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Kinshasa

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POLITIQUE

05.11.2006 Kinshasa à l’heure de l’écologie

Il y a près de deux semaines un collectif des Ong dénommés « SOS Kinshasa » oeuvrant en faveur de l’écologie et du développement de la ville de Kinshasa a organisé une marche dans la capitale. L’objectif de celle-ci, protester contre vérité des certains espaces publics dans la capitale. Ces Ong, en effet, protestent contre la vente d’une partie de jardin Botanique et Zoologique de Kinshasa, d’une partie de l’athénée de la Gombe, du déboisement et de la vente de l’espace en face du palais du peuple, de l’ex tembe na tembe…Selon les responsables de « SOS Kinshasa » ces espaces seraient vendus par les mandataires de l’Etat ayant en leur charge, la question des espaces des domaines des espaces vendus. Apres l’organisation de la marche, une délégation de « SOS Kinshasa » a été reçue par le Vice Président Yerodia A.N. (responsable du secteur de la reconstruction au sein du gouvernement). De cette rencontre serait sortie la décision de démolir toutes construction sur les cites encre minés, la rétrocession de ceux-ci à l’Etat congolais. Ces décisions n’ayant pas été confirmées par la voix autorisée, seul l’avenir pourra confirmer ou non ces informations. Entre temps, le collectif « SOS Kinshasa » entend intensifier ses activités en vue de protéger les espaces publics et d’éduquer la populations par rapport aux exigences écologiques, ce qui constituent l’un des défis des cites modernes.

14.05.2004 Une société sud-africaine construira deux barrages
hydroélectriques en RDC

KINSHASA, 12 mai - La Société d'électricité sud-africaine "Clackson" va construire deux barrages hydro-électriques en RDC dont le coût global est évalué à 31 millions USD, a-t-on appris mercredi d'une source proche du ministère de l'Energie. Ces deux barrages seront construits à Katende, au Kasaï Occidental (centre) et à Kakobola, au Bandundu (ouest),
selon la même source. Les travaux du premier barrage, celui de Katende - dont la capacité est de 18 Mwt - nécessiteront environ 21 millions USD tandis que ceux du second ouvrage coûteront 10 millions USD. Les discussions autour de ces projets ont été au centre d'une séance de travail mardi à Kinshasa entre un responsable de Clackson et les représentants du gouvernement de RDC dont le ministre de l'Energie, Jean-Pierre Kalema. Les travaux de réalisation de ces ouvrages devraient durer 16 mois, a précisé le responsable de la société Clackson.  Ces deux barrages permettront d'électrifier la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Occidental et quelques villes de la province du Bandundu dont Kikwit.


26.02.2004 Protestant contre le RCD, Vital Kamerhe, ministre du gouvernement de transition menace de démissionner

 Le ministre de l'Information et de la Presse du gouvernement de transition en RDC, Vital
Kamerhe, a menacé mercredi de démissionner en dénonçant l'attitude des ex-rebelles du RCD-Goma. "J'envisage de soumettre la question de ma démission à la bonne attention du chef de l'Etat", a déclaré M. Kamerhe lors d'une conférence de presse à Kinshasa. "Je pourrais envisager ma démission du gouvernement de transition si le RCD-Goma - une ex-rébellion qui participe aux institutions de la transition dans le pays - persiste dans sa logique de terre brûlée prenant tout un peuple en otage et rendant impossible le fonctionnement des institutions", a ajouté le ministre, issu du précédent gouvernement congolais. Le ministre a accusé les responsables du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma) d'avoir traité le président Joseph Kabila de "sanguinaire", de "dictateur" et de "président d'un Etat voyou", dans une déclaration faite mardi à la presse pour réclamer la libération et le retour à Bukavu d'un de ses officiers, le major Joseph Kasongo. Ce dernier avait été arrêté samedi à Bukavu, capitale du Sud-Kivu (est), après la découverte d'une cache d'armes chez lui, puis transféré lundi à Kinshasa.  "Les injures contre le chef de l'Etat (qui sont) proférées par un signataire de l'accord global et inclusif,
co-rédacteur de la constitution de transition, le RCD (...) constituent une violation intentionnelle de ces instruments", a-t-il soutenu. M. Kamerhe a exigé que les autorités du RCD-Goma "retirent les injures proférées à l'endroit de la personne du chef de l'Etat et de l'Etat congolais". Il a également exigé la libération sans condition du général Prosper Nabyolwa, commandant de la 10ème région militaire basé à Bukavu, dont on est sans nouvelles depuis lundi soir, après l'attaque de sa résidence par les éléments armés du RCD-Goma. M. Kamerhe a invité ce mouvement à respecter le caractère apolitique de l'armée nationale, "sous peine de s'attirer à terme les sanctions déjà prévues en la matière par la loi sur les partis politiques en discussion au Parlement". Les relations entre la famille politique du président Kabila et l'ex-rébellion du RCD-Goma se sont détériorées début février sur des questions de nomination à lma tête des services de sécurité.


Pillage des ressources en RDC: le Rwanda accuse l'Onu de partialité 

Le Rwanda a accusé samedi les experts de l'Onu chargés d'enquêter sur le pillage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo (RDC) de "ternir l'image du Rwanda" de façon "intentionnelle". Le dernier rapport des experts des Nations unies, publié cette semaine, comprend notamment une liste de compagnies et d'individus, dont certains rwandais, accusés d'avoir pillé les richesses essentiellement minérales de la RDC. Dans un communiqué publié samedi, le gouvernement rwandais accuse le panel onusien de "n'avoir pas pu fournir de preuves par écrit pour étayer ses allégations contre des sociétés et des entités rwandaises, ceci en dépit des appels répétés de la part du gouvernement". Ce n'est qu'à la mi-septembre 2003 que des représentants du panel sont venus à Kigali pour transmettre "quelques cas" au bureau du procureur rwandais pour qu'il lance des enquêtes, affirme le communiqué. "Etant donné que le panel a produit son rapport moins d'un mois après son passage, il est évident qu'une fois arrivé chez nous, le panel n'était pas très loin d'avoir achevé son rapport", ajoute le communiqué, affirmant que le Rwanda a été privé de la possibilité de terminer sa propre enquête avant la publication du rapport final. "Nous protestons énergiquement contre cette tentative intentionnelle de ternir l'image du Rwanda, tout en le privant de la possibilité de se défendre", poursuit le communiqué. Le Rwanda accuse en outre les experts d'avoir évité, à dessein, les contacts sollicités par les autorités rwandaises, tout en ayant gardé des contacts réguliers avec le gouvernement congolais. Le pillage des ressources naturelles de la RDC a alimenté la guerre dans ce pays de 1998 et 2003, qui a fait près de trois millions de morts. Au plus fort du conflit, les armées de sept pays et de multiples groupes armés se sont affrontés. Selon le dernier rapport des experts de l'Onu, le pillage continue d'alimenter des violences malgré la fin officielle  du conflit.

Diamants :La fraude fait perdre 450 millions d'USD par an au Trésor public congolais

 La fraude dans le secteur du diamant
artisanal entraîne un manque à gagner annuel de l'ordre de 450 millions d'USD pour le Trésor public, a déclaré jeudi le ministre congolais des Mines, Eugène Diomi Ndongala, à l'AFP. "La fraude la plus importante est celle qui se fait par la République du Congo dont les exportations de diamants ont atteint, en 2001, 5.409.820 carats évalués à 223,848 millions de dollars", a affirmé le ministre. Selon M. Diomi Ndongala, les informations fournies par le Conseil supérieur du diamant (HRD) basé à Anvers indiquent également que des diamants en provenance de Mbuji-Mayi (Kasaï oriental - centre) sont
transportés frauduleusement vers Dubaï et l'Ile Maurice, avant
d'atteindre les tailleries indiennes. Les gemmes extraites des mines du Nord-Oubangui (Equateur) partent vers la République centrafricaine voisine, tandis que celles de Kisangani (Province Orientale) sont en totalité acheminées vers Tel-Aviv, via l'Ouganda, le Burundi et le Rwanda, selon le HRD.
Le vol et la fraude, "constatés par les différentes autorités du pays
depuis l'époque coloniale jusqu'à ce jour s'étendent également au coltan, à la cassitérite (principal minerai d'étain), au béryl et à l'hétérogénite (un hydroxyde)", a assuré le ministre des Mines.
Le secteur minier, "épine dorsale" de l'économie congolaise, a généré
en moyenne, entre 1991 et 2000, 72,5% des recettes globales d'exportation contre 12,24% pour le secteur des hydrocarbures, a noté Eugène Diomi Ndongala. Pour le ministre des Mines qui entend "relever son secteur", le rétablissement de la paix et de la stabilité politique, la politique
minière en vigueur, consacrée par le nouveau code minier, ainsi que
l'assainissement du cadre macro-économique national - effectif depuis mai 2001 - constituent les "remèdes préalables", a-t-il assuré.

Kikaya Bin Karubi et les syndicalistes de la Rtnc se trouvant devant l’organe de la loi, c’est bien une première dans les annales du 4ème Pouvoir.

Shango Mpania, délégué syndical principal de la Radio-télévision nationale congolaise (Rtnc), est en détention provisoire depuis mercredi dernier au Centre pénitentiaire et dé rééducatión de Kinshasa (Cprk). Une détention qui fait suite à une plainte déposée, depuis le 20 mars 2003, au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Gombe par le ministre de la Communication et presse, Kikaya Bin Karubi, par vole de son avocat conseil, Me Bootoko N’kelly, du cabinet Kabuta et Ngondji. Sont également poursuivis pour la même plainte, Gusonega, Batudianga, Soki Muanda, Richard Katala, Nkanza Nlandu, Mantuata, Mvidia, Basitua, tous agents de la Rtnc et revêtus de la qualité de délégué syndical. Dans sa plainte datée du 20 mars, Me Bootoko explique que ces personnes, qu’il dit non autrement identifiées mais (...) prétendant agir au nom des travailleurs de cette entreprise publique (Ndlr: la Rtnc), se sont rendus coupables d’imputations dommageables à l’endroit de son client, Kikaya; à travers un mémorandum date du mois de mars 2003 et qu’ils ont adressé à plusieurs autorités de la RDC dans lequel, ils sollicitent le limogeage ou la démission du ministre de la Communication et presse. Il en veut pour preuve les allégations faites à travers certains passages de leur mémo, sans preuve, où tes syndicalistes de la Rtnc affirment que le ministre vient de détourner deux émetteurs TV Radio 1 KW et 500 W du lot des équipements que la République a acquis pour la Rtnc avec la complicité de Tshibala qu’il a nommé ADT intérimaire.

Les syndicalistes font également état de l’esprit mercantile du ministre et de son cabinet, sans aucune qualification en matière audiovisuelle, (qui) s’est plus qu’illustré dans la perception et le détournement des recettes des contrats du loyer du patrimoine de la Rtnc. Ils affirment, enfin, que le ministre a dilapidé l’argent du trésor au profit de son ancien employeur sud-africain (avec commission) plus d’une fois. La couverture du Dialogue intercongolais à Sun City et du Discours-bilan du chef de l‘Etat au Parlement à Lubumbashi en sont une indication. Estimant que ces propos sont de nature à nuire à son client, Me Bootoko affirme que le mémo des syndicalistes de la Rtnc dépasse les limites d’une démarche syndicale et réalise l’infraction de droit commun d’imputations dommageables (diffamation) prévue et punie par l’article 74 du Code Pénal Livre II et qu’en sa qualité (Ndlr: Kikaya) de citoyen, de père de famille et d’homme d’Etat, il se réserve le droit de solliciter les dommages intérêts pour réparation du préjudice subi. Et au cabinet du ministre Kikaya, on soutient que la plainte qu’il a déposée ne l’est nullement en sa qualité de membre du gouvernement, mais bien en tant que citoyen congolais comme tout les autres. Abordés jeudi dernier au Palais de la justice, les délégués syndicaux ont tenu à préciser certains faits. Nous n’avons pas de problème particulier avec l’Individu Kikaya, mais c’est un problème purement professionnel qui nous oppose à lui, a réagit Richard Kalala, rapporteur de la détention syndicat. Celui-ci, appuyé par certains de ses collègues, a également soutenu que, quant aux faits leur imputés, ils continuent à soutenir leur mémo en vue d’améliorer les salaires des agents dont le directeur touche 12.000 Fc par mois. C’est ainsi que, dans leur démarche actuelle au Parquet général de Grande instance de la Gombe, ils espèrent, avec leur défense, désaisir le parquet au profit d’un tribunal de travail.


Jean-Claude Kamanga et Jonas-E | Le Révélateur

La Monuc et l'Afrique du Sud commises à la sécurité du Rcd-Goma à Kinshasa

Le Comité de suivi international recommande à Kabila de garder le "momentum" au risque de voir se créer des forces centrifuges. Le Comité de suivi internationale refuse de se substituer à la Commission de suivi (nationale)  Ainsi que l'avait annoncé Le Potentiel, en exclusivité, dans son édition 2802 du jeudi 17 avril, le président de la République et président de la Commission de suivi de l'Accord, Joseph Kabila, a échangé avec les ambassadeurs des pays et organisations membres du Comité de suivi international. C'était hier dans la banlieue Est de la capitale.  La rencontre, la toute première de la longue série avait pour but d'évaluer le niveau d'exécution de l'Accord global et inclusif qui balise désormais le processus de pacification et de normalisation en République démocratique du Congo. Des sources proches de la présidence de la Commission de suivi et du Comité de suivi international ont indiqué au Potentiel qu'après avoir salué la promulgation de la Constitution de transition, la prestation de serment par le président de la République et la promulgation de la loi portant amnistie pour faits de guerre, les interlocuteurs de Kabila l'ont encourage à garder le « momentum ». En d'autres termes, il devrait conserver l'élan ainsi imprimé au processus, pour ne pas laisser l'opportunité aux forces centrifuges de saper l'édifice en construction. Le Comité de suivi international a exhorté le président de la Commission de suivi à ne pas contrarier le calendrier de mise en place des institutions et de leurs animateurs. En outre, l'occasion était fort belle pour mettre les points sur les « i ». Ainsi, les deux parties ont rappelé, au cours de leurs entretiens, les rôles respectifs de la Commission de suivi et du Comité de suivi international. Ils ont convenu que le Comité de suivi international ne doit en aucun cas se substituer à la Commission de suivi. Par conséquent, le Comite international n'aura pas à prendre des initiatives en lieu et place de la Commission. Ses interventions ne surviendront que pour harmoniser les vues avec cette dernière. Au chapitre des retombées de la première réunion de travail entre la Commission de suivi et le Comité de suivi international de l'Accord global et inclusif, il importe de noter l'unanimité qui s'est dégagée dans les deux camps pour pousser le Rcd/Goma à s'impliquer sans délai dans le processus de normalisation. Pour ce faire, le Comité de suivi international assure qu'il travaille beaucoup dans ce sens. Autres résultats de la journée d'hier: la Monuc a obtenu de la hiérarchie l'aval d'affecter provisoirement une unité de ses éléments à la sécurisation des responsables du Rcd/Goma, qui en on tant besoin pour exercer à Kinshasa. Dans la foulée, le représentant de l'Afrique du Sud a annoncé que son pays est prêt à donner des éléments armés qui constitueraient ce contingent de sécurité. Concernant la situation explosive de l'Ituri, le président de la République s'est engagé à positionner un détachement de la Police nationale à Bunia et ce, au lendemain du retrait prochain de troupes ougandaises de cette ville martyre afin d'y assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Pour tout dire, la première rencontre entre le président de la Commission (nationale) de suivi et les ambassadeurs des pays organisations membres du Comité de suivi international montre à quel point la responsabilité de réussir la transition incombe au premier chef aux Congolais. A eux maintenant de jouer.

Violences : Clôture des travaux de la Commission de Pacification de l'Ituri

La Commission de Pacification de l'Ituri (CPI), mécanisme de l'accord de paix Ouganda-République démocratique du Congo (RDC) a clos ses travaux lundi soir, a annoncé mardi la
Mission des Nations unies en RDC (MONUC) dans un communiqué. La CPI, regroupant des représentants de tous les mouvements armés,
de la société civile, des gouvernements de la RDC et de l'Ouganda ainsi que la MONUC, a consacré 10 jours à rechercher les mécanismes
susceptibles de ramener la paix dans cette riche région du nord-est de
la RDC. Un projet de mécanisme intérimaire - dont une administration et un exécutif - pour l'administration provisoire a été adopté "en attendant l'installation du gouvernement de transition en République démocratique du Congo et sera présidé par un des numéros 2 de la MONUC, Behrooz Sadry. Les 177 participants ont élu à la majorité le Coordinateur principal de l'Organe exécutif intérimaire, Emmanuel Leku Apuobo de Mambasa, et ses 4 adjoints respectivement des territoires Irumu, Mahagi, Djugu et Aru, assurant ainsi la représentation de toute l'Ituri, précise le communiqué de la MONUC.  Les ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations unies, de trois pays membres non permanents - Angola, Cameroun, Guinée - ainsi que de la Belgique et du représentant
spécial de Kofi Annan en RDC, Amos Namanga Ngongi, ont assuré la CPI
du soutien de la communauté internationale.  L'ambassadeur d'Angola a salué la déclaration du président
ougandais, Yoweri Museveni, de retirer ses troupes de l'Ituri le 24
avril 2003.

La Monuc est formelle :  Les agressions du RCD bloquent le désarmement des groupes armés

Les agressions du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) dans l'est et le nord-est de la RDCongo, bloquent le processus de désarmement des groupes armés, a déclaré
mercredi à l'AFP à Kinshasa le commandant des forces de la Monuc, le
général Mountaga Diallo.  "Les attaques menées par le RCD sur des localités -notamment du Nord et du Sud-Kivu- stoppent le processus de DDRRR (démobilisation, désarmement, rapatriement, réintégration, réinsertion) des Interahamwe et des ex-FAR (Forces armées rwandaises), l'un des volets de l'accord de Lusaka", a souligné le général Diallo.  "Alors que nous étions en contact avec des groupes de plusieurs centaines de candidats à la démobilisation, les combats dans l'Est nous ont fait manquer à plusieurs reprises les rendez-vous avec eux",
a expliqué l'officier supérieur sénégalais.
Le commandant des forces de la mission onusienne a particulièrement dénoncé l'attaque et la prise par la rébellion, soutenue par le Rwanda, de Bunyatenge (Nord-Kivu) "qui a totalement stoppé l'expérience de Lubero, où des milliers d'ex-FAR étaient prêts à entrer dans le processus de désarmement volontaire".  "Nous avons déposé des plaintes auprès du RCD qui a rétorqué qu'il voulait sécuriser ses positions", a indiqué le général Diallo ajoutant qu'"à ce jour, le bilan du DDRRR est décevant". Le DDRRR, un des volets de l'accord de Lusaka entre les belligérants en République démocratique du Congo, prévoit le désarmement volontaire et le retour vers le Rwanda des ex-FAR et des
miliciens Interahamwe, dont la présence en RDC est considérée par
Kigali comme une menace pour l'intégrité de son territoire.  Le retour de ces éléments au Rwanda est une clause à la charge du gouvernement congolais dans l'accord de paix, signé fin juillet à
Pretoria entre Kigali et Kinshasa, et qui prévoit pour le gouvernement
rwandais le retrait total de ses troupes de la RDC. L'Union européenne et la France ont contribué, à hauteur de
plusieurs millions d'euros, à l'inst
allation de centres d'accueil, dont celui de Lubero, dans l'est de la RDC. Une source militaire, qui a requis l'anonymat a assuré  à Kinshasa que lors de combats récents à Mbingi et Kitchanga (Nord-Kivu) 250 morts avaient été "formellement identifiés comme étant des Rwandais". "Certains, des Hutus rwandais, avaient fait partie des démobilisés et rapatriés, il y a quelques mois, dans le cadre du DDRRR", a affirmé
la source.

Sommet du Cap sur la R.D.Congo: les présidents congolais, rwandais, ougandais, tanzanien, zambien et mozambicain seront  présents

 Le président rwandais Paul Kagame doit se rendre
mercredi au Cap (Afrique du Sud) pour participer à un sommet organisé par son homologue sud-africain, Thabo Mbeki, sur la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris mardi auprès de la présidence rwandaise. M. Mbeki a également invité à participer au sommet du Cap ses homologues ougandais, Yoweri Museveni, congolais, Joseph Kabila, tanzanien, Benjamin Mkapa, zambien, Levy Mwanawasa et mozambicain, Joaquim Chissano, selon la présidence rwandaise.
L'ordre du jour de ce sommet n'a pas été officiellement communiqué.
"Nous demandons qu'au moins, en ce qui concerne la RDC, elle respecte l'accord de Pretoria et cesse de soutenir les ex-FAR (Forces armées rwandaises, ancienne armée hutue) et les interahamwe (extrémistes hutus)", a indiqué  le conseiller du président Kagame pour la sécurité, Emmanuel Ndahiro. Kigali a signé en juillet dernier dans la capitale sud-africaine un
accord de paix avec Kinshasa.
Le Rwanda affirme, conformément à cet accord, avoir depuis retiré en octobre dernier ses troupes de l'ex-Zaïre, mais accuse le gouvernement congolais de n'avoir pas rempli sa part du contrat, à savoir désarmer et démobiliser les ex-Forces armées rwandaises et les milices hutues interahamwe impliquées dans le génocide de 1994.
Le gouvernement rwandais accuse également l'Ouganda de ne pas vouloir
se retirer du territoire congolais, contrairement aux engagements pris, et de s'y être allié avec les "forces génocidaires". Entre 2.000 et 4.000 soldats ougandais sont toujours présents dans le
nord-est de la RDC, où ils ont pris début mars le contrôle de Bunia,ville auparavant aux mains de l'Union des patriotes congolais (UPC),
favorable à Kigali.Lors des commémorations du neuvième anniversaire des massacres de 1994, M. Kagame a démenti lundi que les soldats rwandais soient retournés en RDC, mais a prévenu qu'ils étaient prêts à le faire en
cas de menace sur la sécurité du Rwanda à partir de l'est de la
RDCongo."Nous espérons que nous n'aurons pas à retourner au Congo, mais nous avons déjà clairement dit qu'en cas de menace de la part des interahamwe, nous devrions intervenir", a dit M. Ndahiro . 

Massacre en Ituri : 1000 morts en trois heures. Les Nations Unies doivent réagir.

Le ministre congolais des droits humains,Ntumba Luaba a déclaré dimanche que la Mission des Nations unies en RDC (MONUC) devait poursuivre son enquête sur les massacres qui
auraient fait un millier de mort en Ituri (nord-est)."La MONUC qui a déjà réuni une somme d'informations sur ces massacres, doit poursuivre rapidement son enquête afin que les auteurs ne restent pas impunis", a insisté Ntumba Luanba joint à Bunia où il participe aux travaux de la Commission de paix de l'Ituri (nord-est de la RDC). Selon des témoignages recueillis par la MONUC, 966 personnes membres de la communauté des Hema, ont été "sommairement exécutées" par des assaillants de l'ethnie Lendu dans un quinzaine de petits
villages jeudi à quelque 80 kms au nord de Bunia.  Dimanche soir, des représentants à Kinshasa de la communauté Hema qui avaient pu joindre sur place des parents par "phonie" (radio BLU) ont dénoncé "une instrumentalisation de quelques Lendu +poussés en avant+ par l'UPC et les soldats rwandais". "Il ne s'agit pas d'un massacre inter-ethnique, mais d'une
opération téléguidée par le Rwanda  pour semer la terreur et bloquer l'avancée de la paix en Ituri", a déclaré l'un de ces responsables qui a requis l'anonymat. L'Union des Patriotes Congolais (UPC) de Thomas Lubanga, nouvellement allié au Rassemblement congolais pour la démocratie-Goma (RCD) militairement soutenu par le Rwanda est le seul mouvement à
s'être opposé, début mars, à la signature d'une trêve entre tous les belligérants qui combattent en Ituri. En revanche Kampala et Kinshasa, signataire de l'accord de Luanda
qui prévoit la pacification de cette région et le retrait total, le 24 avril, des troupes ougandaises, ont trouvé un accord pour éviter de futurs affrontements et rallié les nombreux "seigneurs de guerre" qui évoluent en Ituri.  Dans le cadre des travaux, entamés samedi, de la Commission de pacification de l'Ituri, volet politique de l'accord de Luanda, la
MONUC a détruit dimanche à Bunia (nord-est) plus d'un millier de mines anti-personnel et anti-chars, a indiqué Ntumba Luaba . "La MONUC a détruit 1.350 mines anti-personnel et 35 mines anti-chars découverts dans des entrepôts de l'UPC (Union des Patriotes
congolais)", a précisé le ministre des Droits humains.  C'est la seconde fois en moins de 6 mois que des mines anti-personnel sont découvertes dans le nord-est de la RDC alors que
depuis le début du conflit armé qui, depuis 1998, a impliqué dans cette région deux pays agresseurs - l'Ouganda et le Rwanda - et plusieurs rebellions armées, jamais ces armes n'avaient été utilisées.


Homme politique congolais :Freddy Kibassa Maliba est mort à Bruxelles

Frédéric Kibassa Maliba est décédé hier vendredi à Bruxelles de suite d’une longue maladie. La nouvelle est tombée comme un couperet au moment où la population jubilait à la suite de la promulgation par le chef de l’Etat de la nouvelle constitution de la transition. Originaire du Katanga. Kibassa est né à Lubumbashi le 28 décembre 1939. Il fait ses études primaires et secondaires dans sa ville natale. Il fréquente ensuite l’université officielle du Congo, toujours à Lubumbashi. Il suit des cours de préparation à la carrière diplomatique. De 1965 à 1966 il est ministre, provincial de l’Education nationale. Elu Député de Lubumbashi en 1970 et en 1975, il fait sa rentrée en 1979 au Gouvernement comme Commissaire d’Etat aux Sports et Loisirs. Il fit partie de treize parlementaires qui on défié le régime de Mobutu en 1982. Membre fondateur de l’Upds, il connut les pires sévices de la dictature mobutienne. Président de l’Usoral, il se brouilla finalement avec son ancien compagnon de lutte en la personne d’Etienne Tshisekedi et devint Ministre de Kabila des Mines. Kibassa manqua de prendre date avec l’histoire en participant au dialogue intercongolais comme simple observateur.

 KOK | La Référence Plus

Accueil sans enthousiasme à Kinshasa de la fin du dialogue
intercongolais


La population de Kinshasa a accueilli sans enthousiasme la fin, mercredi à Sun City, du dialogue intercongolais et l'adoption des textes consacrant la "transition" en dépit de la
retransmission en direct de la cérémonie par une chaîne de télévision privée. Aucun youyou n'a été entendu comme c'est l'habitude en pareille circonstance au point que l'événement est passé presque inaperçu aux yeux des Kinois. "La paix pour moi commencera avec l'arrivée effective dans la capitale de tous les belligérants du conflit congolais", a estimé
Paulin, qui termine des études de sciences économiques de l'Université de Kinshasa (Unikin).
   Paulin a du mal à croire à l'application de cet accord. Il affirme que "beaucoup d'accords" ont été signés sur la crise en République démocratique du Congo (RDC) sans qu'un seul n'en soit appliqué à la lettre, faisant implicitement allusion aux accords antérieurs dont ceux sur le retrait des troupes ougandaises et rwandaises.  Même sentiment pour Pitshou, étudiant à l'Institut facultaire des sciences de l'information et de la communication (IFASIC), qui
s'interroge sur les chances d'application des résolutions issues de ce forum national.
   "Ils (chefs rebelles) ne viendront pas de si tôt ici parce qu'ils savent ce qui les attend à Kinshasa...", martèle l'étudiant avec conviction, ajoutant que les politiciens ne sont pas à leur premier accord qu'"ils ne respectent guère".  Vendeuse de friperie au grand marché de Kinshasa, Marie - qui a "entendu parler" de la fin de ces négociations intercongolaises -
espère quant à elle se rendre vite à Kisangani (nord-est), où vit son père qu'elle n'a pas vu depuis près de cinq ans, le pays étant déchiré par la guerre depuis 1998.  "Sun City ne sera pas le dernier round", estime pour sa part un opposant, affirmant parler au non des "exclus" dans les pourparlers intercongolais d'Afrique du Sud. M. Christian Badibangi qui préside
l'Union socialiste congolaise (USC) craint que l'attribution du portefeuille de la Défense au RCD/Goma - soutenu par le Rwanda - ne vienne porter un coup fatal à la réunification du pays.  Il rappelle que, dans un passé récent, sous le président Laurent-Désiré Kabila, le poste de chef d'état-major général des Forces armées congolaises (FAC) avait été confié à James Kabarehe, aujourd'hui à la tête de l'Armée patriotique rwandaise (APR).


Accord sur l'armée :  le RCD affirme être le seul à avoir signé l'accord sur l'armée

La principale rébellion en République démocratique du Congo (RDC), le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, soutenu par le Rwanda) a affirmé dimanche être le
seul mouvement à avoir signé dans la nuit un accord sur la composition de la future armée congolaise. "C'est pour donner une chance à la paix que le RCD a signé l'accord, malgré ses imperfections", a annoncé le secrétaire-général de cette rébellion, Azarias Ruberwa.  Il n'a pas précisé le contenu de cet accord, signé dans la nuit du samedi à dimanche près de Pretoria, en Afrique du Sud.  Selon le représentant du RCD en Afrique du Sud, Thomas Nziratimana, ce mouvement de rébellion obtiendrait à l'issue de cet accord "seulement trois des 16 postes militaires les plus élevés", contre cinq au gouvernement et quatre au Mouvement pour la libération du Congo (MLC).Le RCD figurait parmi six parties en conflit en RDC - les autres étant le gouvernement, le RCD-ML (mouvement de libération), le RCD-N
(national), le MLC et les milices Maï-Maï - à avoir négocié cet accord au cours de la semaine passée.  "Ils se sont entendus sur les principes de base", a affirmé samedi soir à Pretoria le co-médiateur du dialogue inter-congolais, Sydney Mufamadi. "Certains ont encore besoin de temps pour consulter leurs directions". M. Mufamadi a précisé que l'accord pouvait être signé jusqu'à la session finale du dialogue inter-congolais (ICD) à Sun City dans le nord-ouest de l'Afrique du Sud, mardi prochain.  D'après M. Ruberwa, les autres parties concernées soit s'étaient absentées de la salle pour la signature, soit avaient effectivement
estimé qu'il fallait consulter leurs présidences respectives avant  Le secrétaire-général a également affirmé que la délégation du RCD "sera bel et bien à Sun City lundi" pour la séance plénière devant approuver un accord censé mener à la mise en place des institutions de transition en République démocratique du Congo (RDC).  Cette participation à la séance plénière se fera, toujours d'après M. Ruberwa, "en dépit du climat de reprise des hostilités par les milices Maï-Maï, les extrémistes hutus rwandais, les troupes du gouvernement de Kinshasa et l'armée ougandaise de Bunia (nord-est) à Moba (sud-est)".  Ces dernières semaines tous les belligérants en RDC accusent les autres parties de chercher à relancer la guerre dans l'est du pays.


Burundi-RDCongo:Naufrage sur le lac Tanganyika: sept nouveaux rescapés en Tanzanie


Sept passagers du bateau congolais qui a coulé dans la nuit de vendredi à samedi sur le lac Tanganyika ont été retrouvés mardi dans un hôpital de Kigoma (Tanzanie), a indiqué un
responsable administratif à Uvira (RDC). "Sept personnes, qui étaient embarquées à bord du Kashobwe, se trouvent dans un hôpital de Kigoma", a annoncé  Edouard Madjalibu, administrateur du territoire d'Uvira, un port congolais proche de la frontière burundaise.
   "Elles ont été recueillies par des pêcheurs tanzaniens, qui les ont conduites vers cette ville comme on nous l'a notifié tout à l'heure", a-t-il indiqué par téléphone. Cela porte à 48 le nombre de survivants du naufrage. Entre 130 et 200 personnes étaient à bord de ce bateau qui faisait la navette régulière entre deux villes congolaises, et qui a fait naufrage dans les eaux territoriales burundaises, entre le Burundi et la République Démocratique du Congo (RDC). "Nous n'avons pas de détails sur leur sauvetage pour l'instant, mais cela peut signifier que d'autres passagers ont été recueillis ailleurs" a-t-il ajouté."Cela suscite de l'espoir, on va peut-être retrouver d'autres survivants", a souligné le responsable administratif. Entre 150 et 200 personnes se trouvaient à bord de ce bateau selon l'armée burundaise, entre 130 et 150 personnes sans compter les enfants selon l'administrateur d'Uvira. Le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), la rébellion qui contrôle la rive occidentale du lac Tanganyika, avait indiqué lundi que le naufrage avait fait 109 morts.


Accord de cessez-le-feu en Ituri mais sans Thomas Lubanga, l'un des principaux protagonistes

Un accord de cessez-le-feu dans le district de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a été signé mardi à Bunia par plusieurs mouvements
politico-militaires proches de l'Ouganda et de Kinshasa, a-t-on appris
mercredi de source onusienne.  Mais l'accord n'a pas été signé par l'Union des patriotes congolais (UPC), une petite rébellion qui se bat actuellement contre l'armée ougandaise dans cette région, dans laquelle se trouve Bunia.  La Mission de l'ONU en RDC (MONUC) a annoncé, dans un communiqué transmis à l'AFP, que "six parmi les sept groupes politico-militaires actifs dans la région de l'Ituri ont signé ce mardi 18 mars 2003 un accord de cessation des hostilités".   Selon la MONUC, les signataires de l'accord sont le Rassemblement congolais pour la démocratie-Mouvement de libération (RCD-ML, mouvement politico-militaire proche de Kinshasa), le Parti pour l'unité et la sauvegarde de l'intégrité du Congo (PUSIC), le Front des
nationalistes et des intégrationnistes (FNI) et le Front populaire
pour la démocratie au Congo (FPDC) - ces trois derniers groupes appartenant à trois groupes ethniques, respectivement les Hema, les Lendu et les Alur -, et deux milices Lendu.  La MONUC a également annoncé que "seule l'Union des patriotes congolais (UPC) n'a pas participé à cette cérémonie et a demandé plus de temps pour examiner l'accord". Le chef de l'UPC, Thomas Lubanga, a déclaré mercredi par téléphone de l'Ituri où il mène des opérations de guérilla contre l'armée ougandaise depuis l'expulsion le 6 mars des troupes de l'UPC de Bunia
par les Ougandais, qu'il n'a aucune intention d'adhérer à l'accord
signé mardi. M. Lubanga a par ailleurs affirmé que les combats entre l'UPC et l'armée ougandaise dans la région de Fataki (au nord de Bunia) avaient duré toute la journée de mardi et continuaient mercredi matin.

Pretoria 4 : Constitution, sécurité: la RDC se dote d'outils pour lancer sa transition

Le dialogue inter congolais de Pretoria a
adopté jeudi un projet de Constitution et des arrangements militaires et de sécurité visant à permettre le démarrage de la transition
démocratique en République démocratique du Congo (RDC), au sortir de
quatre ans de guerre. Les délégués du gouvernement, des rébellions, de milices, de l'opposition et de la société civile, signataires en décembre d'un accord de partage du pouvoir pour une transition de deux ans menant à des élections démocratiques, ont signé jeudi soir au terme de 11 jours de pourparlers deux documents visant à rendre cet accord "opérationnel".   "Il est temps que vous preniez en charge votre peuple et votre histoire", a lancé en session finale le médiateur principal Moustapha Niasse, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu Kofi Annan sur la RDC. "Si Dieu le veut, cela (ces documents) doit mener à des élections dans deux ans". L'"avant-projet de Constitution de la transition" adopté jeudi
codifie le partage du pouvoir agréé en décembre, et le "mémorandum sur
l'armée et la sécurité" couvre l'intégration de la police, de l'armée, et les dispositions de sécurité pour les responsables politiques pendant la transition, avec l'appel à une force "neutre"
internationale.
Avec la menace, pendant quelques heures jeudi, de retrait du dialogue d'un mouvement rebelle, une ombre a pesé jusqu'au dernier moment sur la signature. Le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, rébellion soutenue par le Rwanda), qui a finalement signé, avait annoncé qu'il suspendait sa participation au dialogue, pour protester contre des combats à Bunia (nord-est) impliquant armées congolaise et ougandaise
contre un petit groupe rebelle.
L'armée ougandaise, qui en vertu d'un accord Kinshasa-Kampala doit se retirer de RDC au 20 mars, revendiquait jeudi la prise de Bunia."Je veux vous appeler à éviter ce qui s'est passé la dernière fois (après l'accord de décembre) quand deux jours après la signature, des hostilités ont repris à Ituri" (nord-est), a lancé M. Niasse. "Je vous supplie qu'aucune nouvelle demain, ne rapporte une reprise d'hostilités", a-t-il ajouté.   Les documents seront remis la semaine prochaine au facilitateur "officiel" du dialogue, l'ancien président botswanais Ketumile Masire. Il convoquera alors sous 15 jours des assises "finales" du dialogue dans un lieu encore à annoncer, pour adopter officiellement les textes
de Pretoria, a précisé M. Niasse. Le médiateur n'a pas évoqué de date-butoir pour la mise en place du
gouvernement de transition, mais il avait mentionné en début d'année,l'objectif de "fin mars-début avril". Un membre de la médiation estimait jeudi que cela pourrait "être aussi rapide qu'un mois". Des points à finaliser font pourtant peser un doute sur l'échéancier: ainsi les détails de l'intégration à l'armée sont renvoyés à des discussions ultérieures.  Une réunion des états-majors de l'armée, des rébellions et groupes
armés "est convoquée avant l'installation du gouvernement de
transition. Cette réunion procédera à l'élaboration d'un plan directeur pour la formation de l'armée nationale congolaise intégrée et restructurée", indique le texte.  Sur la sécurité des responsables de la transition, l'un des points les plus délicats, les parties signataires en appellent à la
communauté internationale pour "le déploiement d'une force neutre sur
autorisation de l'Onu, pour aider à assurer la sécurité générale du gouvernement et de la population à Kinshasa et dans d'autres villes-clefs". Cette force, pour laquelle aucun effectif n'est mentionné, "sera déployée pour une période limitée, afin de permettre à la police
nationale intégrée d'être pleinement opérationnelle", poursuit le
texte. La transition en RDC vise à tourner la page d'un des plus grands conflits d'Afrique, qui a laissé exsangue un de ses pays les plus riches en ressources naturelles, fait 2,5 millions de morts, et impliqué jusqu'à sept pays.



 
Aux pourparlers inter congolais de Pretoria : le RCD suspend sa participation
La rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) a suspendu jeudi sa participation aux pourparlers de Pretoria pour protester contre les combats à Bunia, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué jeudi à Kigali le Secrétaire général du RCD, Azarias Ruberwa.  "En signe de protestation (aux combats), le RCD suspend sa participation aux négociations à Pretoria", a indiqué par téléphone
depuis Goma (est de la RDC), le responsable du RCD, la plus importante
rébellion congolaise. Le RCD est soutenu par le Rwanda.  "Nous ne pouvons pas continuer les négociations avec un gouvernement qui envoie une partie aux négociations et une autre partie, les FAC (Forces armées congolaises, l'armée du gouvernement de Kinshasa), tuer la population congolaise et reprendre la guerre ", a-t-il ajouté.  Le RCD reprendra sa participation dans les négociations quand l'armée ougandaise "se retirera de Bunia, arrêtera les massacres et
les pillages et quand les FAC en feront autant", a-t-il ajouté.

Pretoria 4: vers une "force neutre" pour la sécurité des acteurs de la transition

Un consensus semblait se dégager mardi,dans le cadre des discussions de Pretoria, autour de la question d'une
"force neutre" étrangère chargée d'assurer la sécurité à Kinshasa lors
de l'installation d'un gouvernement de transition en République
démocratique du Congo (RDC). Cette force neutre de 3.200 hommes assurerait la "sécurité générale (...) jusqu'à l'établissement d'une force de police intégrée" capable d'assurer à son tour "une présence sécuritaire effective et visible", selon un document de synthèse discuté en début de semaine et dont l'AFP a eu connaissance mardi. Le document ne mentionne pas la composition de cette force, mais selon des délégués et observateurs aux discussions, elle serait vraisemblablement fournie par l'Union africaine (UA). Selon un diplomate africain, observateur aux pourparlers, une force de l'UA est "la seule solution pratique. Assembler et déployer une force des Nations Unies prendrait trop de temps". Le gouvernement insistait initialement pour que la sécurité à Kinshasa n'incombe qu'à la police, mais selon la médiation, "il n'exclut pas et est prêt à négocier l'idée" d'une force neutre. Un diplomate européen, associé aux pourparlers en tant qu'observateur, a également estimé qu'"il semble y avoir un accord en voie autour de la proposition de la médiation pour une force neutre". La "force neutre", selon le document de synthèse, devra assurer la sécurité des frontières fluviales avec le Congo Brazzaville, de l'aéroport de Kinshasa, des artères principales à l'entrée et la
sortie de la capitale, du coeur administratif et commercial de
Kinshasa ainsi que de zones désarmées dans lesquelles "la circulation et le port d'armes seront interdits". Le document de synthèse note que la Mission des Nations unies en RDC (MONUC) a actuellement la capacité de former simultanément 400 officiers de police dans deux centres distincts, ce qui signifie "qu'un premier groupe de 400 agents de police pourra, théoriquement, être déployé à Kinshasa en moins de 8 semaines" sitôt l'ordre donné. Le médiateur principal en RDC, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU, Moustapha Niasse, avait récemment misé sur une mise en place des institutions de transition "fin mars début avril". Une force de police intégrée, comprenant des éléments des divers belligérants congolais (gouvernement, rebellions, groupes armés) était l'un des éléments-clefs de l'accord de partage du pouvoir conclu le 17 décembre 2002 à Pretoria.  Cet accord vise à mener la RDC à ses premières élections démocratiques depuis 1960, par une transition de deux ans menée par un
gouvernement d'unité nationale, comprenant des représentants du
gouvernement, de l'opposition, de mouvements rebelles, de milices et de la société civile. Une trentaine de délégués représentant les divers parties signataires de l'accord de décembre sont réunies depuis huit jours à Pretoria pour concrétiser cet accord, et produire, d'ici mercredi en
principe, des textes finaux sur une constitution de transition, des
arrangements de sécurité et une armée intégrée. La session plénière était initialement prévue par la médiation le
mercredi 5 mars pour entériner les rapports sur ces trois points."Elle aura bien lieu, même si elle glisse un jour ou deux plus
tard", a estimé un négociateur du Rassemblement congolais pour la Démocratie (RCD - rébellion). Un représentant de la médiation estimait pour sa part que la plénière pourrait toujours se dérouler mercredi, en présence du médiateur principal Moustapha Niasse attendu à Pretoria mardi soir après une absence de quelques jours.

"Journée sans nouvelles" décrétée par des journalistes congolais à Pretoria
Le collectif des journalistes congolais à Pretoria a décrété jeudi une "journée sans nouvelles des négociations intercongolaises" pour exiger la levée de l'interdiction frappant une
radio communautaire, Radio Maendeleo, à Bukavu (est de la RDC), ville sous contrôle des rebelles du RCD. "Le collectif des journalistes congolais et agents de la communication accrédités auprès de la co-médiation de la crise en RDC vous écrit ce jour pour élever une protestation contre la fermeture par votre mouvement, de la Radio Maendeleo de Bukavu depuis le mois de décembre 2002", selon le communiqué adressé au chef de la délégation de la rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma) à Pretoria. Les journalistes affirment que la mesure "porte gravement atteinte à la liberté de la presse et constitue une violation flagrante des instruments internationaux auxquels la RDC est partie".  "Il s'agit là d'un reniement des engagements que vous avez pris en signant l'accord global et sans exclusive pour la mise en place d'un nouvel ordre politique respectueux des libertés et des droits fondamentaux de l'Homme dont le droit à l'information", soulignent les
journalistes. Les autorités du RCD-Goma ont reproché à la Radio Maendeleo d'avoir
donné la parole à la population pour s'exprimer au sujet d'une décision controversée prise par le mouvement sur le renouvellement de la plaque minéralogique. Le collectif précise qu'elle entend "poursuivre cette action dans les jours à venir en organisant, le moment venu, une campagne nationale et internationale des médias contre tous les prédateurs de
la liberté de la presse qui tentent d'instaurer la pensée unique". Les 12 journalistes signataires de la lettre justifient leur décision par le fait qu'ils veulent "manifester leur totale
désapprobation contre toutes les tentatives de musellement et d'intimidation de la presse par le RCD-Goma".

Après la désignation controversée d’Arthur Zaidi Ngoma : Mise en garde de l'UDPS contre le blocage de l'accord de Pretoria
Un des plus grands partis de l'opposition non armée en RDC - l'UPDS - a appelé lundi à Kinshasa toutes les parties impliquées aux négociations congolaises à respecter toutes les
décisions qui seraient prises pour ne pas faire "plonger le pays dans
une tragédie"."Si les décisions qui seront issues du dialogue ne sont pas respectées, le pays sera plongé dans une tragédie aux conséquences graves et inimaginables", a déclaré le secrétaire général adjoint de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Olivier Kabangu, lors d'une conférence de presse.  L'UDPS est dirigée par Etienne Tshisekedi, le plus ancien des
opposants congolais qui dispute une vice-présidence de la République
réservée à l'opposition politique, aux termes de l'accord de Pretoria signé le 17 décembre 2002. M. Kabangu a estimé que le leader de son parti représente "une meilleure garantie" pour la réussite de la transition dans le pays, soutenant que pour M. Tshisekedi, cette vice-présidence convoitée par huit autres candidats "est un mérite" pour son combat mené contre les dictatures depuis 1980. Selon un autre proche de l'opposant congolais, Me Joseph Mukendi,l'UDPS a déjà entamé des négociations avec d'autres partis de l'opposition pour obtenir un consensus autour de M. Tshisekedi. Mais déjà samedi, un regroupement des partis de l'opposition
politique avait désigné à Kinshasa M. Arthur Zaidi Ngoma pour occuper
ce même poste de vice-président de la République pendant la transition, à la veille de la reprise à Pretoria des travaux de la dernière plénière des négociations inter congolaises. Les institutions de la transition, destinées à mettre fin au conflit armé qui déchire l'ex-Zaïre depuis août 1998, doivent être mises en place à l'issue de ces dernières négociations politiques.


L’option va –t-en guerre de Joseph Kabila oblige le ministre des Finances à démissionner pour des dépenses militaires

Le ministre des Finances et du Budget de la République démocratique du Congo (RDC), Freddy Matungulu Mbuyamu, a démissionné de son poste pour "avoir refusé d'ordonner d'importantes dépenses militaires extrabudgétaires", a révélé mercredi à la presse un
de ses proches.  "M. Matungulu Mbuyamu a présenté sa démission - acceptée par le
chef de l'Etat - pour avoir refusé d'ordonner d'importantes dépenses
militaires extrabudgétaires", a souligné cette source, sous couvert d'anonymat. L'ancien ministre de RDC, arrivé vendredi à Lubumbashi (Katanga, sud-est) pour y défendre le projet de budget de l'Etat pour l'exercice 2003 - approuvé auparavant par le conseil des ministres - a été
rappelé à Kinshasa le lendemain dans la nuit par "la hiérarchie".
 "Amené précipitamment au siège du Comité de sécurité d'Etat et privé de toute possibilité de communication avec ses proches, il a subi un interrogatoire serré et reçu l'ordre d'autoriser les dépenses
concernées", indique la source. Citant M. Matungulu, cette source précise que l'exécution de cet
ordre aurait mis en difficulté le programme économique du gouvernement qui bénéficie, depuis juin 2001, d'un soutien technique et financier des institutions de Breton Wood. Lundi, le ministre de la Communication et de la Presse et