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08.01.2007 Assemblée Nationale :
Cérémonie de passation de
pouvoir. Vital KAMERHE appelé à se dévêtir du costume
P.P.R.D
Le décor politique post-électoral ne fait que s’améliorer
et être étoffé avec la mise sur pied et en fonctionnement
des Institutions de la 3eme République tel qu’à décidé le
souverain primaire lors des élections de 2006. Apres
plusieurs reports consécutifs à diverses raisons avancées,
la fameuse cérémonie d’échange des fanions a finalement eu
lieu lundi 8/01/07 à l’hémicycle du palais du peuple entre
les bureaux sortant que dirigeait l’honorable Thomas LUHAKA
et entrant que conduit l’Honorable Vital KAMERHE. Rehaussé
par les honorables députés de tous bords venus assister à
cette cérémonie, l’occasion a été donnée au bureau sortant
de rendre le tablier au bureau entrant après les
vérifications et présentations traditionnelles de différents
documents de travail ainsi que les dossiers divers à qui
reviendra la charge au nouveau bureau de poursuivre leur
traitement et internement. Sous une atmosphère détendue,
parce que l’opinion se rappellera de la non remise reprise
entre le bureau Thomas LUHAKA et le bureau provisoire que
gérait MBENZA THUBI qui a d’ailleurs fait couler beaucoup
d’encre et de salive jusqu'à être tranché par un arrêt
opportun que cette cérémonie de passation de pouvoir s’est
déroulée. Les us et coutumes politiques imposent un certain
nombre des préalables à observer par élégance politique pour
éviter le cumul dans les fonctions politiques. Si, hier en
république du Zaïre, on pouvait cumuler les fonctions
politiques comme responsable de son parti politique et
gestionnaire du pouvoir, cela ne doit pas être le cas pour
cette 3eme république qui doit présenter en tout cas un
nouveau visage avec une reforme profonde des mentalités
comme l’a proposé le chef de l’Etat Joseph KABILA. Donc une
mutation fondamentale qui donnerait aux mœurs politiques
congolaises d’autres principes, d’autres pratiques et
d’autres conceptions de l’intérêt national, de la
citoyenneté et surtout dans l’accomplissement des missions
politiques. Devenu président de l’Assemblée Nationale,
l’honorable Vital KAMERHE n’à que faire de son costume de
Secrétaire Général du P.P.R.D s’il veut servir véritablement
la nation congolaise qui porte ses espoirs sur les
institutions issues des élections pour une prise en charge
optimale de ses aspirations. Les analystes politiques
considèrent même que ceci vaudra autant pour le Premier
ministre Antoine GIZENGA qui devra également céder à
quelqu’un d’autre les fonctions de Secrétaire Général du
Palu pour mieux servir la nation congolaise qui compte
énormément sur son expérience. Vive la bataille successorale
à la tête de deux partis à savoir le P.P.R.D et le PALU
dont les secrétaires généraux sont appelés à d’autres
fonctions.
05.11.2006
Depuis bientôt trois semaines le quartier Synkin dans la
commune de Bandalungwa est dans le noir.
Délestage, coupures intempestives ou carrément sites sans
électricité sont les régimes imposés sans contre partie ni
parade par la géante SNEL, d’autrefois devenue aujourd’hui
une colosse au pied d’argile vouée à la disparition, à ses
nombreux usagers. Faute de desservir conséquemment ses
nombreux abonnés, un débat si passionnant autour de la
transformation de son statut est depuis un lustre engagé et
alimente les discussions dans tous les milieux intéressés
tant parmis les gouvernants que le peuple. Faut-il
privatiser la SNEL ou en renforcer autrement les capacités
d’opérations pour qu’elle puisse optimaliser ses services ?
Le quartier Synkin dans la commune de Bandalungwa, à
l’instar d’autres coins et recoins de la capitale et même
dans l’ensemble du pays, croupit bientôt trois semaines dans
les ténèbres. Cette situation décontenance non seulement les
compatriotes de ce coin de la capitale mais, aussi les
irrite au point qu’ils en sont venus a administrer une
séance de pugilat et de se rabattre sur un câbleur de la
SNEL qui tentait d’ouvrir la cabine desservant ce quartier,
l’obligeant ainsi à réparer cette situation au risque
d’être décapité. L’infortuné n’a eu la vie sauve que grâce à
l’intervention des femmes éprises de pitié, qui ont supplié
les jeunes gens du quartier qui déjà aiguisaient les
machettes et s’apprêtaient à accomplir cet acte fratricide
arguant advienne que pourra. Décidément, ces affrontements
entre agents de la SNEL et population quand surtout celle-ci
ne trouve pas gain de cause, sont devenus fréquents. La SNEL
et donc interpellée et appelée à optimiser ses services.
14.05.2004 Situation "alarmante"
dans les prisons de la RDCongo
KINSHASA, 12 mai - Les conditions carcérales en RDC sont
"en dessous de l'acceptable" et exigent d'être améliorées,
indique un rapport de la section des droits de
l'Homme de la Mission des Nations unies en RDC (MONUC),
rendu public mercredi à Kinshasa.
"Le diagnostic de l'état des droits de l'Homme dans le
système pénitentiaire congolais est extrêmement alarmant. La
situation des détenus (...) est dans un état dramatique",
affirme ce rapport présenté lors d'un point de presse. Ce
document d'une quarantaine de pages "fournit un diagnostic
très alarmant" en ce qui concerne notamment le non respect,
par les autorités de RDC, des normes sur les conditions de
détention. Ce rapport, rédigé au terme d'une série de
visites effectuées durant l'année 2002 et le premier
semestre de
l'année 2003, dans les prisons et cachots de Kinshasa et des
provinces du Katanga (sud-est), du Nord-Kivu (est), du Kasaï
Occidental (centre), du Bandundu (sud-ouest), du
Bas-Congo (ouest) et de la Province Orientale (est) décrit
la vie déplorable des prisonniers.
"La plupart des prisonniers congolais n'ont pas accès aux
soins médicaux, à la nourriture et sont exposés à des
maladies", a expliqué Luc Henkinbrant, responsable de la
section droits de l'Homme de la MONUC. Le rapport révèle que
la plupart des personnes placées en détention dans les
prisons congolaises le sont irrégulièrement."La détention
préventive, qui doit être l'exception, est malheureusement
la règle en République démocratique du Congo. Les détentions
préventives sont excessivement longues", constate ce rapport
qui recommande aux dirigeants d'"agir immédiatement" pour
améliorer sensiblement ces conditions, souvent à l'origine
de décès. Le rapport fait également état, dans certains
centres de détention, du recours aux cachots souterrains
comme à la
prison dite de haute sécurité de Buluwo (Katanga) où la
plupart des prisonniers sont des militaires, détenus pour
des raisons politiques. Seize personnes arrêtées sans aucun
dossier judiciaire étaient détenues à la date du 22 mai 2003
dans cette prison où ont été incarcérés en 1998 Arthur
Zahidi Ngoma et Joseph Olenghankoy, actuellement
vice-président et ministre des Transports, selon le rapport.
Ces "suspects" étaient incarcérés sur la base d'une simple
liste venant de la Détection militaire des activités
anti-patrie (DEMIAP) à Kinshasa, soutient le rapport. "Avant
l'intervention de la section des droits de
l'Homme, les prisonniers jugés dangereux étaient enfermés
continuellement dans des cachots obscurs et interdits
d'accès à la cour intérieure", souligne le rapport qui
dénonce "la lenteur dans le traitement des dossiers". En
2002, à la prison centrale de Kinshasa, 70% des personnes
incarcérées étaient en détention préventive depuis plus de
12 mois. Les mauvaises conditions carcérales en RDC sont,
dans certains cas, "infligées à dessin pour briser
moralement" un détenu mais sont aussi dues à l'absence de
moyens,
soutient le rapport de la MONUC, qualifiant de "mouroirs"
les prisons de la RDCongo.
"Dans certains endroits, être condamné (...) à douze mois
ou cinq ans d'emprisonnement équivaut à une condamnation à
mort tant les risques de mourir en prison sont énormes",
affirme encore le rapport.
10.05.2004 Transfert au TPIR d'un suspect de génocide arrêté
en RDC
ARUSHA (Tanzanie), 10 mai
- L'ancien chef milicien rwandais, Yusufu Munyakazi, arrêté
la semaine dernière en République démocratique du Congo (RDC),
a été transféré
vendredi au centre de
détention du Tribunal pénal international pour le Rwanda
(TPIR) à Arusha, en Tanzanie, a rapporté lundi l'agence
Hirondelle. Il a été arrêté le 5 mai sur la base d'un mandat
d'arrêt délivré par le procureur du TPIR le 10 novembre
2000, précise un communiqué du tribunal cité par l'agence de
presse indépendante Hirondelle.Selon la presse congolaise,
il vivait au Kasaï occidental (centre de la RDC), où il se
faisait passer pour un imam, sous le nom de Mzee Mandevu.
Cet ancien grand propriétaire foncier faisait partie des
suspects pour lesquels
Washington a promis des récompenses atteignant 5 millions de
dollars (4,2 millions d'euros) à quiconque donnerait des
informations conduisant à leur
arrestation. Son nom
figure aussi sur la liste des grands suspects de génocide
établie par la justice rwandaise. Ancien chef de la milice
Interahamwe à Cyangugu (sud-ouest
du Rwanda), Yusufu (BIEN
Yusufu) Munyakazi, 69 ans, est accusé de crimes de génocide
et de crimes contre l'humanité portant sur des massacres de
Tutsis (ethnie minoritaire au
Rwanda) en 1994. Selon le
procureur du TPIR, l'accusé aurait participé le 29 avril
1994 au massacre de près de 4.000 Tutsis dans la paroisse de
Shangi (Cyangugu). Quelque 8.000 Tutsis auraient été tués
sur ses ordres le même jour dans la paroisse de Mibilizi,
dans la même province. Enfin, en mai 1994, il aurait dirigé
des attaques sur les collines de
Bisesero dans la
préfecture de Kibuye, où ont été tués plus de 25.000 Tutsis
qui y avaient trouvé refuge. Yusufu Munyakazi est la
deuxième personne arrêtée cette année à la demande du TPIR
après le colonel Ephrem Setako interpellé aux Pays-Bas en
février dernier.
Créé par l'Onu, le TPIR a
pour mandat de juger les principaux auteurs du génocide au
Rwanda, qui a fait en une centaine de jours en 1994 environ
800.000 morts selon les
Nations unies. Le tribunal
siège à Arusha, dans le nord de la Tanzanie.
26.02.2004 Lu dans Katanga News:
Territoriale de transition : le doute commence à se dissiper
Vano Kalembe, Sophie Tambwe, Banza Mukalay…les chevaux de
base
**** Lunda Bululu ne sera plus gouverneur
****
Dans notre dernière édition, nous avons parlé des quelques
personnalités qui pourraient passer gouverneur du Katanga.
Parmi celles-ci, Vincent de Paul Lunda Bululu était pointé
favori. Nous pouvons, aujourd'hui, affirmer sans peur d'être
contredit qu'il ne sera pas gouverneur. Sa composante, le
MLC, dirige déjà la 6 ème région militaire qu'est la
province du Katanga. On ne peut plus laisser à cette
composante le gouvernorat de province et la stature de
Vincent de Paul Lunda Bululu ne lui permet d'être
vice-gouveneur. A l'heure actuelle, deux composantes
s'empoignent pour le poste de gouverneur: la famille
politique du Chef de l'Etat et les FONUS pour l'opposition
non armée.
**** Vano, il faut le prendre au sérieux
Pour
la famille politique du chef de l'Etat, Aimé Ngoy Mukena,
actuel gouverneur du Katanga est en train de faire sa valise
au terme d'un mandat dont le bilan fut diversement
interprété : positif pour les uns, lamentable et
catastrophique pour les autres. Le pasteur gouverneur,
malgré quelques tentatives pour se maintenir au pouvoir, ne
se fait pas prier. Il est partant. Et en bon chrétien, s'il
l'est encore, il a commencé à se réconcilier avec ses
anciens alliés qu'il avait relegués aux oubliettes. Parmis
ceux-ci, figure Kyungu wa kumwanza qui pourrait le
remplacer. Vano Kalembe Kiboko, comme qui dirait Joseph
Kabila, sait toujours dénicher ses hommes pour anéantir
certaines ambitions démesurées.
****
Manager et homme d'une moralité irréprochable, Vano possède
beaucoup d'atouts pour occuper ce poste et diriger la
province en bon père de famille. De plus en plus pointé,
l'intéressé se réserve de tout commentaire et feint
l'indifférence. Si indifférence, il y a. Tout compte fait,
Vano à la tête du Katanga pourrait être synonyme d'un
décollage de cette éléphantesque province qui se trouve
actuellement dans un état comateux, et aussi synonyme d'une
transition non conflictuelle.
****
Kabila cherche-t-il à perturber les stratégies ? Tout porte
à le croire. En effet, l'opinion se rappeler qu'à l'entrée
de l'A.F.D.L, après un bref passage de Gaétan Kakudji, tous
les calculs avaient été déjoués avec la nomination
d'Augustin Katumba Mwanke à la tête du Katanga, un homme
sans 'back round' politique qui a pourtant réussi à se faire
distinguer et respecter.
****
Vano Kalembe Kiboko n'est pas un inconnu du grand public de
la province cuprifère. Il a longtemps évolué à Likasi et à
Lubumbashi. Pour ceux qui le connaissent, c'est un homme
simple, facilement abordable que l'on retrouve entre autres
dans la religion, le sport, les affaires, les œuvres
philanthropiques…Qu'a-t-il donc de particulier ?
Contrairement aux grands harangueurs des foules, Vano est un
bâtisseur plein d'initiatives. On lui doit entre autres, la
réussite de l'entreprise qui l'emploie au Katanga.
****
L'homme à la barbiche blanche qui peut occuper la villa de
Kasa-vubu, va sans nul doute créer de crampe à l'estomac de
tous ceux qui se battent bec et ongle pour séduire la
famille tant politique que biologique du Chef de l'Etat.
Tout compte fait, quand bien même Vano ne passait pas
gouverneur, les signes révélateurs font croire que l'homme
vient de s'engager dans la politique active. Ce n'est un
secret pour personne, il a des entrées, dans les allées du
pouvoir où ils y comptent des 'parapluies' et non les
moindres. Et où son comportement et ses aptitudes forcent
l'admiration.
**** Sophie Thambwe, l'incontournable
****
Pour ce qui est de l'opposition politique non armée, le
candidat pour le gouvernorat ou pour l'un des vices
gouvernorat viendra sans nul doute des FONUS et non de l'UNAFEC
de Kyungu. La candidate de ce parti à ce poste est Madame
Sophie Thambwe. Pourra-t-elle réussir à la tête du Katanga ?
Esprit éveillé, femme de caractère, capable de tenir son
public en hellène pendant des heures, Sophie Thambwe connaît
le Katanga profond et les Katangais. Pour elle, le Katanga a
besoin de l'apport de tous les Congolais et de toutes les
compétences pour se développer. Elle passe pour la meilleure
candidate femme, surtout que son parti, de l'intraitable
Olengakoy est devenu un allié de poids du Président Joseph
Kabila, et jouit de l'estime du vice-Président de la
composante 'opposition politique', à savoir M. Arthur Zaidi
Ngoma.
****
Sophie Thambwe croit dans la capacité des hommes en générale
et des femmes en particulier pour jouer un rôle primordial
dans la reconstruction de ce pays. Elle croit qu'il faut
convaincre et non vaincre. Ce qui signifie, pour elle, quand
on a convaincu quelqu'un sur quelque chose, ce dernier vous
suivra jusqu'au bout. Madame Sophie Thambwe est Présidente
Provinciale des mouvements des femmes pour la province du
Katanga au sein de FONUS
****
Combattante infatigable, tous les membres de ce parti ont
réussi à faire un front commun pour que celle qu'on appelle
'Maman Sophie devienne le locataire de l'avenue Kasa-vubu
pour le compte de l'opposition non armée.
**** Banza Mukalay, la potion magique pour
la réussite du RCD au Katanga
****
La crise qui prévaut actuellement au sein du RCD/Katanga
avec 4 ailes diamétralement opposées qui se défient en
chiens et faïences, fait du RCD/Goma une composante moins
efficace au Katanga. La hiérarchie de cette composante ne
fournit aucun effort pour rétablir l'ordre au sein de ce
mouvement. Des stratégies sont ainsi montées pour sortir le
parti de cette impasse. Il nous revient d'une source digne
de foi, que seul M. Baudouin Banza Mukakayi Sungu peut
réussir à redonner la hauteur au RCD dans la province du
Katanga. Est-ce bien réfléchi ? Malgré qu'il ait collaboré
avec le Maréchal Mobutu, Banza Mukalayi est, au Katanga, le
seul membre du RCD capable de mobiliser les foules. C'est
qui expliquerait, pensons-nous, l'intention des dirigeants
de ce parti de le placer parmi les dirigeants de cette
province. Ce n'est plus pour longtemps et le verdict sera
rendu.
****
Tout compte fait, comme le diraient les amateurs de PMU, les
chevaux de base pour le Katanga sont : Vano Koboko, Sophie
Thambwe et Baudouin Banza Mukalayi Sungu.
Patrick WAGBONGA et Roger KAS
26.01.2004 Le président
Kabila laisse entendre qu'il ne se présentera pas aux
élections
Le président de la République démocratique du Congo (RDC),
Joseph Kabila, a laissé
entendre dans une interview publiée lundi à Bruxelles qu'il
ne se présentera pas aux élections prévues dans son pays en
2005. A la question du journal Le Soir "Vous
présenterez-vous aux élections?", le chef de l'Etat
congolais répond: "De quoi
parlez-vous? Je suis un officier des forces armées
congolaises et les militaires ne peuvent pas se porter
candidats". "La décision de changer de statut n'est pas
prise et je
n'ai pas de parti politique", ajoute le jeune président,
arrivé au pouvoir après l'assassinat de son père, le
président Laurent-Désiré Kabila, en janvier 2001. "Moi, je
ne suis ici que pour protéger les intérêts du peuple
congolais. Ce dernier veut aller aux élections et
j'entends tenir cette promesse-là, un point c'est tout",
assure M. Kabila. Le président de la RDC reconnaît toutefois
que le processus qui doit mener aux élections est "en retard
sur le
calendrier". "Aujourd'hui, il ne reste que 18 mois et
plusieurs textes doivent encore être proposés puis votés à
l'Assemblée nationale, dont entre autre la loi électorale.
La vérité,
c'est que nous sommes en retard. Tous, nous devons
travailler", déclare le président Kabila.
Le chef de l'Etat congolais se dit par ailleurs favorable à
un recensement de la population avant la tenue des
élections. "Nous devons savoir combien nous sommes. C'est
faisable", estime M. Kabila. Dans l'interview au Soir, le
président de la RDC salue l'arrivée ce week-end à Kisangani
(est) d'un contingent de militaires belges chargé de former
la première brigade de la nouvelle armée unifiée de la RDC,
mais regrette le peu d'empressement des investisseurs belges
à retourner au Congo. Enfin, le président de la RDC, qui
effectuera une visite officielle en Belgique du 8 au 11
février prochains, annonce son intention d'inviter le roi
des Belges, Albert II, à se rendre au Congo.
Le président Joseph Kabila a quitté
Kinshasa dimanche matin à destination des Etats-Unis,
L'avion présidentiel a quitté la capitale congolaise vers
4H00 du matin, selon les mêmes sources. Le président Kabila,
dont c'est la première visite officielle dans une capitale
occidentale depuis plus d'un an, sera reçu le 4 novembre à
la Maison Blanche par son homologue américain George W.
Bush, a-t-on appris de sources américaines. Au cours de sa
visite, le jeune chef d'Etat congolais doit faire avec le
président Bush, le point de la transition dans son pays
ainsi que des relations bilatérales, notamment en matière
d'aide au développement, de prévention contre le sida et de
lutte contre le terrorisme. C'est le deuxième voyage d'Etat
de Joseph Kabila aux Etats-unis depuis son accession à la
magistrature suprême en janvier 2001 à la suite de
l'assassinat de son père, le président Laurent-Désiré Kabila.
Un milicien tué près de Bunia par une
patrouille de la force
multinationale
Une patrouille de la force
multinationale déployée à Bunia, dans le nord-est de la
République
démocratique du Congo (RDC), a tué un milicien mercredi à
l'extérieur
de la ville après avoir riposté à des coups de feu, a-t-on
appris
jeudi d'un porte-parole de la force.
"Une patrouille est partie hier (mercredi) en direction de
Salibock
(10 kms au nord-ouest de Bunia). Elle a été accrochée, à
priori avec
des tirs de milices supposées lendues. (Les Lendus sont une
ethnie
majoritaire de la région). Il y a eu une riposte, et on a
trouvé un
Lendu mort", a déclaré à l'AFP le colonel Gérard Dubois.
Il a précisé que lorsque la patrouille a continué son chemin
elle n'a
pas croisé d'autres miliciens.
Le mandat de la force multinationale se limite à la ville de
Bunia et
à son aéroport, mais la force fait également des patrouilles
à
l'extérieur afin de mieux sécuriser la ville.
Depuis que la force, dirigée par l'Union européenne, et
mandatée par
l'Onu, a commencé son déploiement il y a deux mois, sept
miliciens ont
été tués lors de quatre incidents séparés quand des
patrouilles de la
force ont riposté après avoir été pris à partie.
Le colonel Dubois a par ailleurs affirmé qu'une deuxième
patrouille de
la force est sortie mercredi en direction de Mangwa (à moins
de 10 kms
au nord de Bunia) suite à l'arrivée de quelque 200 déplacés
au point
de contrôle de la force en la périphérie nord de la ville.
Ces déplacés auraient fait état d'une action menée par
l'Union des
patriotes congolais (UPC, la petite rébellion qui domine à
Bunia,
majoritairement hema et donc opposée aux Lendus) contre un
village.
"Il y eu semble-t-il une action de l'UPC, ils auraient
attaqué un
village et les habitants ont fui", a affirmé le
porte-parole,
précisant que quand la patrouille est arrivée sur place à
Mangwa elle
n'a trouvé "aucune trace de dégâts dans le village".
Bangui accuse Bemba de "piraterie" après l'arraisonnement
d'un bateau
Les autorités centrafricaines ont accusé
l'ex-chef rebelle congolais Jean-Pierre Bemba de "piraterie"
à la
suite de l'arraisonnement par ses hommes, le 6 juin, d'un
bateau-citerne centrafricain, a-t-on appris mercredi de
source
officielle.
"Pour le chef de l'Etat, Jean-Pierre Bemba doit restituer
immédiatement et sans condition les biens de la République
centrafricaine qu'il a confisqués. Il s'agit d'un acte de
piraterie
sur la voie des eaux internationales", a déclaré à la radio
nationale
Me Zarambaud Assingambi, ministre chargé du Secrétariat
général du
Conseil des ministres.
M. Bemba "voudrait qu'une délégation centrafricaine se rende
(dans son
fief) à Gbadolite (nord de la République démocratique du
Congo) mais
le gouvernement centrafricain n'entend pas discuter avec
lui. Il
préfère plutôt discuter avec le gouvernement légal de
Kinshasa", a
affirmé Me Zarambaud.
En partance pour Brazzaville au Congo, le Ouaka, appartenant
à la
Société centrafricaine de transports fluviaux (Socatraf),
avait été
arraisonné le 6 juin par des miliciens du Mouvement de
libération du
Congo (MLC) de M. Bemba à Dongou, sur la rive congolaise du
fleuve
l'Oubangui, à quelques 200 km en aval de Bangui.
Cette affaire a été évoquée à Kinshasa par les présidents
centrafricain François Bozizé et congolais Joseph Kabila, au
lendemain
de son arraisonnement. Elle a ensuite fait l'objet d'une
rencontre
entre le ministre centrafricain des Affaires étrangères,
Karim
Meckassoua, et le secrétaire général du MLC, Olivier
Kamitatu, qui a
réitéré la demande de rencontre à Gbadolite, a indiqué Me
Zarambaud.
Joint au téléphone à Brazzaville par l'AFP depuis Bangui, un
des
marins ayant requis l'anonymat a confirmé que "les membres
de
l'équipage sont arrivés à Brazzaville sains et saufs", mais
qu'ils ont
été "maltraités à Dongou. Nous avons tout perdu, argent,
bagages, et
autres biens. C'est Dieu qui nous a sauvé la vie", a-t-il
dit.
Cet homme d'équipage a indiqué que ses collègues et lui-même
allaient
"remonter le fleuve dès lundi prochain" à bord d'un autre
navire de la
Socatraf, le M'bomou. "Mais nous ne savons pas quel sera
notre sort au
niveau de Dongou", s'est-il inquiété.
Le MLC avait confirmé l'arraisonnement du Ouaka "à la suite
de
l'utilisation abusive du passage de ce navire sur le
territoire
congolais".
Selon le MLC, le bateau avait été arraisonné "en réponse au
refus par
les nouvelles autorités centrafricaines d'accepter le
passage sur leur
territoire de biens de marchandises et de personnes en
direction du
territoire sous contrôle du MLC".
Le MLC entretenait d'excellentes relations avec l'ancien
régime
centrafricain, auquel il avait apporté une aide militaire
substantielle, en particulier pour lutter contre la
rébellion du
général Bozizé qui a finalement pris le pouvoir le 15 mars à
Bangui.
Jean-Pierre Bemba :"Il faut donner un signal
fort aux opérateurs économiques"
Un des vice-présidents du gouvernement de
transition en RDCongo, Jean-Pierre Bemba a estimé mercredi à
Kinshasa
que le gouvernement congolais devait donner un signal fort
aux
opérateurs économiques pour relancer l'activité du pays.
"Il faut donner un signal fort aux opérateurs économiques
afin de les
inciter à relancer l'activité et redonner des emplois aux
Congolais",
a déclaré Jean-Pierre Bemba au cours d'une conférence de
presse.
Vice-président en charge de la Commission "Economie et
Finances", M.
Bemba a affirmé qu'il allait s'attacher à "l'assainissement
et à la
transparence de la gestion, à un contrôle renforcé du budget
et à la
lutte contre la corruption".
Evoquant les richesses naturelles dont dispose la République
démocratique du Congo (RDC) et son potentiel agricole, M.
Bemba a
estimé qu'il "n'est pas normal qu'elle figure parmi les
derniers pays
au monde sur le plan économique".
Interrogé sur des inculpations et condamnations dont lui et
ses hommes
- les militaires du Mouvement de Libération du Congo (MLC) -
font
l'objet Jean-Pierre Bemba a assuré: "Chez nous, il n'y a pas
d'impunité".
A propos de la plainte pour "crimes contre l'humanité" jugée
recevable
par la Cour internationale de justice (CIJ) pour les
exactions
commises à Bangui par les hommes de Jean-Pierre Bemba, ce
dernier a
déclaré que "accusé ne veut pas dire coupable".
"Il y a crime contre l'humanité s'il n'y a pas de réaction
du
responsable de ceux qui les ont commis. Or j'ai ouvert une
enquête et
organisé à Gbadolite (Equateur) un procès transparent", a
rappelé M.
Bemba.
"En 4 ans, 108 militaires du MLC ont été jugés", a-t-il
affirmé.
Jean-Pierre Bemba a réfuté l'existence des actes de
cannibalisme, dont
des militaires du MLC ont été accusés, lors d'offensives sur
des
localités de l'Ituri (nord-est), et dont les victimes ont
été, pour
partie, des Pygmés selon plusieurs ONG humanitaires.
"J'attends des preuves! La MONUC (Mission des Nations unies
en RDC) ne
m'a pas fourni une seule preuve, seulement des allégations",
a déclaré
M. Bemba, ajoutant que "le cannibalisme n'existe que dans la
mémoire
de ceux qui l'ont inventé".
Mercredi à La Haye, le Procureur de la Cour pénale
internationale,
Luis Moreno-Ocampo a annoncé que la situation en Ituri
serait le
premier dossier dont il allait se saisir.
Le Procureur a brossé un tableau dramatique de la situation
dans la
province congolaise, mentionnant une longue série
d'atrocités: viols
collectifs, pillages, cannibalisme rituel, torture,
mutilation des
parties génitales.
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