 |
|
POLITIQUE
|
05.11.2006
Kinshasa à l’heure de l’écologie
Il y a près de deux semaines un collectif des Ong
dénommés « SOS Kinshasa » oeuvrant en faveur de
l’écologie et du développement de la ville de Kinshasa
a organisé une marche dans la capitale. L’objectif de
celle-ci, protester contre vérité des certains espaces
publics dans la capitale. Ces Ong, en effet,
protestent contre la vente d’une partie de jardin
Botanique et Zoologique de Kinshasa, d’une partie de
l’athénée de la Gombe, du déboisement et de la vente
de l’espace en face du palais du peuple, de l’ex tembe
na tembe…Selon les responsables de « SOS Kinshasa »
ces espaces seraient vendus par les mandataires de
l’Etat ayant en leur charge, la question des espaces
des domaines des espaces vendus. Apres l’organisation
de la marche, une délégation de « SOS Kinshasa » a été
reçue par le Vice Président Yerodia A.N. (responsable
du secteur de la reconstruction au sein du
gouvernement). De cette rencontre serait sortie la
décision de démolir toutes construction sur les cites
encre minés, la rétrocession de ceux-ci à l’Etat
congolais. Ces décisions n’ayant pas été confirmées
par la voix autorisée, seul l’avenir pourra confirmer
ou non ces informations. Entre temps, le collectif
« SOS Kinshasa » entend intensifier ses activités en
vue de protéger les espaces publics et d’éduquer la
populations par rapport aux exigences écologiques, ce
qui constituent l’un des défis des cites modernes.
14.05.2004 Une société sud-africaine
construira deux barrages
hydroélectriques en RDC
KINSHASA, 12 mai
- La Société d'électricité sud-africaine "Clackson" va
construire deux barrages hydro-électriques en RDC dont le coût
global est évalué à 31 millions USD, a-t-on appris mercredi
d'une source proche du ministère de l'Energie. Ces deux
barrages seront construits à Katende, au Kasaï Occidental
(centre) et à Kakobola, au Bandundu (ouest),
selon la même source. Les travaux du premier barrage, celui de
Katende - dont la capacité est de 18 Mwt - nécessiteront
environ 21 millions USD tandis que ceux du second ouvrage
coûteront 10 millions USD. Les discussions autour de ces
projets ont été au centre d'une séance de travail mardi à
Kinshasa entre un responsable de Clackson et les représentants
du gouvernement de RDC dont le ministre de l'Energie,
Jean-Pierre Kalema. Les travaux de réalisation de ces ouvrages
devraient durer 16 mois, a précisé le responsable de la
société Clackson. Ces deux barrages permettront d'électrifier
la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï
Occidental et quelques villes de la province du Bandundu dont
Kikwit.
26.02.2004
Protestant
contre le RCD, Vital Kamerhe,
ministre du gouvernement de
transition menace de démissionner
Le ministre de l'Information et de la Presse du
gouvernement de transition en RDC, Vital
Kamerhe, a menacé mercredi de démissionner en
dénonçant l'attitude des ex-rebelles du RCD-Goma.
"J'envisage de soumettre la question de ma démission à
la bonne attention du chef de l'Etat", a déclaré M.
Kamerhe lors d'une conférence de presse à Kinshasa.
"Je pourrais envisager ma démission du gouvernement de
transition si le RCD-Goma - une ex-rébellion qui
participe aux institutions de la transition dans le
pays - persiste dans sa logique de terre brûlée
prenant tout un peuple en otage et rendant impossible
le fonctionnement des institutions", a ajouté le
ministre, issu du précédent gouvernement congolais. Le
ministre a accusé les responsables du Rassemblement
congolais pour la démocratie (RCD-Goma) d'avoir traité
le président Joseph Kabila de "sanguinaire", de
"dictateur" et de "président d'un Etat voyou", dans
une déclaration faite mardi à la presse pour réclamer
la libération et le retour à Bukavu d'un de ses
officiers, le major Joseph Kasongo. Ce dernier avait
été arrêté samedi à Bukavu, capitale du Sud-Kivu
(est), après la découverte d'une cache d'armes chez
lui, puis transféré lundi à Kinshasa. "Les
injures contre le chef de l'Etat (qui sont) proférées
par un signataire de l'accord global et inclusif,
co-rédacteur de la constitution de transition, le RCD
(...) constituent une violation intentionnelle de ces
instruments", a-t-il soutenu. M. Kamerhe a exigé que
les autorités du RCD-Goma "retirent les injures
proférées à l'endroit de la personne du chef de l'Etat
et de l'Etat congolais". Il a également exigé la
libération sans condition du général Prosper Nabyolwa,
commandant de la 10ème région militaire basé à Bukavu,
dont on est sans nouvelles depuis lundi soir, après
l'attaque de sa résidence par les éléments armés du
RCD-Goma. M. Kamerhe a invité ce mouvement à respecter
le caractère apolitique de l'armée nationale, "sous
peine de s'attirer à terme les sanctions déjà prévues
en la matière par la loi sur les partis politiques en
discussion au Parlement". Les relations entre la
famille politique du président Kabila et
l'ex-rébellion du RCD-Goma se sont détériorées début
février sur des questions de nomination à lma tête des
services de sécurité.
Pillage des ressources en RDC: le
Rwanda accuse l'Onu de partialité
Le Rwanda a accusé samedi les experts de l'Onu chargés
d'enquêter sur le pillage des ressources naturelles de
la République démocratique du Congo (RDC) de "ternir
l'image du Rwanda" de façon "intentionnelle". Le
dernier rapport des experts des Nations unies, publié
cette semaine, comprend notamment une liste de
compagnies et d'individus, dont certains rwandais,
accusés d'avoir pillé les richesses essentiellement
minérales de la RDC. Dans un communiqué publié samedi,
le gouvernement rwandais accuse le panel onusien de
"n'avoir pas pu fournir de preuves par écrit pour
étayer ses allégations contre des sociétés et des
entités rwandaises, ceci en dépit des appels répétés
de la part du gouvernement". Ce n'est qu'à la
mi-septembre 2003 que des représentants du panel sont
venus à Kigali pour transmettre "quelques cas" au
bureau du procureur rwandais pour qu'il lance des
enquêtes, affirme le communiqué. "Etant donné que le
panel a produit son rapport moins d'un mois après son
passage, il est évident qu'une fois arrivé chez nous,
le panel n'était pas très loin d'avoir achevé son
rapport", ajoute le communiqué, affirmant que le
Rwanda a été privé de la possibilité de terminer sa
propre enquête avant la publication du rapport final.
"Nous protestons énergiquement contre cette tentative
intentionnelle de ternir l'image du Rwanda, tout en le
privant de la possibilité de se défendre", poursuit le
communiqué. Le Rwanda accuse en outre les experts
d'avoir évité, à dessein, les contacts sollicités par
les autorités rwandaises, tout en ayant gardé des
contacts réguliers avec le gouvernement congolais. Le
pillage des ressources naturelles de la RDC a alimenté
la guerre dans ce pays de 1998 et 2003, qui a fait
près de trois millions de morts. Au plus fort du
conflit, les armées de sept pays et de multiples
groupes armés se sont affrontés. Selon le dernier
rapport des experts de l'Onu, le pillage continue
d'alimenter des violences malgré la fin officielle
du conflit.
Diamants :La fraude fait perdre 450
millions d'USD par an au Trésor public
congolais
La fraude dans le secteur du diamant
artisanal entraîne un manque à gagner annuel de
l'ordre de 450
millions d'USD pour le Trésor public, a déclaré jeudi
le ministre
congolais des Mines, Eugène Diomi Ndongala, à l'AFP.
"La fraude la plus importante est celle qui se fait
par la République
du Congo dont les exportations de diamants ont
atteint, en 2001,
5.409.820 carats évalués à 223,848 millions de
dollars", a affirmé le
ministre.
Selon M. Diomi Ndongala, les informations fournies par
le Conseil
supérieur du diamant (HRD) basé à Anvers indiquent
également que des
diamants en provenance de Mbuji-Mayi (Kasaï oriental -
centre) sont
transportés frauduleusement vers Dubaï et l'Ile
Maurice, avant
d'atteindre les tailleries indiennes.
Les gemmes extraites des mines du Nord-Oubangui
(Equateur) partent
vers la République centrafricaine voisine, tandis que
celles de
Kisangani (Province Orientale) sont en totalité
acheminées vers
Tel-Aviv, via l'Ouganda, le Burundi et le Rwanda,
selon le HRD.
Le vol et la fraude, "constatés par les différentes
autorités du pays
depuis l'époque coloniale jusqu'à ce jour s'étendent
également au
coltan, à la cassitérite (principal minerai d'étain),
au béryl et à
l'hétérogénite (un hydroxyde)", a assuré le ministre
des Mines.
Le secteur minier, "épine dorsale" de l'économie
congolaise, a généré
en moyenne, entre 1991 et 2000, 72,5% des recettes
globales
d'exportation contre 12,24% pour le secteur des
hydrocarbures, a noté
Eugène Diomi Ndongala.
Pour le ministre des Mines qui entend "relever son
secteur", le
rétablissement de la paix et de la stabilité
politique, la politique
minière en vigueur, consacrée par le nouveau code
minier, ainsi que
l'assainissement du cadre macro-économique national -
effectif depuis
mai 2001 - constituent les "remèdes préalables",
a-t-il assuré.
Kikaya
Bin Karubi et les syndicalistes de la Rtnc se trouvant
devant l’organe de la loi, c’est bien une première
dans les annales du 4ème Pouvoir.
Shango Mpania,
délégué syndical principal de la Radio-télévision
nationale congolaise (Rtnc), est en détention
provisoire depuis mercredi dernier au Centre
pénitentiaire et dé rééducatión de Kinshasa (Cprk).
Une détention qui fait suite à une plainte déposée,
depuis le 20 mars 2003, au Procureur de la République
près le Tribunal de Grande Instance de la Gombe par le
ministre de la Communication et presse, Kikaya Bin
Karubi, par vole de son avocat conseil, Me Bootoko N’kelly,
du cabinet Kabuta et Ngondji. Sont également
poursuivis pour la même plainte, Gusonega, Batudianga,
Soki Muanda, Richard Katala, Nkanza Nlandu, Mantuata,
Mvidia, Basitua, tous agents de la Rtnc et revêtus de
la qualité de délégué syndical. Dans sa plainte datée
du 20 mars, Me Bootoko explique que ces personnes,
qu’il dit non autrement identifiées mais (...)
prétendant agir au nom des travailleurs de cette
entreprise publique (Ndlr: la Rtnc), se sont rendus
coupables d’imputations dommageables à l’endroit de
son client, Kikaya; à travers un mémorandum date du
mois de mars 2003 et qu’ils ont adressé à plusieurs
autorités de la RDC dans lequel, ils sollicitent le
limogeage ou la démission du ministre de la
Communication et presse. Il en veut pour preuve les
allégations faites à travers certains passages de leur
mémo, sans preuve, où tes syndicalistes de la Rtnc
affirment que le ministre vient de détourner deux
émetteurs TV Radio 1 KW et 500 W du lot des
équipements que la République a acquis pour la Rtnc
avec la complicité de Tshibala qu’il a nommé ADT
intérimaire.
Les syndicalistes
font également état de l’esprit mercantile du ministre
et de son cabinet, sans aucune qualification en
matière audiovisuelle, (qui) s’est plus qu’illustré
dans la perception et le détournement des recettes des
contrats du loyer du patrimoine de la Rtnc. Ils
affirment, enfin, que le ministre a dilapidé l’argent
du trésor au profit de son ancien employeur
sud-africain (avec commission) plus d’une fois. La
couverture du Dialogue intercongolais à Sun City et du
Discours-bilan du chef de l‘Etat au Parlement à
Lubumbashi en sont une indication. Estimant que ces
propos sont de nature à nuire à son client, Me Bootoko
affirme que le mémo des syndicalistes de la Rtnc
dépasse les limites d’une démarche syndicale et
réalise l’infraction de droit commun d’imputations
dommageables (diffamation) prévue et punie par
l’article 74 du Code Pénal Livre II et qu’en sa
qualité (Ndlr: Kikaya) de citoyen, de père de famille
et d’homme d’Etat, il se réserve le droit de
solliciter les dommages intérêts pour réparation du
préjudice subi. Et au cabinet du ministre Kikaya, on
soutient que la plainte qu’il a déposée ne l’est
nullement en sa qualité de membre du gouvernement,
mais bien en tant que citoyen congolais comme tout les
autres. Abordés jeudi dernier au Palais de la justice,
les délégués syndicaux ont tenu à préciser certains
faits. Nous n’avons pas de problème particulier avec
l’Individu Kikaya, mais c’est un problème purement
professionnel qui nous oppose à lui, a réagit Richard
Kalala, rapporteur de la détention syndicat. Celui-ci,
appuyé par certains de ses collègues, a également
soutenu que, quant aux faits leur imputés, ils
continuent à soutenir leur mémo en vue d’améliorer les
salaires des agents dont le directeur touche 12.000 Fc
par mois. C’est ainsi que, dans leur démarche actuelle
au Parquet général de Grande instance de la Gombe, ils
espèrent, avec leur défense, désaisir le parquet au
profit d’un tribunal de travail. |
|
Jean-Claude Kamanga et Jonas-E | Le Révélateur
|
La
Monuc et l'Afrique du Sud commises à la sécurité du Rcd-Goma
à Kinshasa |
|
Le Comité de suivi
international recommande à Kabila de garder le "momentum" au
risque de voir se créer des forces centrifuges. Le Comité de
suivi internationale refuse de se substituer à la Commission
de suivi (nationale) Ainsi
que l'avait annoncé Le Potentiel, en exclusivité, dans son
édition 2802 du jeudi 17 avril, le président de la
République et président de la Commission de suivi de
l'Accord, Joseph Kabila, a échangé avec les ambassadeurs des
pays et organisations membres du Comité de suivi
international. C'était hier dans la banlieue Est de la
capitale. La
rencontre, la toute première de la longue série avait pour
but d'évaluer le niveau d'exécution de l'Accord global et
inclusif qui balise désormais le processus de pacification
et de normalisation en République démocratique du Congo.
Des sources
proches de la présidence de la Commission de suivi et du
Comité de suivi international ont indiqué au Potentiel
qu'après avoir salué la promulgation de la Constitution de
transition, la prestation de serment par le président de la
République et la promulgation de la loi portant amnistie
pour faits de guerre, les interlocuteurs de Kabila l'ont
encourage à garder le « momentum ». En d'autres termes, il
devrait conserver l'élan ainsi imprimé au processus, pour ne
pas laisser l'opportunité aux forces centrifuges de saper
l'édifice en construction. Le Comité de suivi international
a exhorté le président de la Commission de suivi à ne pas
contrarier le calendrier de mise en place des institutions
et de leurs animateurs. En outre, l'occasion était fort
belle pour mettre les points sur les « i ». Ainsi, les deux
parties ont rappelé, au cours de leurs entretiens, les rôles
respectifs de la Commission de suivi et du Comité de suivi
international. Ils ont convenu que le Comité de suivi
international ne doit en aucun cas se substituer à la
Commission de suivi. Par conséquent, le Comite international
n'aura pas à prendre des initiatives en lieu et place de la
Commission. Ses interventions ne surviendront que pour
harmoniser les vues avec cette dernière. Au chapitre des
retombées de la première réunion de travail entre la
Commission de suivi et le Comité de suivi international de
l'Accord global et inclusif, il importe de noter l'unanimité
qui s'est dégagée dans les deux camps pour pousser le Rcd/Goma
à s'impliquer sans délai dans le processus de normalisation.
Pour ce faire, le Comité de suivi international assure qu'il
travaille beaucoup dans ce sens.
Autres résultats
de la journée d'hier: la Monuc a obtenu de la hiérarchie
l'aval d'affecter provisoirement une unité de ses éléments à
la sécurisation des responsables du Rcd/Goma, qui en on tant
besoin pour exercer à Kinshasa. Dans la foulée, le
représentant de l'Afrique du Sud a annoncé que son pays est
prêt à donner des éléments armés qui constitueraient ce
contingent de sécurité. Concernant la situation explosive de
l'Ituri, le président de la République s'est engagé à
positionner un détachement de la Police nationale à Bunia et
ce, au lendemain du retrait prochain de troupes ougandaises
de cette ville martyre afin d'y assurer la sécurité des
personnes et de leurs biens.
Pour tout dire, la première rencontre entre
le président de la Commission (nationale) de suivi et les
ambassadeurs des pays organisations membres du Comité de
suivi international montre à quel point la responsabilité de
réussir la transition incombe au premier chef aux Congolais.
A eux maintenant de jouer.
|
Violences : Clôture
des travaux de la Commission de Pacification de l'Ituri
La
Commission de Pacification de l'Ituri
(CPI),
mécanisme de l'accord de paix Ouganda-République démocratique
du
Congo (RDC) a clos ses travaux lundi soir, a annoncé mardi la
Mission des Nations unies en RDC (MONUC) dans un communiqué. La
CPI, regroupant des représentants de tous les mouvements armés,
de
la société civile, des gouvernements de la RDC et de l'Ouganda
ainsi que la MONUC, a consacré 10 jours à rechercher les
mécanismes
susceptibles de ramener la paix dans cette riche région du
nord-est de
la
RDC.
Un
projet de mécanisme intérimaire - dont une administration et un
exécutif - pour l'administration provisoire a été adopté "en
attendant
l'installation du gouvernement de transition en République
démocratique du Congo et sera présidé par un des numéros 2 de la
MONUC, Behrooz Sadry.
Les 177 participants ont élu à la majorité le Coordinateur
principal de l'Organe exécutif intérimaire, Emmanuel Leku Apuobo
de
Mambasa, et ses 4 adjoints respectivement des territoires Irumu,
Mahagi, Djugu et Aru, assurant ainsi la représentation de toute
l'Ituri, précise le communiqué de la MONUC. Les ambassadeurs des
cinq pays membres permanents du Conseil de
Sécurité des Nations unies, de trois pays membres non permanents -
Angola, Cameroun, Guinée - ainsi que de la Belgique et du
représentant
spécial de Kofi Annan en RDC, Amos Namanga Ngongi, ont assuré la
CPI
du
soutien de la communauté internationale.
L'ambassadeur
d'Angola a salué la déclaration du président
ougandais, Yoweri Museveni, de retirer ses troupes de l'Ituri le
24
avril 2003.
La Monuc est formelle : Les agressions du RCD
bloquent le désarmement des groupes armés
Les agressions du Rassemblement congolais
pour la démocratie (RCD) dans l'est et le nord-est de la RDCongo,
bloquent le processus de désarmement des groupes armés, a déclaré
mercredi à l'AFP à Kinshasa le commandant des forces de la Monuc,
le
général Mountaga Diallo.
"Les
attaques menées par le RCD sur des localités -notamment du
Nord et du Sud-Kivu- stoppent le processus de DDRRR
(démobilisation,
désarmement, rapatriement, réintégration, réinsertion) des
Interahamwe
et
des ex-FAR (Forces armées rwandaises), l'un des volets de l'accord
de
Lusaka", a souligné le général Diallo.
"Alors
que nous étions en contact avec des groupes de plusieurs
centaines de candidats à la démobilisation, les combats dans l'Est
nous ont fait manquer à plusieurs reprises les rendez-vous avec
eux",
a expliqué l'officier supérieur sénégalais.
Le
commandant des forces de la mission onusienne a particulièrement
dénoncé l'attaque et la prise par la rébellion, soutenue par le
Rwanda, de Bunyatenge (Nord-Kivu) "qui a totalement stoppé
l'expérience de Lubero, où des milliers d'ex-FAR étaient prêts à
entrer dans le processus de désarmement volontaire".
"Nous
avons déposé des plaintes auprès du RCD qui a rétorqué qu'il
voulait sécuriser ses positions", a indiqué le général Diallo
ajoutant
qu'"à ce jour, le bilan du DDRRR est décevant". Le DDRRR, un des
volets de l'accord de Lusaka entre les
belligérants en République démocratique du Congo, prévoit le
désarmement volontaire et le retour vers le Rwanda des ex-FAR et
des
miliciens Interahamwe, dont la présence en RDC est considérée par
Kigali comme une menace pour l'intégrité de son territoire.
Le
retour de ces éléments au Rwanda est une clause à la charge du
gouvernement congolais dans l'accord de paix, signé fin juillet à
Pretoria entre Kigali et Kinshasa, et qui prévoit pour le
gouvernement
rwandais le retrait total de ses troupes de la RDC.
L'Union
européenne et la France ont contribué, à hauteur de
plusieurs millions d'euros, à l'installation
de centres d'accueil,
dont celui de Lubero, dans l'est de la RDC.
Une source militaire, qui a requis l'anonymat a assuré à
Kinshasa que lors de combats récents à Mbingi et Kitchanga (Nord-Kivu)
250 morts avaient été "formellement identifiés comme étant des
Rwandais".
"Certains, des Hutus rwandais, avaient fait partie des démobilisés
et
rapatriés, il y a quelques mois, dans le cadre du DDRRR", a
affirmé
la source.
Sommet du Cap sur la R.D.Congo: les présidents
congolais, rwandais, ougandais, tanzanien, zambien et mozambicain
seront présents
Le président rwandais Paul Kagame doit se rendre
mercredi au Cap (Afrique du Sud) pour participer à un sommet
organisé
par son homologue sud-africain, Thabo Mbeki, sur la République
démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris mardi auprès de la
présidence rwandaise.
M.
Mbeki a également invité à participer au sommet du Cap ses
homologues ougandais, Yoweri Museveni, congolais, Joseph Kabila,
tanzanien, Benjamin Mkapa, zambien, Levy Mwanawasa et mozambicain,
Joaquim Chissano, selon la présidence rwandaise.
L'ordre du jour de ce sommet n'a pas été officiellement
communiqué.
"Nous demandons qu'au moins, en ce qui concerne la RDC, elle
respecte
l'accord de Pretoria et cesse de soutenir les ex-FAR (Forces
armées
rwandaises, ancienne armée hutue) et les interahamwe (extrémistes
hutus)", a indiqué le conseiller du président Kagame pour la
sécurité, Emmanuel Ndahiro.
Kigali a signé en juillet dernier dans la capitale sud-africaine
un
accord de paix avec Kinshasa.
Le
Rwanda affirme, conformément à cet accord, avoir depuis retiré en
octobre dernier ses troupes de l'ex-Zaïre, mais accuse le
gouvernement
congolais de n'avoir pas rempli sa part du contrat, à savoir
désarmer
et
démobiliser les ex-Forces armées rwandaises et les milices hutues
interahamwe impliquées dans le génocide de 1994.
Le gouvernement rwandais accuse également l'Ouganda de ne pas
vouloir
se
retirer du territoire congolais, contrairement aux engagements
pris, et de s'y être allié avec les "forces génocidaires".
Entre 2.000 et 4.000 soldats ougandais sont toujours présents dans
le
nord-est de la RDC, où ils ont pris début mars le contrôle de
Bunia,ville auparavant aux mains de l'Union des patriotes
congolais (UPC),
favorable à Kigali.Lors des commémorations du neuvième
anniversaire des massacres de
1994, M. Kagame a démenti lundi que les soldats rwandais soient
retournés en RDC, mais a prévenu qu'ils étaient prêts à le faire
en
cas de menace sur la sécurité du Rwanda à partir de l'est de la
RDCongo."Nous espérons que nous n'aurons pas à retourner au Congo,
mais nous
avons déjà clairement dit qu'en cas de menace de la part des
interahamwe, nous devrions intervenir", a dit M. Ndahiro .
Massacre en Ituri : 1000 morts en trois
heures. Les Nations Unies doivent réagir.
Le ministre congolais des droits
humains,Ntumba Luaba a déclaré dimanche que la Mission des
Nations unies en RDC (MONUC) devait poursuivre son enquête sur
les massacres qui
auraient fait un millier de mort en Ituri (nord-est)."La MONUC
qui a déjà réuni une somme d'informations sur ces massacres,
doit poursuivre rapidement son enquête afin que les auteurs ne
restent pas impunis", a insisté Ntumba Luanba joint à Bunia où
il participe aux travaux de la Commission de paix de l'Ituri (nord-est
de la RDC). Selon des témoignages recueillis par la MONUC, 966
personnes membres de la communauté des Hema, ont été "sommairement
exécutées" par des assaillants de l'ethnie Lendu dans un
quinzaine de petits
villages jeudi à quelque 80 kms au nord de Bunia.
Dimanche soir, des représentants à Kinshasa de la communauté
Hema qui avaient pu joindre sur place des parents par "phonie"
(radio BLU) ont dénoncé "une instrumentalisation de quelques
Lendu +poussés en avant+ par l'UPC et les soldats rwandais".
"Il ne s'agit pas d'un massacre inter-ethnique, mais d'une
opération téléguidée par le Rwanda pour semer la terreur
et bloquer l'avancée de la paix en Ituri", a déclaré l'un de
ces responsables qui a requis l'anonymat. L'Union des
Patriotes Congolais (UPC) de Thomas Lubanga, nouvellement
allié au Rassemblement congolais pour la démocratie-Goma (RCD)
militairement soutenu par le Rwanda est le seul mouvement à
s'être opposé, début mars, à la signature d'une trêve entre
tous les belligérants qui combattent en Ituri. En revanche
Kampala et Kinshasa, signataire de l'accord de Luanda
qui prévoit la pacification de cette région et le retrait
total, le 24 avril, des troupes ougandaises, ont trouvé un
accord pour éviter de futurs affrontements et rallié les
nombreux "seigneurs de guerre" qui évoluent en Ituri.
Dans le cadre des travaux, entamés samedi, de la Commission de
pacification de l'Ituri, volet politique de l'accord de
Luanda, la
MONUC a détruit dimanche à Bunia (nord-est) plus d'un millier
de mines anti-personnel et anti-chars, a indiqué Ntumba Luaba
. "La MONUC a détruit 1.350 mines anti-personnel et 35 mines
anti-chars découverts dans des entrepôts de l'UPC (Union des
Patriotes
congolais)", a précisé le ministre des Droits humains.
C'est la seconde fois en moins de 6 mois que des mines
anti-personnel sont découvertes dans le nord-est de la RDC
alors que
depuis le début du conflit armé qui, depuis 1998, a impliqué
dans cette région deux pays agresseurs - l'Ouganda et le
Rwanda - et plusieurs rebellions armées, jamais ces armes
n'avaient été utilisées.
Homme politique congolais :Freddy
Kibassa Maliba est mort à Bruxelles
Frédéric Kibassa Maliba est
décédé hier vendredi à Bruxelles de suite d’une longue maladie. La
nouvelle est tombée comme un couperet au moment où la population
jubilait à la suite de la promulgation par le chef de l’Etat de la
nouvelle constitution de la transition. Originaire du Katanga.
Kibassa est né à Lubumbashi le 28 décembre 1939. Il fait ses
études primaires et secondaires dans sa ville natale. Il fréquente
ensuite l’université officielle du Congo, toujours à Lubumbashi.
Il suit des cours de préparation à la carrière diplomatique. De
1965 à 1966 il est ministre, provincial de l’Education nationale.
Elu Député de Lubumbashi en 1970 et en 1975, il fait sa rentrée en
1979 au Gouvernement comme Commissaire d’Etat aux Sports et
Loisirs. Il fit partie de treize parlementaires qui on défié le
régime de Mobutu en 1982. Membre fondateur de l’Upds, il connut
les pires sévices de la dictature mobutienne.
Président de l’Usoral, il se brouilla finalement
avec son ancien compagnon de lutte en la personne d’Etienne
Tshisekedi et devint Ministre de Kabila des Mines. Kibassa manqua
de prendre date avec l’histoire en participant au dialogue
intercongolais comme simple observateur.
KOK
| La Référence Plus
Accueil sans enthousiasme à
Kinshasa de la fin du dialogue
intercongolais
La population de Kinshasa a accueilli
sans enthousiasme la fin, mercredi à Sun City, du dialogue
intercongolais et l'adoption des textes consacrant la
"transition" en dépit de la
retransmission en direct de la cérémonie par une chaîne de
télévision privée. Aucun youyou n'a été entendu comme c'est
l'habitude en pareille circonstance au point que l'événement
est passé presque inaperçu aux yeux des Kinois. "La paix pour
moi commencera avec l'arrivée effective dans la capitale de
tous les belligérants du conflit congolais", a estimé
Paulin, qui termine des études de sciences économiques de
l'Université de Kinshasa (Unikin).
Paulin a du mal à croire à l'application de cet accord. Il
affirme que "beaucoup d'accords" ont été signés sur la crise
en République démocratique du Congo (RDC) sans qu'un seul n'en
soit appliqué à la lettre, faisant implicitement allusion aux
accords antérieurs dont ceux sur le retrait des troupes
ougandaises et rwandaises. Même sentiment pour Pitshou,
étudiant à l'Institut facultaire des sciences de l'information
et de la communication (IFASIC), qui
s'interroge sur les chances d'application des résolutions
issues de ce forum national.
"Ils (chefs rebelles) ne viendront pas de si tôt ici parce
qu'ils savent ce qui les attend à Kinshasa...", martèle
l'étudiant avec conviction, ajoutant que les politiciens ne
sont pas à leur premier accord qu'"ils ne respectent guère".
Vendeuse de friperie au grand marché de Kinshasa, Marie - qui
a "entendu parler" de la fin de ces négociations
intercongolaises -
espère quant à elle se rendre vite à Kisangani (nord-est), où
vit son père qu'elle n'a pas vu depuis près de cinq ans, le
pays étant déchiré par la guerre depuis 1998. "Sun City
ne sera pas le dernier round", estime pour sa part un opposant,
affirmant parler au non des "exclus" dans les pourparlers
intercongolais d'Afrique du Sud. M. Christian Badibangi qui
préside
l'Union socialiste congolaise (USC) craint que l'attribution
du portefeuille de la Défense au RCD/Goma - soutenu par le
Rwanda - ne vienne porter un coup fatal à la réunification du
pays. Il rappelle que, dans un passé récent, sous le
président Laurent-Désiré Kabila, le poste de chef d'état-major
général des Forces armées congolaises (FAC) avait été confié à
James Kabarehe, aujourd'hui à la tête de l'Armée patriotique
rwandaise (APR).
Accord sur
l'armée : le RCD affirme être le seul à avoir signé l'accord
sur l'armée
La principale rébellion
en République démocratique du Congo (RDC), le Rassemblement
congolais pour la démocratie (RCD, soutenu par le Rwanda) a
affirmé dimanche être le
seul mouvement à avoir signé dans la nuit un accord sur la
composition de la future armée congolaise. "C'est pour donner une
chance à la paix que le RCD a signé l'accord, malgré ses
imperfections", a annoncé le secrétaire-général de cette rébellion,
Azarias Ruberwa. Il n'a pas précisé le contenu de cet accord,
signé dans la nuit du samedi à dimanche près de Pretoria, en
Afrique du Sud. Selon le représentant du RCD en Afrique du
Sud, Thomas Nziratimana, ce mouvement de rébellion obtiendrait à
l'issue de cet accord "seulement trois des 16 postes militaires
les plus élevés", contre cinq au gouvernement et quatre au
Mouvement pour la libération du Congo (MLC).Le RCD figurait parmi
six parties en conflit en RDC - les autres étant le gouvernement,
le RCD-ML (mouvement de libération), le RCD-N
(national), le MLC et les milices Maï-Maï - à avoir négocié cet
accord au cours de la semaine passée. "Ils se sont entendus
sur les principes de base", a affirmé samedi soir à Pretoria le
co-médiateur du dialogue inter-congolais, Sydney Mufamadi. "Certains
ont encore besoin de temps pour consulter leurs directions". M.
Mufamadi a précisé que l'accord pouvait être signé jusqu'à la
session finale du dialogue inter-congolais (ICD) à Sun City dans
le nord-ouest de l'Afrique du Sud, mardi prochain. D'après
M. Ruberwa, les autres parties concernées soit s'étaient absentées
de la salle pour la signature, soit avaient effectivement
estimé qu'il fallait consulter leurs présidences respectives avant
Le secrétaire-général a également affirmé que la délégation du RCD
"sera bel et bien à Sun City lundi" pour la séance plénière devant
approuver un accord censé mener à la mise en place des
institutions de transition en République démocratique du Congo (RDC).
Cette participation à la séance plénière se fera, toujours d'après
M. Ruberwa, "en dépit du climat de reprise des hostilités par les
milices Maï-Maï, les extrémistes hutus rwandais, les troupes du
gouvernement de Kinshasa et l'armée ougandaise de Bunia (nord-est)
à Moba (sud-est)". Ces dernières semaines tous les belligérants
en RDC accusent les autres parties de chercher à relancer la
guerre dans l'est du pays.
Burundi-RDCongo:Naufrage sur le lac Tanganyika: sept nouveaux
rescapés en Tanzanie
Sept passagers du bateau congolais qui a coulé dans la nuit de
vendredi à samedi sur le lac Tanganyika ont été retrouvés mardi
dans un hôpital de Kigoma (Tanzanie), a indiqué un
responsable administratif à Uvira (RDC). "Sept personnes, qui
étaient embarquées à bord du Kashobwe, se trouvent dans un hôpital
de Kigoma", a annoncé Edouard Madjalibu, administrateur du
territoire d'Uvira, un port congolais proche de la frontière
burundaise.
"Elles ont été recueillies par des pêcheurs tanzaniens, qui les
ont conduites vers cette ville comme on nous l'a notifié tout à
l'heure", a-t-il indiqué par téléphone. Cela porte à 48 le nombre
de survivants du naufrage. Entre 130 et 200 personnes étaient à
bord de ce bateau qui faisait la navette régulière entre deux
villes congolaises, et qui a fait naufrage dans les eaux
territoriales burundaises, entre le Burundi et la République
Démocratique du Congo (RDC). "Nous n'avons pas de détails sur leur
sauvetage pour l'instant, mais cela peut signifier que d'autres
passagers ont été recueillis ailleurs" a-t-il ajouté."Cela suscite
de l'espoir, on va peut-être retrouver d'autres survivants", a
souligné le responsable administratif. Entre 150 et 200 personnes
se trouvaient à bord de ce bateau selon l'armée burundaise, entre
130 et 150 personnes sans compter les enfants selon
l'administrateur d'Uvira. Le Rassemblement congolais pour la
démocratie (RCD), la rébellion qui contrôle la rive occidentale du
lac Tanganyika, avait indiqué lundi que le naufrage avait fait 109
morts.
Accord de cessez-le-feu en Ituri
mais sans
Thomas Lubanga, l'un des principaux
protagonistes
Un
accord de cessez-le-feu dans le district de
l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du
Congo (RDC), a été signé mardi à Bunia par
plusieurs mouvements
politico-militaires proches de l'Ouganda et de Kinshasa, a-t-on
appris mercredi de source onusienne.
Mais l'accord n'a pas été signé par l'Union
des patriotes congolais (UPC), une petite
rébellion qui se bat actuellement contre l'armée
ougandaise dans cette région, dans laquelle se
trouve Bunia. La Mission de l'ONU en
RDC (MONUC) a annoncé, dans un communiqué
transmis à l'AFP, que "six parmi les sept groupes
politico-militaires actifs dans la région
de l'Ituri ont signé ce mardi 18 mars 2003 un
accord de cessation des hostilités". Selon la
MONUC, les signataires de l'accord sont le Rassemblement
congolais pour la démocratie-Mouvement de
libération (RCD-ML, mouvement
politico-militaire proche de Kinshasa), le Parti pour
l'unité et la sauvegarde de l'intégrité du Congo (PUSIC),
le Front des
nationalistes et des intégrationnistes (FNI) et le Front populaire
pour la démocratie au Congo (FPDC) - ces trois
derniers groupes appartenant à trois
groupes ethniques, respectivement les Hema, les
Lendu et les Alur -, et deux milices Lendu.
La MONUC a également annoncé que "seule
l'Union des patriotes congolais (UPC) n'a
pas participé à cette cérémonie et a demandé plus
de temps pour examiner l'accord".
Le chef de l'UPC, Thomas Lubanga, a déclaré
mercredi par téléphone de l'Ituri où il
mène des opérations de guérilla contre l'armée
ougandaise depuis l'expulsion le 6 mars des
troupes de l'UPC de Bunia
par les Ougandais, qu'il n'a aucune intention d'adhérer à l'accord
signé mardi. M. Lubanga a
par ailleurs affirmé que les combats entre l'UPC et
l'armée ougandaise dans la région de Fataki (au
nord de Bunia) avaient duré toute la
journée de mardi et continuaient mercredi matin.
Pretoria 4 :
Constitution, sécurité: la RDC se dote d'outils pour lancer sa
transition
Le dialogue inter congolais de Pretoria a
adopté jeudi un projet de Constitution et des arrangements
militaires
et
de sécurité visant à permettre le démarrage de la transition
démocratique en République démocratique du Congo (RDC), au sortir
de
quatre ans de guerre.
Les délégués du gouvernement, des rébellions, de milices, de
l'opposition et de la société civile, signataires en décembre d'un
accord de partage du pouvoir pour une transition de deux ans
menant à
des élections démocratiques, ont signé jeudi soir au terme de 11
jours
de
pourparlers deux documents visant à rendre cet accord
"opérationnel". "Il est temps que vous preniez en charge votre
peuple et votre
histoire", a lancé en session finale le médiateur principal
Moustapha
Niasse, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu Kofi Annan
sur
la
RDC. "Si Dieu le veut, cela (ces documents) doit mener à des
élections dans deux ans".
L'"avant-projet de Constitution de la transition" adopté jeudi
codifie le partage du pouvoir agréé en décembre, et le "mémorandum
sur
l'armée et la sécurité" couvre l'intégration de la police, de
l'armée,
et
les dispositions de sécurité pour les responsables politiques
pendant la transition, avec l'appel à une force "neutre"
internationale.
Avec la menace, pendant quelques heures jeudi, de retrait du
dialogue d'un mouvement rebelle, une ombre a pesé jusqu'au dernier
moment sur la signature. Le Rassemblement congolais pour la
démocratie (RCD, rébellion
soutenue par le Rwanda), qui a finalement signé, avait annoncé
qu'il
suspendait sa participation au dialogue, pour protester contre des
combats à Bunia (nord-est) impliquant armées congolaise et
ougandaise
contre un petit groupe rebelle.
L'armée ougandaise, qui en vertu d'un accord Kinshasa-Kampala doit
se
retirer de RDC au 20 mars, revendiquait jeudi la prise de Bunia."Je
veux vous appeler à éviter ce qui s'est passé la dernière fois
(après l'accord de décembre) quand deux jours après la signature,
des
hostilités ont repris à Ituri" (nord-est), a lancé M. Niasse. "Je
vous supplie qu'aucune nouvelle demain, ne rapporte une reprise
d'hostilités", a-t-il ajouté. Les documents seront remis la
semaine prochaine au facilitateur
"officiel" du dialogue, l'ancien président botswanais Ketumile
Masire.
Il
convoquera alors sous 15 jours des assises "finales" du dialogue
dans un lieu encore à annoncer, pour adopter officiellement les
textes
de Pretoria, a précisé M. Niasse. Le médiateur n'a pas évoqué de
date-butoir pour la mise en place du
gouvernement de transition, mais il avait mentionné en début
d'année,l'objectif de "fin mars-début avril". Un membre de la
médiation
estimait jeudi que cela pourrait "être aussi rapide qu'un mois".
Des points à finaliser font pourtant peser un doute sur
l'échéancier: ainsi les détails de l'intégration à l'armée sont
renvoyés à des discussions ultérieures.
Une
réunion des états-majors de l'armée, des rébellions et groupes
armés "est convoquée avant l'installation du gouvernement de
transition. Cette réunion procédera à l'élaboration d'un plan
directeur pour la formation de l'armée nationale congolaise
intégrée
et
restructurée", indique le texte.
Sur
la sécurité des responsables de la transition, l'un des points
les plus délicats, les parties signataires en appellent à la
communauté internationale pour "le déploiement d'une force neutre
sur
autorisation de l'Onu, pour aider à assurer la sécurité générale
du
gouvernement et de la population à Kinshasa et dans d'autres
villes-clefs". Cette force, pour laquelle aucun effectif n'est
mentionné, "sera
déployée pour une période limitée, afin de permettre à la police
nationale intégrée d'être pleinement opérationnelle", poursuit le
texte.
La
transition en RDC vise à tourner la page d'un des plus grands
conflits d'Afrique, qui a laissé exsangue un de ses pays les plus
riches en ressources naturelles, fait 2,5 millions de morts, et
impliqué jusqu'à sept pays.
Aux
pourparlers inter congolais de Pretoria : le RCD suspend sa
participation
La
rébellion du Rassemblement congolais pour
la démocratie (RCD) a suspendu jeudi sa participation aux
pourparlers de Pretoria pour protester
contre les combats à Bunia, au nord-est de
la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué jeudi à
Kigali le Secrétaire général du RCD, Azarias
Ruberwa. "En signe de protestation
(aux combats), le RCD suspend sa
participation aux négociations à Pretoria", a indiqué par
téléphone
depuis Goma (est de la RDC), le responsable du RCD, la plus
importante rébellion congolaise. Le RCD est
soutenu par le Rwanda. "Nous ne
pouvons pas continuer les négociations avec un
gouvernement qui envoie une partie aux
négociations et une autre partie, les FAC
(Forces armées congolaises, l'armée du gouvernement de
Kinshasa), tuer la population congolaise et
reprendre la guerre ", a-t-il ajouté. Le
RCD reprendra sa participation dans les négociations quand
l'armée ougandaise "se retirera de Bunia, arrêtera
les massacres et
les pillages et quand les FAC en feront autant", a-t-il ajouté.
Pretoria 4: vers une "force neutre" pour la
sécurité des acteurs de la
transition
Un consensus semblait se dégager mardi,dans le cadre des
discussions de Pretoria, autour de la question d'une
"force neutre" étrangère chargée d'assurer la sécurité à Kinshasa
lors
de l'installation d'un gouvernement de transition en République
démocratique du Congo (RDC).
Cette force neutre de 3.200 hommes assurerait la "sécurité
générale (...) jusqu'à l'établissement d'une force de police
intégrée" capable
d'assurer à son tour "une présence sécuritaire effective et
visible",
selon un document de synthèse discuté en début de semaine et dont
l'AFP a eu connaissance mardi. Le document ne mentionne pas la
composition de cette force, mais
selon des délégués et observateurs aux discussions, elle serait
vraisemblablement fournie par l'Union africaine (UA). Selon un
diplomate africain, observateur aux pourparlers, une force
de
l'UA est "la seule solution pratique. Assembler et déployer une
force des Nations Unies prendrait trop de temps". Le gouvernement
insistait initialement pour que la sécurité à
Kinshasa n'incombe qu'à la police, mais selon la médiation, "il
n'exclut pas et est prêt à négocier l'idée" d'une force neutre. Un
diplomate européen, associé aux pourparlers en tant
qu'observateur, a également estimé qu'"il semble y avoir un accord
en
voie autour de la proposition de la médiation pour une force
neutre". La "force neutre", selon le document de synthèse, devra
assurer la
sécurité des frontières fluviales avec le Congo Brazzaville, de
l'aéroport de Kinshasa, des artères principales à l'entrée et la
sortie de la capitale, du coeur administratif et commercial de
Kinshasa ainsi que de zones désarmées dans lesquelles "la
circulation
et
le port d'armes seront interdits". Le document de synthèse note
que la Mission des Nations unies en
RDC (MONUC) a actuellement la capacité de former simultanément 400
officiers de police dans deux centres distincts, ce qui signifie
"qu'un premier groupe de 400 agents de police pourra,
théoriquement, être déployé à Kinshasa en moins de 8 semaines"
sitôt l'ordre donné. Le médiateur principal en RDC, l'envoyé
spécial du secrétaire
général de l'ONU, Moustapha Niasse, avait récemment misé sur une
mise
en
place des institutions de transition "fin mars début avril". Une
force de police intégrée, comprenant des éléments des divers
belligérants congolais (gouvernement, rebellions, groupes armés)
était
l'un des éléments-clefs de l'accord de partage du pouvoir conclu
le 17
décembre 2002 à Pretoria. Cet accord vise à mener la RDC à ses
premières élections
démocratiques depuis 1960, par une transition de deux ans menée
par un
gouvernement d'unité nationale, comprenant des représentants du
gouvernement, de l'opposition, de mouvements rebelles, de milices
et
de
la société civile.
Une trentaine de délégués représentant les divers parties
signataires de l'accord de décembre sont réunies depuis huit jours
à
Pretoria pour concrétiser cet accord, et produire, d'ici mercredi
en
principe, des textes finaux sur une constitution de transition,
des
arrangements de sécurité et une armée intégrée.
La
session plénière était initialement prévue par la médiation le
mercredi 5 mars pour entériner les rapports sur ces trois
points."Elle aura bien lieu, même si elle glisse un jour ou deux
plus
tard", a estimé un négociateur du Rassemblement congolais pour la
Démocratie (RCD - rébellion). Un représentant de la médiation
estimait
pour sa part que la plénière pourrait toujours se dérouler
mercredi,
en
présence du médiateur principal Moustapha Niasse attendu à
Pretoria
mardi soir après une absence de quelques jours.
"Journée
sans nouvelles" décrétée par des journalistes congolais à Pretoria
Le collectif des journalistes congolais à Pretoria a décrété jeudi
une "journée sans nouvelles des négociations intercongolaises"
pour exiger la levée de l'interdiction frappant une
radio communautaire, Radio Maendeleo, à Bukavu (est de la RDC),
ville sous contrôle des rebelles du RCD. "Le collectif des
journalistes congolais et agents de la communication accrédités
auprès de la co-médiation de la crise en RDC vous écrit ce jour
pour élever une protestation contre la fermeture par votre
mouvement, de la Radio Maendeleo de Bukavu depuis le mois de
décembre 2002", selon le communiqué adressé au chef de la
délégation de la rébellion du Rassemblement congolais pour la
démocratie (RCD-Goma) à Pretoria. Les journalistes affirment que
la mesure "porte gravement atteinte à la liberté de la presse et
constitue une violation flagrante des instruments internationaux
auxquels la RDC est partie". "Il s'agit là d'un reniement des
engagements que vous avez pris en signant l'accord global et sans
exclusive pour la mise en place d'un nouvel ordre politique
respectueux des libertés et des droits fondamentaux de l'Homme
dont le droit à l'information", soulignent les
journalistes. Les autorités du RCD-Goma ont reproché à la Radio
Maendeleo d'avoir
donné la parole à la population pour s'exprimer au sujet d'une
décision controversée prise par le mouvement sur le renouvellement
de la plaque minéralogique. Le collectif précise qu'elle entend "poursuivre
cette action dans les jours à venir en organisant, le moment venu,
une campagne nationale et internationale des médias contre tous
les prédateurs de
la liberté de la presse qui tentent d'instaurer la pensée unique".
Les 12 journalistes signataires de la lettre justifient leur
décision par le fait qu'ils veulent "manifester leur totale
désapprobation contre toutes les tentatives de musellement et
d'intimidation de la presse par le RCD-Goma".
Après
la désignation controversée d’Arthur Zaidi Ngoma : Mise en garde
de l'UDPS contre le blocage de l'accord de Pretoria
Un
des plus grands partis de l'opposition
non armée en RDC - l'UPDS - a appelé lundi à Kinshasa toutes les
parties impliquées aux négociations congolaises à respecter toutes
les
décisions qui seraient prises pour ne pas faire "plonger le pays
dans
une tragédie"."Si les décisions qui seront issues du dialogue ne
sont pas
respectées, le pays sera plongé dans une tragédie aux conséquences
graves et inimaginables", a déclaré le secrétaire général adjoint
de
l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Olivier
Kabangu, lors d'une conférence de presse.
L'UDPS
est dirigée par Etienne Tshisekedi, le plus ancien des
opposants congolais qui dispute une vice-présidence de la
République
réservée à l'opposition politique, aux termes de l'accord de
Pretoria
signé
le 17 décembre 2002. M. Kabangu a estimé que le leader de son
parti représente "une
meilleure garantie" pour la réussite de la transition dans le
pays,
soutenant que pour M. Tshisekedi, cette vice-présidence convoitée
par
huit autres candidats "est un mérite" pour son combat mené contre
les
dictatures depuis 1980.
Selon un autre proche de l'opposant congolais, Me Joseph Mukendi,l'UDPS
a déjà entamé des négociations avec d'autres partis de
l'opposition pour obtenir un consensus autour de M. Tshisekedi.
Mais déjà samedi, un regroupement des partis de l'opposition
politique avait désigné à Kinshasa M. Arthur Zaidi Ngoma pour
occuper
ce
même poste de vice-président de la République pendant la
transition, à la veille de la reprise à Pretoria des travaux de la
dernière plénière des négociations inter congolaises. Les
institutions de la transition, destinées à mettre fin au
conflit armé qui déchire l'ex-Zaïre depuis août 1998, doivent être
mises en place à l'issue de ces dernières négociations politiques.
L’option va –t-en guerre de Joseph Kabila oblige le ministre des
Finances à démissionner pour des dépenses militaires
Le ministre des Finances et du Budget de la République
démocratique du Congo (RDC), Freddy Matungulu Mbuyamu, a
démissionné de son poste pour "avoir refusé d'ordonner
d'importantes dépenses militaires extrabudgétaires", a révélé
mercredi à la presse un
de ses proches. "M. Matungulu Mbuyamu a présenté sa démission -
acceptée par le
chef de l'Etat - pour avoir refusé d'ordonner d'importantes
dépenses
militaires extrabudgétaires", a souligné cette source, sous
couvert
d'anonymat.
L'ancien ministre de RDC, arrivé vendredi à Lubumbashi (Katanga,
sud-est) pour y défendre le projet de budget de l'Etat pour
l'exercice
2003 - approuvé auparavant par le conseil des ministres - a été
rappelé à Kinshasa le lendemain dans la nuit par "la hiérarchie".
"Amené
précipitamment au siège du Comité de sécurité d'Etat et
privé de toute possibilité de communication avec ses proches, il a
subi un interrogatoire serré et reçu l'ordre d'autoriser les
dépenses
concernées", indique la source. Citant M. Matungulu, cette source
précise que l'exécution de cet
ordre aurait mis en difficulté le programme économique du
gouvernement
qui bénéficie, depuis juin 2001, d'un soutien technique et
financier
des institutions de Breton Wood. Lundi, le ministre de la
Communication et de la Presse et
| | | |