene DIOMI DONGALA (Opp. politique)
- Ministre de l'Energie: KALEMA LUSONA (gouv)
- Ministre du Commerce Extérieur: Roger LUMBALA (RCD-N)
- Ministre du Portefeuille: Joseph MUDUMBI (RCD)
- Ministre de la Fonction Publique: Gustave TABEZI (Société civile )
- Ministre de l'Agriculture: Justin KANGUNDU (MLC)
- Ministre du Développement rural (Maï-Maï) : KALIBA MUNANGA
- Ministre des Postes et télécommunications: Gertrude KITEMBO (RCD)
- Ministre de la Recherche Scientifique: Gérard KAMANDA Wa KAMANDA
(Opp. politique)
- Ministre des Travaux Publics et Infrastructures: José ENDUNDO
BONONGE (MLC)
- Ministre des Transports et Communications: Joseph OLENGHANKOY(Opp.
politique)
- Ministre de l'Environnement: Anselme ENERUNGA (Maï-Maï)
- Ministre du Tourisme: Roger NIMY (RCD-N)
- Ministre des Affaires Foncières: Venant TSHIPASA (Opp. politique)
- Ministre de la Santé: YAGI SITOLO (gouv)
- Ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire: Emile NGOY
KASONGO (RCD)
- Ministre de l'Enseignement Primaire et Secondaire: Elysée MUNEMBWE
(MLC)
- Ministre du Travail Prévoyance Sociale: Théo BARUTI (RCD)
- Ministre des Affaires Sociales: INGELE IFOTO (Opp. politique)
- Ministre de la Jeunesse et Sports: Omer EGBAKE (MLC)
- Ministre de la solidarité et des affaires humanitaires: Catherine
NZUZI WA MBOMBO (Opp. politique)
- Ministre des Arts et de la Culture : non désigné (gouv)

Vice- Ministres

- Affaires étrangères: Henri MOVA SAKANYI (Gouv)
- Intérieur: Valentin SENGA (MLC)
- Intégration de l'armée: Philemon MUKENGI (Gouv)
- Coopération internationale: Trésor KAPUKO(RCD)
- Défense: Général MOHAMED BULE (MLC)
- Anciens combattants et démobilisation: Sylvain DELMA MBO (Société
civile)
- Sécurité et ordre Public: Tharcisse HABARUGIRA (RCD)
- Justice: KOLOSO SUMAILI (RDC-ML)
- Presse et Information: José ENGWANDA (RCD-N)
- Plan: Raymond TSHIBANDA (Opp politique)
- Finances: Samuel SIMENE (MLC)
- Budget: Freddy SUKUSUKU (RCD)
- Portefeuille: Denis KASHOBA (MLC)
- Mines: Jean Louis NKULU KITUKA (Gouv)
- Energie: Nicolas BADINGATA (Opp. politique)
- Commerce Extérieur: Yves MOBANDO (Société civile)
- Agriculture: Samuel BAKATUPIDIA TSHIYOYO (Société civile)
- Travaux publics et infrastructures: Baudouin BANZA MUKALAYI (RCD)
- Transports: Elias MULUNGULA (Maï-Maï)

- Santé: Aziz KUMBI (Opp. pol)
- Enseignement Supérieur et Universitaire: Jérome KAMATHE LUKUNDU
(RCD)
- Affaires sociales: Alphonse MAKABA (gouv)
- Travail et prévoyance sociale: Jeanne UMBA DITENGWA (gouv))
- Fonction Publique (gouv) : non désigné
- Enseignement secondaire: (Gouv) non désigné

MLC: Mouvement de libération du Congo

RCD: Rassemblement congolais pour la démocratie
RCD-ML: Rassemblement congolais pour la démocratie-Mouvement de
libération
RCD-N: Rassemblement congolais pour la démocratie-National