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POLITIQUE

08.01.2007 Assemblée Nationale : Cérémonie de passation de pouvoir. Vital KAMERHE appelé à  se dévêtir du costume P.P.R.D

Le décor politique post-électoral  ne fait que s’améliorer et être étoffé avec la mise sur pied et en fonctionnement des Institutions de la 3eme République tel qu’à  décidé le souverain primaire lors des élections de 2006. Apres plusieurs reports consécutifs à diverses raisons avancées, la fameuse cérémonie d’échange des fanions a finalement eu lieu lundi 8/01/07 à  l’hémicycle du palais du peuple entre les bureaux sortant que dirigeait l’honorable Thomas LUHAKA et entrant que conduit l’Honorable Vital KAMERHE. Rehaussé par les honorables députés de tous bords venus assister à cette cérémonie, l’occasion a été  donnée au bureau sortant   de rendre le tablier au bureau entrant après les vérifications et présentations traditionnelles de différents documents de travail ainsi que les dossiers divers à qui reviendra la charge au nouveau bureau de poursuivre leur traitement et internement. Sous une atmosphère détendue, parce que l’opinion se rappellera de la non remise reprise entre le bureau Thomas LUHAKA et le bureau provisoire que gérait MBENZA THUBI qui a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre et de salive jusqu'à être tranché par un arrêt opportun que cette cérémonie de passation de pouvoir s’est déroulée.  Les us et coutumes politiques imposent un certain nombre des préalables à observer par élégance politique pour éviter le cumul dans les fonctions politiques. Si, hier en république du Zaïre, on pouvait cumuler les fonctions politiques comme responsable de son parti politique et gestionnaire du pouvoir, cela ne doit pas être le cas  pour cette 3eme république qui doit présenter en tout cas un nouveau visage avec une reforme profonde des mentalités comme l’a proposé le chef de l’Etat Joseph KABILA. Donc une mutation fondamentale qui donnerait aux mœurs politiques congolaises d’autres principes, d’autres pratiques et d’autres conceptions de l’intérêt national, de la citoyenneté et surtout dans l’accomplissement  des missions politiques. Devenu président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Vital KAMERHE n’à que faire de son costume de Secrétaire Général du P.P.R.D s’il veut servir véritablement la nation congolaise qui porte ses espoirs sur les institutions issues des élections pour une prise en charge optimale de ses aspirations. Les analystes politiques considèrent même que ceci vaudra autant pour le Premier ministre Antoine GIZENGA qui devra également céder à quelqu’un d’autre les fonctions de Secrétaire Général du Palu pour mieux servir la nation congolaise qui compte énormément sur son expérience. Vive la bataille successorale à  la tête de deux partis à savoir le P.P.R.D et le PALU dont les secrétaires généraux sont appelés à  d’autres fonctions.

05.11.2006 Depuis bientôt trois semaines le quartier Synkin dans la commune de Bandalungwa est dans le noir.

Délestage, coupures intempestives ou carrément sites sans électricité sont les régimes imposés sans contre partie ni parade par la géante SNEL, d’autrefois devenue aujourd’hui une colosse au pied d’argile vouée à la disparition, à ses nombreux usagers. Faute de desservir conséquemment ses nombreux abonnés, un débat si passionnant autour de la transformation de son statut est depuis un lustre engagé et alimente les discussions dans tous les milieux intéressés tant parmis les gouvernants que le peuple. Faut-il privatiser la SNEL ou en renforcer autrement les capacités d’opérations pour qu’elle puisse optimaliser ses services ? Le quartier Synkin dans la commune de Bandalungwa, à l’instar d’autres coins et recoins de la capitale et même dans l’ensemble du pays, croupit bientôt trois semaines dans les ténèbres. Cette situation décontenance non seulement les compatriotes de ce coin de la capitale mais, aussi les irrite au point qu’ils en sont venus a administrer une séance de pugilat et de se rabattre sur un câbleur de la SNEL qui tentait d’ouvrir la cabine desservant ce quartier, l’obligeant ainsi à  réparer cette situation au risque d’être décapité. L’infortuné n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention des femmes éprises de pitié, qui ont supplié les jeunes gens du quartier qui déjà aiguisaient les machettes et s’apprêtaient à accomplir cet acte fratricide arguant advienne que pourra. Décidément, ces affrontements entre agents de la SNEL et population quand surtout celle-ci ne trouve pas gain de cause, sont devenus fréquents. La SNEL et donc interpellée et appelée à optimiser ses services.

14.05.2004 Situation "alarmante" dans les prisons de la RDCongo
   
 
KINSHASA, 12 mai - Les conditions carcérales en RDC sont "en dessous de l'acceptable" et exigent d'être améliorées, indique un rapport de la section des droits de
l'Homme de la Mission des Nations unies en RDC (MONUC), rendu public mercredi à Kinshasa.
"Le diagnostic de l'état des droits de l'Homme dans le système pénitentiaire congolais est extrêmement alarmant. La situation des détenus (...) est dans un état dramatique", affirme ce rapport présenté lors d'un point de presse. Ce document d'une quarantaine de pages "fournit un diagnostic très alarmant" en ce qui concerne notamment le non respect, par les autorités de RDC, des normes sur les conditions de détention. Ce rapport, rédigé au terme d'une série de visites effectuées durant l'année 2002 et le premier semestre de
l'année 2003, dans les prisons et cachots de Kinshasa et des provinces du Katanga (sud-est), du Nord-Kivu (est), du Kasaï Occidental (centre), du Bandundu (sud-ouest), du
Bas-Congo (ouest) et de la Province Orientale (est) décrit la vie déplorable des prisonniers.
   "La plupart des prisonniers congolais n'ont pas accès aux soins médicaux, à la nourriture et sont exposés à des maladies", a expliqué Luc Henkinbrant, responsable de la
section droits de l'Homme de la MONUC. Le rapport révèle que la plupart des personnes placées en détention dans les prisons congolaises le sont irrégulièrement."La détention préventive, qui doit être l'exception, est malheureusement la règle en République démocratique du Congo. Les détentions préventives sont excessivement longues", constate ce rapport qui recommande aux dirigeants d'"agir immédiatement" pour améliorer sensiblement ces conditions, souvent à l'origine de décès. Le rapport fait également état, dans certains centres de détention, du recours aux cachots souterrains comme à la
prison dite de haute sécurité de Buluwo (Katanga) où la plupart des prisonniers sont des militaires, détenus pour des raisons politiques. Seize personnes arrêtées sans aucun dossier judiciaire étaient détenues à la date du 22 mai 2003 dans cette prison où ont été incarcérés en 1998 Arthur Zahidi Ngoma et Joseph Olenghankoy, actuellement vice-président et ministre des Transports, selon le rapport. Ces "suspects" étaient incarcérés sur la base d'une simple liste venant de la Détection militaire des activités anti-patrie (DEMIAP) à Kinshasa, soutient le rapport. "Avant l'intervention de la section des droits de
l'Homme, les prisonniers jugés dangereux étaient enfermés continuellement dans des cachots obscurs et interdits d'accès à la cour intérieure", souligne le rapport qui
dénonce "la lenteur dans le traitement des dossiers". En 2002, à la prison centrale de Kinshasa, 70% des personnes incarcérées étaient en détention préventive depuis plus de 12 mois. Les mauvaises conditions carcérales en RDC sont, dans certains cas, "infligées à dessin pour briser moralement" un détenu mais sont aussi dues à l'absence de moyens,
soutient le rapport de la MONUC, qualifiant de "mouroirs" les prisons de la RDCongo.
   "Dans certains endroits, être condamné (...) à douze mois ou cinq ans d'emprisonnement équivaut à une condamnation à mort tant les risques de mourir en prison sont énormes", affirme encore le rapport.

10.05.2004 Transfert au TPIR d'un suspect de génocide arrêté en RDC

ARUSHA (Tanzanie), 10 mai - L'ancien chef milicien rwandais, Yusufu Munyakazi, arrêté la semaine dernière en République démocratique du Congo (RDC), a été transféré
vendredi au centre de détention du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha, en Tanzanie, a rapporté lundi l'agence Hirondelle. Il a été arrêté le 5 mai sur la base d'un mandat d'arrêt délivré par le procureur du TPIR le 10 novembre 2000, précise un communiqué du tribunal cité par l'agence de presse indépendante Hirondelle.Selon la presse congolaise, il vivait au Kasaï occidental (centre de la RDC), où il se faisait passer pour un imam, sous le nom de Mzee Mandevu. Cet ancien grand propriétaire foncier faisait partie des
suspects pour lesquels Washington a promis des récompenses atteignant 5 millions de dollars (4,2 millions d'euros) à quiconque donnerait des informations conduisant à leur
arrestation. Son nom figure aussi sur la liste des grands suspects de génocide établie par la justice rwandaise. Ancien chef de la milice Interahamwe à Cyangugu (sud-ouest
du Rwanda), Yusufu (BIEN Yusufu) Munyakazi, 69 ans, est accusé de crimes de génocide et de crimes contre l'humanité portant sur des massacres de Tutsis (ethnie minoritaire au
Rwanda) en 1994. Selon le procureur du TPIR, l'accusé aurait participé le 29 avril 1994 au massacre de près de 4.000 Tutsis dans la paroisse de Shangi (Cyangugu). Quelque 8.000 Tutsis auraient été tués sur ses ordres le même jour dans la paroisse de Mibilizi, dans la même province. Enfin, en mai 1994, il aurait dirigé des attaques sur les collines de
Bisesero dans la préfecture de Kibuye, où ont été tués plus de 25.000 Tutsis qui y avaient trouvé refuge. Yusufu Munyakazi est la deuxième personne arrêtée cette année à la demande du TPIR après le colonel Ephrem Setako interpellé aux Pays-Bas en février dernier.
Créé par l'Onu, le TPIR a pour mandat de juger les principaux auteurs du génocide au Rwanda, qui a fait en une centaine de jours en 1994 environ 800.000 morts selon les
Nations unies. Le tribunal siège à Arusha, dans le nord de la Tanzanie.

26.02.2004  Lu dans Katanga News: Territoriale de transition : le doute commence à se dissiper Vano Kalembe, Sophie Tambwe, Banza Mukalay…les chevaux de base
 

**** Lunda Bululu ne sera plus gouverneur

**** Dans notre dernière édition, nous avons parlé des quelques personnalités qui pourraient passer gouverneur du Katanga. Parmi celles-ci, Vincent de Paul Lunda Bululu était pointé favori. Nous pouvons, aujourd'hui, affirmer sans peur d'être contredit qu'il ne sera pas gouverneur. Sa composante, le MLC, dirige déjà la 6 ème région militaire qu'est la province du Katanga. On ne peut plus laisser à cette composante le gouvernorat de province et la stature de Vincent de Paul Lunda Bululu ne lui permet d'être vice-gouveneur. A l'heure actuelle, deux composantes s'empoignent pour le poste de gouverneur: la famille politique du Chef de l'Etat et les FONUS pour l'opposition non armée.

**** Vano, il faut le prendre au sérieux

M. Vano KalembePour la famille politique du chef de l'Etat, Aimé Ngoy Mukena, actuel gouverneur du Katanga est en train de faire sa valise au terme d'un mandat dont le bilan fut diversement interprété : positif pour les uns, lamentable et catastrophique pour les autres. Le pasteur gouverneur, malgré quelques tentatives pour se maintenir au pouvoir, ne se fait pas prier. Il est partant. Et en bon chrétien, s'il l'est encore, il a commencé à se réconcilier avec ses anciens alliés qu'il avait relegués aux oubliettes. Parmis ceux-ci, figure Kyungu wa kumwanza qui pourrait le remplacer. Vano Kalembe Kiboko, comme qui dirait Joseph Kabila, sait toujours dénicher ses hommes pour anéantir certaines ambitions démesurées.

**** Manager et homme d'une moralité irréprochable, Vano possède beaucoup d'atouts pour occuper ce poste et diriger la province en bon père de famille. De plus en plus pointé, l'intéressé se réserve de tout commentaire et feint l'indifférence. Si indifférence, il y a. Tout compte fait, Vano à la tête du Katanga pourrait être synonyme d'un décollage de cette éléphantesque province qui se trouve actuellement dans un état comateux, et aussi synonyme d'une transition non conflictuelle.

**** Kabila cherche-t-il à perturber les stratégies ? Tout porte à le croire. En effet, l'opinion se rappeler qu'à l'entrée de l'A.F.D.L, après un bref passage de Gaétan Kakudji, tous les calculs avaient été déjoués avec la nomination d'Augustin Katumba Mwanke à la tête du Katanga, un homme sans 'back round' politique qui a pourtant réussi à se faire distinguer et respecter.

**** Vano Kalembe Kiboko n'est pas un inconnu du grand public de la province cuprifère. Il a longtemps évolué à Likasi et à Lubumbashi. Pour ceux qui le connaissent, c'est un homme simple, facilement abordable que l'on retrouve entre autres dans la religion, le sport, les affaires, les œuvres philanthropiques…Qu'a-t-il donc de particulier ? Contrairement aux grands harangueurs des foules, Vano est un bâtisseur plein d'initiatives. On lui doit entre autres, la réussite de l'entreprise qui l'emploie au Katanga.

**** L'homme à la barbiche blanche qui peut occuper la villa de Kasa-vubu, va sans nul doute créer de crampe à l'estomac de tous ceux qui se battent bec et ongle pour séduire la famille tant politique que biologique du Chef de l'Etat. Tout compte fait, quand bien même Vano ne passait pas gouverneur, les signes révélateurs font croire que l'homme vient de s'engager dans la politique active. Ce n'est un secret pour personne, il a des entrées, dans les allées du pouvoir où ils y comptent des 'parapluies' et non les moindres. Et où son comportement et ses aptitudes forcent l'admiration.

**** Sophie Thambwe, l'incontournable

**** Pour ce qui est de l'opposition politique non armée, le candidat pour le gouvernorat ou pour l'un des vices gouvernorat viendra sans nul doute des FONUS et non de l'UNAFEC de Kyungu. La candidate de ce parti à ce poste est Madame Sophie Thambwe. Pourra-t-elle réussir à la tête du Katanga ? Esprit éveillé, femme de caractère, capable de tenir son public en hellène pendant des heures, Sophie Thambwe connaît le Katanga profond et les Katangais. Pour elle, le Katanga a besoin de l'apport de tous les Congolais et de toutes les compétences pour se développer. Elle passe pour la meilleure candidate femme, surtout que son parti, de l'intraitable Olengakoy est devenu un allié de poids du Président Joseph Kabila, et jouit de l'estime du vice-Président de la composante 'opposition politique', à savoir M. Arthur Zaidi Ngoma.

**** Sophie Thambwe croit dans la capacité des hommes en générale et des femmes en particulier pour jouer un rôle primordial dans la reconstruction de ce pays. Elle croit qu'il faut convaincre et non vaincre. Ce qui signifie, pour elle, quand on a convaincu quelqu'un sur quelque chose, ce dernier vous suivra jusqu'au bout. Madame Sophie Thambwe est Présidente Provinciale des mouvements des femmes pour la province du Katanga au sein de FONUS

**** Combattante infatigable, tous les membres de ce parti ont réussi à faire un front commun pour que celle qu'on appelle 'Maman Sophie devienne le locataire de l'avenue Kasa-vubu pour le compte de l'opposition non armée.

**** Banza Mukalay, la potion magique pour la réussite du RCD au Katanga

**** La crise qui prévaut actuellement au sein du RCD/Katanga avec 4 ailes diamétralement opposées qui se défient en chiens et faïences, fait du RCD/Goma une composante moins efficace au Katanga. La hiérarchie de cette composante ne fournit aucun effort pour rétablir l'ordre au sein de ce mouvement. Des stratégies sont ainsi montées pour sortir le parti de cette impasse. Il nous revient d'une source digne de foi, que seul M. Baudouin Banza Mukakayi Sungu peut réussir à redonner la hauteur au RCD dans la province du Katanga. Est-ce bien réfléchi ? Malgré qu'il ait collaboré avec le Maréchal Mobutu, Banza Mukalayi est, au Katanga, le seul membre du RCD capable de mobiliser les foules. C'est qui expliquerait, pensons-nous, l'intention des dirigeants de ce parti de le placer parmi les dirigeants de cette province. Ce n'est plus pour longtemps et le verdict sera rendu.

**** Tout compte fait, comme le diraient les amateurs de PMU, les chevaux de base pour le Katanga sont : Vano Koboko, Sophie Thambwe et Baudouin Banza Mukalayi Sungu.

 

Patrick WAGBONGA et Roger KAS
 

26.01.2004 Le président Kabila laisse entendre qu'il ne se présentera pas aux élections

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a laissé
entendre dans une interview publiée lundi à Bruxelles qu'il ne se présentera pas aux élections prévues dans son pays en 2005. A la question du journal Le Soir "Vous présenterez-vous aux élections?", le chef de l'Etat congolais répond: "De quoi
parlez-vous? Je suis un officier des forces armées congolaises et les militaires ne peuvent pas se porter candidats". "La décision de changer de statut n'est pas prise et je
n'ai pas de parti politique", ajoute le jeune président, arrivé au pouvoir après l'assassinat de son père, le président Laurent-Désiré Kabila, en janvier 2001. "Moi, je ne suis ici que pour protéger les intérêts du peuple congolais. Ce dernier veut aller aux élections et
j'entends tenir cette promesse-là, un point c'est tout", assure M. Kabila. Le président de la RDC reconnaît toutefois que le processus qui doit mener aux élections est "en retard sur le
calendrier". "Aujourd'hui, il ne reste que 18 mois et plusieurs textes doivent encore être proposés puis votés à l'Assemblée nationale, dont entre autre la loi électorale. La vérité,
c'est que nous sommes en retard. Tous, nous devons travailler", déclare le président Kabila.
Le chef de l'Etat congolais se dit par ailleurs favorable à un recensement de la population avant la tenue des élections. "Nous devons savoir combien nous sommes. C'est faisable", estime M. Kabila. Dans l'interview au Soir, le président de la RDC salue l'arrivée ce week-end à Kisangani (est) d'un contingent de militaires belges chargé de former la première brigade de la nouvelle armée unifiée de la RDC, mais regrette le peu d'empressement des investisseurs belges à retourner au Congo. Enfin, le président de la RDC, qui effectuera une visite officielle en Belgique du 8 au 11 février prochains, annonce son intention d'inviter le roi des Belges, Albert II, à se rendre au Congo.


Le président  Joseph Kabila a quitté Kinshasa dimanche matin à destination des Etats-Unis,

L'avion présidentiel a quitté la capitale congolaise vers 4H00 du matin, selon les mêmes sources. Le président Kabila, dont c'est la première visite officielle dans une capitale occidentale depuis plus d'un an, sera reçu le 4 novembre à la Maison Blanche par son homologue américain George W. Bush, a-t-on appris de sources américaines. Au cours de sa visite, le jeune chef d'Etat congolais doit faire avec le président Bush, le point de la transition dans son pays ainsi que des relations bilatérales, notamment en matière d'aide au développement, de prévention contre le sida et de lutte contre le terrorisme. C'est le deuxième voyage d'Etat de Joseph Kabila aux Etats-unis depuis son accession à la magistrature suprême en janvier 2001 à la suite de l'assassinat de son père, le président Laurent-Désiré Kabila.

Un milicien tué près de Bunia par une patrouille de la force
multinationale

Une patrouille de la force multinationale déployée à Bunia, dans le nord-est de la République
démocratique du Congo (RDC), a tué un milicien mercredi à l'extérieur de la ville après avoir riposté à des coups de feu, a-t-on appris jeudi d'un porte-parole de la force. "Une patrouille est partie hier (mercredi) en direction de Salibock  (10 kms au nord-ouest de Bunia). Elle a été accrochée, à priori avec des tirs de milices supposées lendues. (Les Lendus sont une ethnie majoritaire de la région). Il y a eu une riposte, et on a trouvé un Lendu mort", a déclaré à l'AFP le colonel Gérard Dubois. Il a précisé que lorsque la patrouille a continué son chemin elle n'a pas croisé d'autres miliciens. Le mandat de la force multinationale se limite à la ville de Bunia et à son aéroport, mais la force fait également des patrouilles à l'extérieur afin de mieux sécuriser la ville. Depuis que la force, dirigée par l'Union européenne, et mandatée par l'Onu, a commencé son déploiement il y a deux mois, sept miliciens ont
été tués lors de quatre incidents séparés quand des patrouilles de la force ont riposté après avoir été pris à partie. Le colonel Dubois a par ailleurs affirmé qu'une deuxième patrouille de
la force est sortie mercredi en direction de Mangwa (à moins de 10 kms au nord de Bunia) suite à l'arrivée de quelque 200 déplacés au point de contrôle de la force en la périphérie nord de la ville. Ces déplacés auraient fait état d'une action menée par l'Union des
patriotes congolais (UPC, la petite rébellion qui domine à Bunia, majoritairement hema et donc opposée aux Lendus) contre un village. "Il y eu semble-t-il une action de l'UPC, ils auraient attaqué un village et les habitants ont fui", a affirmé le porte-parole,
précisant que quand la patrouille est arrivée sur place à Mangwa elle n'a trouvé "aucune trace de dégâts dans le village".
 

Bangui accuse Bemba de "piraterie" après l'arraisonnement d'un bateau

Les autorités centrafricaines ont accusé l'ex-chef rebelle congolais Jean-Pierre Bemba de "piraterie" à la suite de l'arraisonnement par ses hommes, le 6 juin, d'un bateau-citerne centrafricain, a-t-on appris mercredi de source officielle. "Pour le chef de l'Etat, Jean-Pierre Bemba doit restituer immédiatement et sans condition les biens de la République
centrafricaine qu'il a confisqués. Il s'agit d'un acte de piraterie sur la voie des eaux internationales", a déclaré à la radio nationale Me Zarambaud Assingambi, ministre chargé du Secrétariat général du Conseil des ministres. M. Bemba "voudrait qu'une délégation centrafricaine se rende (dans son fief) à Gbadolite (nord de la République démocratique du Congo) mais le gouvernement centrafricain n'entend pas discuter avec lui. Il préfère plutôt discuter avec le gouvernement légal de Kinshasa", a affirmé Me Zarambaud. En partance pour Brazzaville au Congo, le Ouaka, appartenant à la Société centrafricaine de transports fluviaux (Socatraf), avait été arraisonné le 6 juin par des miliciens du Mouvement de libération du Congo (MLC) de M. Bemba à Dongou, sur la rive congolaise du fleuve
l'Oubangui, à quelques 200 km en aval de Bangui. Cette affaire a été évoquée à Kinshasa par les présidents centrafricain François Bozizé et congolais Joseph Kabila, au lendemain
de son arraisonnement. Elle a ensuite fait l'objet d'une rencontre entre le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Karim Meckassoua, et le secrétaire général du MLC, Olivier Kamitatu, qui a réitéré la demande de rencontre à Gbadolite, a indiqué Me Zarambaud. Joint au téléphone à Brazzaville par l'AFP depuis Bangui, un des marins ayant requis l'anonymat a confirmé que "les membres de l'équipage sont arrivés à Brazzaville sains et saufs", mais qu'ils ont été "maltraités à Dongou. Nous avons tout perdu, argent, bagages, et autres biens. C'est Dieu qui nous a sauvé la vie", a-t-il dit. Cet homme d'équipage a indiqué que ses collègues et lui-même allaient "remonter le fleuve dès lundi prochain" à bord d'un autre navire de la Socatraf, le M'bomou. "Mais nous ne savons pas quel sera notre sort au niveau de Dongou", s'est-il inquiété. Le MLC avait confirmé l'arraisonnement du Ouaka "à la suite de l'utilisation abusive du passage de ce navire sur le territoire congolais".
Selon le MLC, le bateau avait été arraisonné "en réponse au refus par les nouvelles autorités centrafricaines d'accepter le passage sur leur territoire de biens de marchandises et de personnes en direction du territoire sous contrôle du MLC". Le MLC entretenait d'excellentes relations avec l'ancien régime centrafricain, auquel il avait apporté une aide militaire
substantielle, en particulier pour lutter contre la rébellion du général Bozizé qui a finalement pris le pouvoir le 15 mars à Bangui.



Jean-Pierre Bemba :"Il faut donner un signal fort aux opérateurs économiques"

 Un des vice-présidents du gouvernement de
transition en RDCongo, Jean-Pierre Bemba a estimé mercredi à Kinshasa que le gouvernement congolais devait donner un signal fort aux
opérateurs économiques pour relancer l'activité du pays.
"Il faut donner un signal fort aux opérateurs économiques afin de les inciter à relancer l'activité et redonner des emplois aux Congolais", a déclaré Jean-Pierre Bemba au cours d'une conférence de presse. Vice-président en charge de la Commission "Economie et Finances", M. Bemba a affirmé qu'il allait s'attacher à "l'assainissement et à la transparence de la gestion, à un contrôle renforcé du budget et à la lutte contre la corruption". Evoquant les richesses naturelles dont dispose la République démocratique du Congo (RDC) et son potentiel agricole, M. Bemba a estimé qu'il "n'est pas normal qu'elle figure parmi les derniers pays au monde sur le plan économique".
Interrogé sur des inculpations et condamnations dont lui et ses hommes
- les militaires du Mouvement de Libération du Congo (MLC) - font l'objet Jean-Pierre Bemba a assuré: "Chez nous, il n'y a pas d'impunité". A propos de la plainte pour "crimes contre l'humanité" jugée recevable par la Cour internationale de justice (CIJ) pour les exactions commises à Bangui par les hommes de Jean-Pierre Bemba, ce dernier a déclaré que "accusé ne veut pas dire coupable". "Il y a crime contre l'humanité s'il n'y a pas de réaction du responsable de ceux qui les ont commis. Or j'ai ouvert une enquête et organisé à Gbadolite (Equateur) un procès transparent", a rappelé M. Bemba. "En 4 ans, 108 militaires du MLC ont été jugés", a-t-il affirmé. Jean-Pierre Bemba a réfuté l'existence des actes de cannibalisme, dont des militaires du MLC ont été accusés, lors d'offensives sur des localités de l'Ituri (nord-est), et dont les victimes ont été, pour partie, des Pygmés selon plusieurs ONG humanitaires.
"J'attends des preuves! La MONUC (Mission des Nations unies en RDC) ne
m'a pas fourni une seule preuve, seulement des allégations", a déclaré M. Bemba, ajoutant que "le cannibalisme n'existe que dans la mémoire de ceux qui l'ont inventé". Mercredi à La Haye, le Procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo a annoncé que la situation en Ituri serait le premier dossier dont il allait se saisir. Le Procureur a brossé un tableau dramatique de la situation dans la province congolaise, mentionnant une longue série d'atrocités: viols
collectifs, pillages, cannibalisme rituel, torture, mutilation des
parties génitales.


 


 

 


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