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POLITIQUE

08.01.2007 L'Eglise Catholique Romaine de la RDC en deuil: : Le Cardinal Frédéric ETSOU a tiré sa révérence.

Apres 16 ans de cardinalat et un long chemin de vie sacerdotale, l’Archevêque de Kinshasa, le cardinal Frédéric ETSOU NZABI BA MUNGWAMBI a tiré sa révérence de suite de maladie alors qu’il était admis dans une formation médicale en Belgique le samedi 6/1/06 à 20h50. La nouvelle est arrivée et a été rendue public par son secrétaire chancelier. Un émoi ainsi qu’une grande consternation emportent les fidèles de l’Eglise Catholique Romaine ainsi que tous les diocésains de l’archidiocèse de Kinshasa. A l’age de 77 ans, le Cardinal ETSOU originaire de la Province de l’Equateur s’est éteint laissant un héritage sacerdotal complexe et dense tant sous sa houlette diverses actions pour un recadrage efficient tant de la vie évangélique et même politique auront été enclenchés. On retiendra donc de lui à  titre exemplatif pour ce qui concerne l’assainissement et la rationalisation de la vie politique au Congo l’opération « Cris du Congo » Interpellant les acteurs politiques Congolais à se pencher aux souffrances du peuple plutôt qu’à  se satisfaire soi-même.

Le chef de l’Etat compatissant à la nouvelle

De la province du Katanga ou il se trouvait, le chef de l’état Joseph  KABILA n’est pas resté indifférent à cette triste nouvelle qui frappe à la porte de l’Eglise Catholique Romaine. Il a donc présenté ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu ainsi qu’à  tous les fidèles de l’Eglise Catholique Romaine ayant par ailleurs recommandé et instruit l’observance du deuil National le Lundi jour de l’enterrement.

06.11.2006 Clin d’œil dans le  métier l’UCOFEM

L’UCOFEM FETE SES 10 ANS

L’Union Congolaise des femmes des Media « UCOFEM » en sigle a fête samedi dernier a son siège situé sur Tombalbaye dans la commune de la Gombe son dixième anniversaire. Une meilleure occasion pour cette association qui regroupe  essentiellement les femmes des Medias de jubiler en voyant à l’enfant grandir c’est a dire leur organisation dont l’objectif primordial est de concourir a l’encadrement tant professionnel que dans le rôle des mamans ses membres. Car, il est entendu qu’aujourd’hui dans le monde le procès de l’approche jouit d’un intérêt particulier dans la mesure ou les femmes sont autant appelées a valoriser leurs compétences et capacités a l’instar de ses partenaires hommes qui leur ont depuis la nuit de temps encastres dans les schémas et velléités d’hégémonie virile. C’est pourquoi, cette association tient justement à intégrer toutes ces préoccupations qui riment à la promotion de l’approche genre, surtout dans le champ médiatique pour canaliser à éclore leurs capacités. L’occasion faisait également le larron, lors de cette manifestation à laquelle plusieurs personnalités tant politiques que des hommes des medias ont rehausse, que soit procédé au remaniement de l’équipe dirigeante de l’UCOFEM. Ladite équipe entrant en fonction et nouvellement installée est composé de 7 personnes et pilotée par Dorothée  SUEDI Présidente. Il est donc d’un grand intérêt d’encourager cette initiative de regroupement des femmes des Medias pour qu’elles en viennent à corriger les fausses opinions répandues qui empruntent les flancs et les taxent des femmes aux mœurs légères venant exhiber leur beauté à  la télévision au lieu d’être des journalistes, devant accomplir leur mission d’informer, former et éduquer. Borne fête aux tenant de l’UCOFEM et plein succès a la nouvelle équipe.

La ville de Kinshasa au temps de la pluie

La ville de Kinshasa, cette mégapole aux bastions des cultures jadis Kin la belle est devenue depuis un temps Kin la poubelle à cause des nids de poules et dos d’ânes multiples qui la jalonnent. Des tas d’immondices par ci par là , des égouts bouchés, des quartiers enclavés sans moyens de transport et autres infrastructures de base, des routes délabrés jonchées des trous telles de trichophyton de la teigne tondante, c’est le visage topographique de la ville de kinshasa. Donc d’abondants et concentrés travaux de réfectionnement doivent être entrepris pour revêtir cette ville de sa plus belle robe d’antan. S’il y a lieu d’encourager le financement des partenaires accordé au gouvernement de la transition sortant qui n’a pour sa part qu’a peine réfectionné quelques routes sélectionnées, aussi bien que les efforts de l’hôtel de ville de Kinshasa à travers les travaux de balayages, désherbages et curages ponctuels de quelques rivières, il reste cependant beaucoup à faire pour enjoliver la ville de kinshasa. Car pour contrer la pluie qui bat son plein pendant cette période, il y a nécessite en entendant l’avènement de la troisième République qui devra prendre en charge toutes ces questions que des travaux gigantesques d’ultime urbanisation de la ville soient réalisés pour que tout ne s’effondre pas et que la ville ne puisse pas ressembler à une colosse au pied d’argile vouée à la disparition. D’autant que de par en par dans la ville, le train de vie est menacé soit par l’impraticabilité des routes le cas de Selembao Kitokimosi, Ndjili CECOMAF, Binza Pompage ou le pont qui relie et conduit vers Kimbwala est en danger de s’affaisser, fermer même certains cimetières le cas de Kimbanseke dont les eaux des pluies emportent des caveaux et pierres tombales laissant ainsi a ciel ouvert les macchabées pleine décomposition, le curage régulier des rivières qui traversent la ville a cause des noyades ponctuelles lors de l’averse et même l’électrification de certain tronçons en vue d’aider les paisibles citoyens qui y sont extorqués. Bref, la ville de Kinshasa doit être assaini et reconfiguré à la dimension des villes des sociétés prométhéennes du nord, c’est possible question de volonté politique et logistique conséquente.

13.05.2004 Le volcan Nyamulagira au nord de Goma (RDCongo) en éruption
depuis samedi


Le volcan Nyamulagira, situé à une quarantaine de kilomètres au nord de la ville de Goma
(province du nord-Kivu) à l'est de la République démocratique du Congo (RDC) est entré en éruption samedi, a-t-on appris mardi de sources concordantes. "Nyamulagira est entré en éruption samedi à 05h48 (03h48 GMT)" a affirmé à l'AFP depuis Goma le vulcanologue
Célestin Kasereka, interrogé par téléphone depuis Kigali (Rwanda). "Ca a commencé samedi. Il y a des gens qui fuient leurs maisons et des troupeaux qu'on a évacués", a pour sa part
affirmé un officier stationné dans la région et ayant requis l'anonymat. "Jusqu'ici le gros de l'activité a été concentré dans le cratère principal. Une fissure s'est ouverte au nord
nord-ouest et beaucoup de cônes se sont formés. Le tout (la fissure) se dirige vers le parc (naturel des Volcans) et on fait état de nuages de cendres qui tombent vers Kichanga
(village à quelque 40 km au nord-ouest du volcan)", a expliqué M. Kasereka.Il a déploré que la situation sécuritaire dans les forêts au pied du volcan l'ait empêché jusqu'ici de se rendre sur le lieu de l'éruption. "Et l'Onu et les autorités administratives locales recommandent de ne pas y aller car il y a beaucoup de mouvements (de rebelles ou de troupes gouvernementales)" a-t-il affirmé. Plusieurs bataillons de rebelles rwandais des Forces
démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont pris position ces derniers mois dans les forêts denses de cette région et on y signale des accrochages entre ces rebelles
(qui comptent dans leurs rangs des auteurs présumés du génocide rwandais de 1994) et l'armée congolaise. Des sources militaires dans la région signalent que l'entrée en éruption de Nyamulagira a dispersé une partie de ces rebelles. Nyamulagira, qui entre en éruption au moins une fois tous les deux ans, n'a jamais menacé Goma, ville qui a pourtant
été dévastée en janvier 2002 par le volcan qui la surplombe, le Nyiragongo.


27.02.2004 Le président Kabila promet de sanctionner les fauteurs de troubles de Bukavu

 Le président de la RDC, le général-major Joseph Kabila, a promis de sanctionner toutes
les personnes impliquées dans les troubles survenus récemment à Bukavu (Sud-Kivu, est), selon son porte-parole,Kudura Kasongo. "En sa qualité de commandant suprême de l'arm ée, le chef de l'Etat a chargé une délégation d'officiers de haut rang de remettre de l'ordre dans la ville de Bukavu, (...) tous ceux qui sont liés de près ou de loin aux événements de ces
72 heures seront poursuivis et sanctionnés conformément aux lois de la République", souligne un communiqué de la présidence parvenu jeudi à l'AFP. Le président Kabila met en garde "tous ceux qui, pour des motifs inavoués, veulent faire échec au processus de paix
déjà enclenché" qui doit conduire en juin 2005 à l'organisation d'élections. M. Kabila fait allusion à la situation créée par l'arrestation à Bukavu le 21 février du major Joseph
Kasongo, un officier de l'ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), dont le transfert à Kinshasa a failli mettre à mal le processus de transition
en cours en RDC.Son arrestation, qui faisait suite à la découverte d'une cache d'armes dans sa résidence de Bukavu, avait été à l'origine de troubles dans cette localité dans la nuit de
lundi à mardi.Des soldats de l'ex-mouvement politico-militaire avaient en effet saccagé la résidence du commandant de la 10ème région militaire dans la capitale du Sud-Kivu, le général Prosper Nabyolwa. Mardi, les dirigeants du RCD avaient menacé de suspendre
leur participation à toutes les institutions de la transition si le major Kasongo n'était pas libéré. La tension a baissé d'un cran mercredi lorsque le président Kabila a décidé la libération du major Kasongo et son retour à Bukavu par l'entremise de la Mission des Nations
unies en République démocratique du Congo (MONUC). "Le président de la République invite la population congolaise et particulièrement celle du Sud-Kivu à une vigilance active afin de préserver les acquis de la paix, de la réconciliation nationale et de la réunification du
pays", souligne encore le communiqué.Il assure enfin tous les Congolais de la poursuite
"jusqu'au bout" du processus de transition.

L'Ituri: de l'or, du pétrole, de l'uranium, et 50.000 morts (ENCADRE)
L'Ituri, région du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) où des combats interethniques ont fait quelque 50.000 morts et provoqué l'exode de 500.000 autres
ces quatre dernières années, possède un sous-sol d'une grande
richesse. Mercredi, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a annoncé que l'Ituri serait le premier dossier auquel il allait s'atteler. L'Ituri, grand comme le Rwanda et le Burundi réunis et géré par des administrations rebelles rivales qui se sont pris et repris le
pouvoir, regorge d'or, de pétrole, de bois et d'uranium. Ces richesses
suscitent de nombreuses convoitises, notamment de l'Ouganda, pays frontalier accusé en 2001 par l'organisation Human Rights Watch de jouer en Ituri à la fois le rôle du pompier et celui du pyromane. La population de l'Ituri est estimée entre 4,5 et 6 millions de personnes. Les conflits constants et le mouvement des populations déplacées rendent difficile toute estimation plus précise. Les récents affrontements de Bunia ont accentué la rivalité entre les deux principales ethnies de la région, les Hema, minoritaires, et les Lendu, majoritaires. Un antagonisme qui rappelle celui existant au Rwanda et au Burundi entre Hutu majoritaires et Tutsi minoritaires. Deux groupes armés, parmi la dizaine de ceux qui comptent dans la
région, ont été accusés dans un rapport des Nations unies datant de
mi-janvier d'avoir commis des atrocités allant jusqu'au cannibalisme: le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, soutenu par l'Ouganda et aujourd'hui vice-président du gouvernement congolais de transition, et son allié, le Rassemblement congolais pour
la démocratie-national (RCD-N) de Roger Lumbala.
Le MLC, implanté dans le nord-ouest de l'Ituri, a condamné fin février dernier deux de ses hommes à perpétuité pour avoir tué des civils, et 18 autres à des peines de prison pour viol, désertion ou désobéissance.
Le procès, dans le fief du MLC à Gbadolite (nord de la RDC), s'était
ouvert après de multiples accusations visant les agissements des hommes de Jean-Pierre Bemba au cours d'une de leurs nombreuses campagnes militaires en Ituri, fin 2002. Une force multinationale d'urgence mandatée par les Nations unies a été déployée par l'Union européenne et placée sous commandement français début juin à Bunia, la capitale de l'Ituri. Il s'agissait de faire cesser les tueries qui avaient accompagné les derniers affrontements en date dans la région. Ils avaient éclaté début mai pour le contrôle de la ville, finalement reprise à des
milices Lendu par la petite rébellion de l'Union des patriotes
congolais (UPC), dominée par les Hema.

Washington salue la formation d'un gouvernement d'union en RDC

Les Etats-Unis ont salué jeudi la récente formation d'un gouvernement de transition en République démocratique du Congo (RDC), espérant qu'elle permettrait une résolution rapide du conflit qui ravage ce pays et qu'elle ouvrirait la voie pour des élections libres. "Les Etats-Unis soutiennent la formation d'un gouvernement de transition, y voyant un progrès vers une résolution pacifique de la crise au Congo qui devrait culminer avec l'organisation d'élections démocratiques", a déclaré le porte-parole du département d'Etat Richard Boucher dans un communiqué. Les noms des 35 ministres et 25 vice-ministres qui composent le gouvernement ont été annoncés lundi soir par la télévision officielle. Les ministères et postes de vice-ministres sont répartis entre groupes rebelles, gouvernement et opposition politique, sous la présidence de Joseph Kabila. Ce gouvernement est conforme à l'Accord global de gouvernement conclu le 17 décembre 2002 à Pretoria, censé mettre fin à l'une des guerres les plus meurtrières du continent africain qui, en quatre ans, a fait 2,5 millions de morts.

L'Opposition politique congolaise condamne "les offensives du Rwanda et du RCD" dans l'Est
La composante "Opposition politique" du futur gouvernement de transition en République démocratique du Congo (RDC), réclamé par divers pays occidentaux, a condamné dimanche les offensives menées, selon elle dans l'est du pays par le Rwanda et la  rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). "Des troupes rwandaises agissant sous couvert du RCD-Goma ont encore frappé à l'est de la République démocratique du Congo en dépit des accords de paix signés entre le Rwanda et la RDC à Pretoria (Afrique du sud), et des engagements pris par le RCD dans le cadre de l'Accord global et inclusif signé et endossé par toutes les parties congolaises", affirme l'opposition politique, dans une déclaration remise à la presse. Réunis à l'initiative de leur chef de file, Arthur Zahidi Ngoma, l'un des quatre vice-présidents du futur gouvernement de transition, 19 organisations et formations, mettent sévèrement en cause le RCD. "Nous condamnons avec force la duplicité du RCD-Goma, le double langage d'une composante du Dialogue intercongolais (DIC) qui poursuit des actions militaires en dépit de l'Accord global intervenu entre toutes les parties congolaises, exprimant clairement leur volonté de paix", souligne la déclaration. Exhortant "solennellement le RCD à rompre avec l'influence de Kigali", l'Opposition politique l'appelle "à s'engager avec sincérité dans la mise en oeuvre de l'accord global pour participer dans le processus de paix voulu par tous les Congolais". La composante Opposition politique "invite la communauté internationale à faire preuve de plus de fermeté à l'égard du Rwanda
et du RCD-Goma, à exiger d'eux le retrait immédiat de leurs troupes
des positions conquises après la signature de l'Acte final du Dialogue intercongolais et de prendre, si les violations persistent les sanctions qui s'imposent à l'égard de leurs auteurs. Les signataires exhortent "le chef de l'Etat et la Commission nationale de suivi qu'il préside à activer la mise en place, avant le 30 juin - jour anniversaire de l'indépendance du Congo - des institutions de la transition conformément aux engagements souscrits par les uns et les autres au titre de l'Accord global" La Commission de suivi, créée par l'accord de gouvernement de Pretoria
(17 décembre 2002) est un organe d'arbitrage pour la mise en place des
différentes institutions de la transition. La composante "Opposition politique" se déclare persuadée que "ces institutions, une fois installées, consacreront la cohésion politique du pays et permettront de soulager les souffrances de tous nos compatriotes en particuliers ceux de l'Est victimes des vélléités bellicistes rwandaises". La déclaration des 19 organisations exprime enfin sa "pleine solidarité avec nos soeurs et frères de l'Est victime de cette
nouvelle offensive militaire rwandaise et notre compassion pour toutes
les souffrances qu'ils subissent (...) au Kivu (est) et en Ituri

Portrait : Azarias Ruberwa, président et tête pensante du RCD

 Azarias Ruberwa, nouveau président du plus
important des mouvements rebelles de République Démocratique du Congo (RDC), le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD, soutenu par le Rwanda), est considéré aussi comme sa "tête pensante". Secrétaire général du RCD depuis octobre 2000, Me Ruberwa, un avocat de 38 ans, vient aussi d'être désigné par le mouvement rebelle à l'une des quatre vice-présidences du gouvernement de transition en RDC. Son parcours a été chaotique. Il a travaillé à Kinshasa au côté du
président Joseph Kabila, après avoir collaboré avec son père, le
président défunt Laurent-Désiré Kabila, qu'il a ensuite combattu. Chrétien convaincu, très apprécié par la communauté internationale, c'est Munyamulenge, Tutsi congolais, originaire des Hauts plateaux de la province du Sud-Kivu, dans l'est du pays. Titulaire d'un doctorat de droit, il travaille d'abord comme avocat à Lubumbashi, capitale de la province du Katanga (sud).
Il fait son entrée en politique en 1996 au sein de l'Alliance des
Forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), rébellion soutenue par le Rwanda qui portera Laurent-Désiré Kabila au pouvoir à Kinshasa, après avoir renversé le régime de Mobutu. Kabila victorieux, il est nommé chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères Bizima Karaha (en charge aujourd'hui de la sécurité au RCD) dans le nouveau gouvernement congolais. De 1998 à 2000, il exerce les fonctions d'adjoint au département des Relations extérieures, avant d'être nommé en octobre secrétaire général du mouvement rebelle. Il continue parallèlement à enseigner le droit dans plusieurs universités de la région, notamment à Butare (sud
du Rwanda).
Un de ses anciens étudiants se souvient de "quelqu'un qui en imposait"
même à des étudiants très turbulents, qui maîtrisait bien ses dossiers
et, surtout, qui "réussissait à nous obliger à prier avant chaque cours". Cette formation en droit ressort dans tous ses discours. Lors de la présentation du premier rapport de l'ONU sur l'exploitation
illégale des richesses de la RDC, tandis que d'autres cadres du RCD
s'exclamaient "Mais ces gens-là sont méchants", M. Ruberwa, lui, s'employait à réfuter point par point les accusations. Ses détracteurs l'accusent de vouloir toujours faire plaisir à tout le
monde, d'être "l'"homme des blancs" et, depuis quelque temps, d'être
obsédé par son propre avenir. Politiquement, il est victime de ses origines Banyamulenge, qui le font passer aux yeux de certains de ses compatriotes, en particulier à Kinshasa, pour un "Rwandais".
Très travailleur, M. Ruberwa se décrit comme quelqu'un qui ne dort
pas. On le voit parfois, lors de négociations tenues dans un grand hôtel, avaler son "repas du soir" à 2 heures du matin. Conscient que sa mauvaise maîtrise de l'anglais nuisait à ses rapports
avec certains diplomates étrangers, il a travaillé cette langue de
manière intensive, pour être capable, au terme de 18 mois, de donner des interviews en anglais. Azarias Ruberwa se veut le champion de la lutte contre la corruption au sein du RCD. Il aime la lecture et regrette que ses obligations professionnelles l'empêchent de passer plus de temps avec ses trois enfants.

La Monuc déclare "nulle et non avenue" une nomination de la rébellion à Bunia

 La Mission de l'Onu en République démocratique de Congo (Monuc) a déclaré lundi que la nomination par la
petite rébellion contrôlant Bunia (nord-est) d'un maire était "nulle
et non avenue".
"La nomination par l'Union des patriotes congolais (UPC) de gens à une
ou deux positions administratives dans la ville, notamment celle de
maire, est inacceptable, elle est nulle est non avenue", a déclaré à la presse Madnodje Mounoubai, un porte-parole de la Monuc. "Le seul organe reconnu en Ituri est la Commission de pacification de
l'Ituri (CPI)", a-t-il précisé.
Interrogé pour savoir pourquoi la Mission de l'Onu prenait une telle position, le porte-parole a affirmé que la Monuc, en tant que "voix de la communauté internationale en RDC et plus particulièrement à Bunia", ne faisait que "répéter la position de la communauté internationale". Une délégation du Conseil de sécurité, en visite à Bunia jeudi
dernier, a affirmé que l'Onu ne traiterait qu'avec la CPI, censée
assurer la gestion administrative de l'Ituri de façon intérimaire.

Justice :Nomination du premier président de la CSJ et du procureur général de la RDC

Le premier président de la Cour suprême de
justice (CSJ) et le procureur général de la République dans les institutions de la transition en République démocratique du Congo
(RDC) ont été nommés par un décret présidentiel rendu public vendredi.
MM. Luamba Bindu et Tshimanga Mukemba ont été nommés respectivement premier président de la Cour suprême de justice (CSJ) et procureur général de la République, indique le texte du décret pris jeudi par le président Joseph Kabila. La nomination de ces deux "magistrats d'expérience" selon leurs pairs s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de l'Accord global de gouvernement - signé le 17 décembre 2003 à Pretoria - pour la transition en RDC.
MM. Luamba et Tshimanga figuraient parmi quatre candidats proposés par
leurs pairs, à raison de deux par poste, à la Commission de suivi -  organe d'arbitrage pour la mise en place des institutions de la transition dans lequel sont représenté toutes les composantes du Dialogue intercongolais - que préside le chef de l'Etat. Selon la chronologie arrêtée pour la mise en place des nouvelles institutions, la nomination des deux hauts magistrats devrait être suivie par la prestation de serment des quatre vices-présidents du gouvernement de la transition. Un premier calendrier, établi par la Commission de suivi, a été annulé à la suite du départ des travaux de la Commission du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), lequel a repris sa place le 30 mai. Mercredi, l'ambassadeur français aux Nations-unie, Jean-Marc de la Sablière, qui conduit une mission du Conseil de sécurité en Afrique
centrale, a assuré  que "la Commission de suivi remettra en
route le 16 juin le calendrier de la mise en place des institutions, travaillera en session permanente afin que le gouvernement d'union nationale soit en place le 30 juin, date anniversaire de
l'indépendance du Congo".

 

 

Depuis Deux jours,  les responsables du RCD-Goma, les Bami et quelques notables  congolais sont réunis à Kigali au Rwanda pour  juger de la  pertinence d’aller oui ou non à Kinshasa rejoindre les  autres fils du Congo désignés comme animateurs des institutions de la transition. Le sort des millions des citoyens congolais habitant le territoire occupé par le Rwanda se joue ainsi comme une blague. Entre temps, une épuration ethnique s’effectue systématiquement au Sud-Kivu opérée par des hordes des gens armés venus du Rwanda, armés par le Rwanda et d’autres retirés fraîchement des  provinces de Kasaï, du Nord Katanga et du Manièma.   Nous continuons à dénoncer cette prise en otage des politiciens congolais par des étrangers qui s’accompagne des plans diaboliques tendant à exterminer tout un peuple. De chœur avec les amis du Congo, nous lançons un vibrant appel à la communauté internationale et aux esprits  épris de paix pour relayer ce cri de détresse : 

« Rwanda et Ouganda, Arrêtez la guerre contre le peuple congolais ! »

« Politiciens africains et européens, donnez une chance à la paix au Congo » 

Fait à Bukavu, le 16 avril 2003

Pour la SOCIETE  CIVILE DU SUD KIVU 

Fammy MIKINDO et Bertin BUGALE

Journalistes de Radio Maria Malkia wa Amani

 

 

Ituri:  Adoption d'un mécanisme intérimaire pour la pacification en Ituri
 
La Commission de pacification de l'Ituri (CPI) a adopté un projet de mécanisme intérimaire pour l'administration provisoire de cette région du nord-est de la RDC, a annoncé lundi la Mission des Nations unies (MONUC) dans un communiqué. "En attendant l'installation du gouvernement de transition en RDC, une Assemblée intérimaire a été créée, ainsi qu'un exécutif" qui aura en charge l'administration, les infrastructures, les finances et
l'économie", précise la MONUC. Le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations
unies pour la République démocratique du Congo, M. Behrooz Sadry présidera cette instance.  La CPI, qui s'est réuni à Bunia, a également créé une commission de prévention et de vérification chargée d'examiner les causes profondes du conflit et en prévenir l'escalade.  D'autres mécanismes ont été mis en place, tels un Comité de concertation des groupes armés qui aura notamment la responsabilité d'assurer le cantonnement effectif de tous les groupes armés et faciliter la démobilisation des enfants soldats, toujours selon le
communiqué de l'Onu.
Enfin un observatoire des droits humains de 17 membres recevra et
aidera les victimes de violations des droits de l'homme à accéder aux
juridictions appropriées, suivre l'évolution des dossiers en cours et assurer le plaidoyer pour la réhabilitation du système judiciaire. Un appel solennel pour la protection de l'enfant en Ituri a été lancé afin de créer les conditions d'un environnement sécurisé et faciliter la démobilisation et la réintégration de tous les enfants soldats. L'Ituri, une des plus riches provinces de la RDC, a été le théâtre depuis juillet 2002 de massacres successifs qui auraient fait quelque 4.000 victimes selon Human Rights Watch.


Jean-Pierre Bemba "disposé à prêter serment sur la Constitution"
Jean-Pierre Bemba, le leader du Mouvement de Libération du Congo (MLC), l'ex-rebellion soutenue par l'Ouganda, est "prêt à prêter serment sur la constitution", a déclaré vendredi
soir  à Kinshasa l'un des cadres du MLC, José Endundo. "Jean-Pierre Bemba a adressé une lettre au premier président de la Cour suprême de justice, avec copie au président Kabila, pour annoncer qu'il était disposé à venir, dès que possible, prêter serment sur la Constitution", a précisé M. Endundo.  Jean-Pierre Bemba doit occuper l'une des 4 vice-présidences prévues par l'accord global signé le 17 décembre à Pretoria, dans le
gouvernement de transition qui doit mener la RDC vers ses premières élections.
   Vendredi soir, le président de la République démocratique, Joseph Kabila, a promulgué la nouvelle constitution.

 Le Rwanda salue l'accord en RDC mais déplore l'absence de M. Kabila

 Le Rwanda a salué jeudi la signature la veille à Sun City (nord de l'Afrique du Sud) de l'acte final destiné à lancer une transition démocratique en République Démocratique du Congo
(RDC) mais a déploré l'absence du président congolais Joseph Kabila à la cérémonie de signature. L'acte final, au terme de 19 mois de négociations, lance officiellement la transition qui, sous la présidence de M. Kabila, doit mener la RDC, en deux ans, trois au maximum, à des élections libres et démocratiques, les premières depuis l'indépendance le 30
juin 1960. "J'estime que la signature est positive mais, bien sûr, on se demande pourquoi Kabila et (Jean-Pierre Bemba) ont choisi de ne pas y assister", a commenté jeudi Patrick Mazimhaka, l'émissaire du président rwandais Paul Kagame pour la RDC.    M. Bemba, chef du deuxième mouvement rebelle congolais en importance, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), n'a pas assisté à la cérémonie de signature de l'acte final, que le MLC a cependant
paraphé.  "C'était le produit final de négociations dans lesquelles ils avaient été impliqués, et qu'il avaient acceptées du début jusqu'à la fin", a estimé le responsable rwandais. M. Mazimhaka a également estimé que le discours du ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, n'était pas celui d'un gouvernement qui se prépare à la transition.  "Quand on écoute le discours de She Okitundu et que l'on constate qu'il parle toujours d'agresseurs et d'envahisseurs, c'est le langage de 1998 (début de la guerre). C'est à se demander si le gouvernement n'a pas décidé, en fait, de rejeter les négociations (...) car tout ce que nous voyons sur le terrain, ce sont des préparatifs (de Kinshasa) pour une guerre dans l'est" du pays, a-t-il déclaré.


Sun City : Adoption par acclamation de la Constitution de la RDC pour la transition

 Les 362 délégués du dialogue intercongolais ont adopté par acclamation, mardi à Sun City
(Afrique du Sud), les résolutions du dialogue intercongolais et la Constitution pour une transition menant à des élections libres en République démocratique du Congo (RDC).  Lors d'une séance plénière, les délégués ont adopté dans un tonnerre d'applaudisements les textes sur lesquels ils étaient parvenus à un accord lors d'une précédente session de Sun City en février-avril 2002, puis de négociations à Pretoria qui ont abouti le 17 décembre à la signature d'un accord global de gouvernement, et le 6 mars à un accord sur une constitution.  "Vous êtes en train d'écrire l'histoire", a lancé le médiateur du dialogue, Ketumile Masire, ancien président bostwanais, qui présidait la séance.  La cérémonie officielle consacrant l'adoption de la Constitution et des résolutions doit se dérouler mercredi à Sun City, sous la présidence du chef d'Etat sud-africain Thabo Mbeki, et de plusieurs de
ses homologues d'Afrique australe invités. La liste des présidents attendus n'était pas disponible mardi.  Cette cérémonie doit marquer le début de la transition qui doit,
sous deux ans, mener la RDC à ses premières élections libres et démocratiques depuis plus de 40 ans.


CHRONOLOGIE : Quatre ans et demi de guerre en RDC

Le conflit en République démocratique du Congo (RDC) a commencé en août 1998 par une rébellion, avant de dégénérer en une guerre sans précédent par le nombre de pays engagés
(sept) sur le continent africain.

   --1998--
   - 2 août: Début de la rébellion à l'initiative d'ex-militaires des Forces armées et de combattants banyamulenge (Congolais tutsis d'origine rwandaise) soutenus par le Rwanda, dans le Kivu (est) et à Kinshasa, où ils sont défaits par les forces loyalistes.
   - 6 août: Les rebelles contrôlent les trois principales villes du Kivu: Goma, Bukavu et Uvira. Le président Laurent-Désiré Kabila accuse le Rwanda d'avoir "agressé son pays".
   - 9 août: La RDC dénonce la violation de son territoire par l'Ouganda.
   - 16 août: La rébellion annonce la création du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).
   - 23 août: Chute de Kisangani (nord-est).
   - 25 août: Kinshasa reprend le contrôle du sud-ouest grâce à l'intervention des troupes du Zimbabwe et d'Angola.
   - 27 août: Annonce de la présence de soldats namibiens aux côtés de Kabila.

   --1999--
   - 17 mai: Scission au sein du RCD, avec désormais deux directions, l'une appuyée par le Rwanda et l'autre par l'Ouganda, qui soutient un autre mouvement rebelle, le Mouvement de libération du Congo (MLC).
   - 10 juil: Un accord de cessez-le-feu est signé à Lusaka par Kinshasa et ses alliés, Zimbabwe, Angola et Namibie, ainsi que par l'Ouganda et le Rwanda, puis ratifié par le MLC et les deux tendances du RCD.
   - 12 oct: Kinshasa accuse l'armée burundaise d'être aux côtés de la rébellion.

   --2000--
   - 29 jan: Des massacres ethniques ont fait environ 5.000 morts en 1999 dans la région de Bunia (nord-est), selon une ONG.
   - 5-10 juin: Combats entre soldats rwandais et ougandais à Kisangani: plus de 600 morts.

   --2001--
   - 26 jan: Investiture de Joseph Kabila, porté à la tête de l'Etat après l'assassinat de son père.
   - 29 mars: La Mission d'observation des Nations unies (MONUC),créée fin 1999, déploie son premier contingent dans l'est.
   - 8 mai: La guerre a fait 2,5 millions de morts, indique une ONG.

   --2002--
   - 25 fév-19 avr: Dialogue intercongolais à Sun City (Afrique du Sud), débouchant sur un accord partiel de partage du pouvoir, jamais appliqué.
   - 14 mai: Une mutinerie présumée contre les autorités locales du RCD à Kisangani entraîne une violente répression: au moins 200 morts.
   - 30 juil: RDC et Rwanda signent un accord de paix prévoyant le désarmement des extrémistes Interahamwe et des ex-FAR (ancienne armée rwandaise), puis leur rapatriement au Rwanda, en échange d'un retrait des troupes rwandaises.
   - 6 sept: Kinshasa et Kampala ratifient un protocole d'accord visant à entériner le retrait des troupes ougandaises.
   - 5 oct: Le Rwanda rapatrie officiellement le dernier soldat de son contingent.
   - 30 oct: Cérémonie à Kinshasa marquant le retrait des troupes angolaises, namibiennes et zimbabwéennes.
   - 4 déc: L'ONU adopte une résolution renforçant les effectifs de la MONUC.
   - 17 déc: Signature à Pretoria d'un accord de paix, qui doit mener la RDC, sous la supervision d'un gouvernement de transition pour deux ans, à ses premières élections générales depuis 1960.

   --2003--
   - 15 jan: La MONUC fait état de témoignages confirmant des violations des droits de l'Homme, dont le viol et le cannibalisme, en Ituri et au Nord-Kivu par les rebelles du MLC et du RCD-N.
   - 24 jan: L'ONU réaffirme sa "préoccupation" devant la poursuite du pillage des ressources naturelles de la RDC.
   - 6 mars: L'armée ougandaise prend le contrôle de Bunia (Ituri) au terme de violents combats contre l'Union des patriotes congolais (UPC).  Les délégués au dialogue adoptent un projet de Constitution et un mémorandum sur les arrangements militaires et de sécurité.
   - 18 mars: Plusieurs mouvements politico-militaires proches de l'Ouganda et de Kinshasa signent un accord de cessez-le-feu pour l'Ituri. L'UPC, l'un des principaux protagonistes, ne signe pas.
   - 18-19 mars: 22 civils tués à l'arme blanche près de Bunia dans des combats entre deux groupes ethniques.
   - 26 mars: Le président Kabila demande le retrait des troupes ougandaises le 24 avril. 2.000 soldats ougandais contrôlent Bunia et ses environs.
   - 27 mars: Le Rwanda accuse la RDC de violer l'accord Kigali/Kinshasa de juillet 2002 et l'accord de Lusaka de juillet 1999. Kinshasa a récemment accusé Kigali de vouloir envoyer de nouveau ses troupes en RDC.


Kigali :Le Rwanda nie que son Parlement ait voté le retour de son armée en RDC

Le Rwanda a affirmé vendredi que son Parlement n'a "jamais" voté la moindre résolution autorisant le retour de son armée en République démocratique du Congo (RDC), démentant ainsi des affirmations du ministre congolais des Affaires étrangères. "Un tel vote n'a jamais eu lieu et personne n'a jamais demandé l'approbation du Parlement pour un retour en RDC", a déclaré Joseph Bideri, le porte-parole du gouvernement rwandais. Le ministre congolais des Affaires étrangères Léonard She Okitundu avait déclaré vendredi à la presse à Kinshasa que la situation dans l'est de la RDC était "très grave, et plus encore depuis que le Parlement rwandais a voté une résolution autorisant le renvoi" en RDC de son armée nationale, la RDF (Rwanda Defence Forces). Le ministre rwandais de la Défense, le général-major Marcel Gatsinzi, a été convoqué devant le Parlement mercredi pour répondre à des questions sur les relations rwando-ougandaises, mais cette séance
n'a été suivie d'aucun vote, pas plus que d'une résolution ou d'une décision, a ajouté M. Bideri. Le Rwanda a menacé il y a une semaine de renvoyer son armée en RDC si les Nations unies n'obtenaient pas le retrait "total et immédiat" des forces ougandaises de RDC. L'Ouganda et le Rwanda s'étaient engagés, en vertu d'accords successifs, à se retirer de RDC où ils soutiennent des groupes rebelles différents depuis le début de la rébellion en août 1998. Le Rwanda a totalement retiré ses troupes depuis l'automne 2002 tandis que l'Ouganda a maintenu, en accord avec l'ONU, quelque 2000 hommes à Bunia et dans sa région, pour y contenir des combats inter-ethniques et des affrontements entre groupes rebelles rivaux. Kinshasa a annoncé en début de semaine que Kampala retirera
totalement le reste de ses soldats de RDC le 24 avril prochain. De source militaire à Kigali on indique que la tension entre le Rwanda et l'Ouganda s'est accrue cette semaine en dépit des efforts diplomatiques pour calmer le jeu. L'armée ougandaise et des groupes alliés à Kinshasa continuent leur avancée vers les positions tenues par la rébellion soutenue par le
Rwanda, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), a accusé vendredi le porte-parole de l'armée rwandaise, le Major Jill Rutaremara, dans un entretien avec la presse.


Processus de paix en R.D.C.: Thabo Mbeki sauve Sun City de justesse

Le processus de paix en Rdc a frôlé la catastrophe il y a quelques jours à la suite de la vive tension qui caractérise actuellement les relations entre Kigali et Kampala. Selon des sources concordantes, le gouvernement ougandais renforce, depuis plusieurs semaines, ses positions en Ituri tant en hommes qu'en matériels. Ce retour en force des Ougandais a naturellement joué le rôle d'avant à l'endroit de l'Armée Patriotique Rwandaise qui a failli, d'après des informations qui circulent dans les cercles diplomatiques, retrouver la frontière congolaise le vendredi 14 mars dernier dans le but de précipiter, sur le sol congolais, l'inévitable affrontement avec l'armée ougandaise contre laquelle elle s'était déjà battue à Kisangani avec les résultats que l'on connaît. Alerté, le président sud-africain et président en exercice de l'Union Africaine, M. Thabo Mbeki, a usé de toute sa force de persuasion pour convaincre les frères ennemis rwandais et ougandais de ne pas mettre en péril le processus de paix en RDC. C'est grâce à ces pressions que le Rwanda a contenu sa colère tout en réclamant haut et fort qu'il soit mis un terme aux préparatifs de guerre de l'Ouganda par ailleurs accusé d'utiliser les génocidaires hutu et autres forces dites négatives pour aller semer la désolation au Rwanda. Très curieusement, c'est au moment où les pressions commençaient à produire des résultats qu'était annoncé le retour en Rdc de près de 20.000 soldats rwandais. Livrée par des sources religieuses, la nouvelle a eu pour résultat de mettre dangereusement en ballottage la dernière ligne droite du Dialogue intercongolais dont la dernière séance est attendue à Pretoria le 2 avril prochain. A Kinshasa, plus personne ne s'en cachait, il ne pouvait être question d'aller endosser un quelconque accord global si le retour sur le sol congolais des soldats rwandais était confirmé. Fort heureusement, rien de tel n'est arrivé et cela, grâce à la réaction prompte des Sud-Africains qui viennent maintenant d'obtenir l'appui des Britanniques pour organiser une rencontre au sommet entre Kagame et Museveni à Pretoria, dans l'objectif de voir les deux hommes vider leur contentieux en dehors du territoire congolais et permettre ainsi à la RDC de démarrer enfin le processus de sa régénération. En tout cas, Kigali s'est attaché à confirmer sa volonté de respecter les engagements pris dans le cadre tant de l'Accord de Lusaka que de l'Accord de Pretoria qui le lie de façon particulière à Kinshasa. Au cours du dernier week-end. Il a démenti avec force les informations selon lesquelles son parlement aurait donné le feu vert au retour de ses troupes en RDC. On attend toujours une réaction semblable de la part de l'Ouganda qui a, par le passé, annoncé plusieurs fois le retrait de ses troupes sans jamais respecter sa parole. La date du 24 avril actuellement retenue pour le départ définitif de toutes les troupes ougandaises de la RDC est à l'origine de la détérioration de la situation actuelle car vu de Kigali, l'engagement ougandais n'est pas sincère et ne s'intègre pas dans la dynamique des négociations politiques intercongolaises qui vont connaître leur épilogue dans une semaine. En attendant que Sud-Africains et Britanniques démêlent l'écheveau lors du sommet Kagame-Museveni à Pretoria, on peut s'interroger sur les motivations profondes de ceux qui se sont acharnés à confirmer des informations non vérifiées alors que celles-ci énervaient Kinshasa et poussaient celui-ci au sabordage pur et simple de la grande plénière du Dialogue intercongolais. Décidément, la paix que tous les Congolais appellent de tous leurs voeux ne fait pas l'affaire de tout le monde.

Partisan de Katebe Katoto, Makumbwa Godé « Yasupa » depuis hier devant l’Auditorat militaire 

Enlevé  samedi dernier par des éléments se réclamant du GSP, Yasupa a été conduit au camp militaire Kimbembe ou il a été instruit de chefs d’accusation mis a sa charge. Il est reproche a Gode d’entretenir des relations avec Katebe Katoto et surtout d’être a la base de la préparation pour son accueil a Lubumbashi. De plus, et voici pourquoi il est a l »Auditorat militaire de Lubumbashi, il lui est reproche, sans rire de préparer une attaque contre l’usine Afridex de Likasi. Les organisations de défense de droits de l’homme, l’Amnistie Internationale et les Toges Noires ont été averties de cette arrestation.

Forum international sur la préservation du bassin du Congo à Kinshasa

Six pays d'Afrique centrale participent jusqu'au 19 mars à Kinshasa à un forum consacré à la conservation des ressources naturelles du bassin du Congo.  Ce forum réunit une soixantaine de participants venus de la République démocratique du Congo (RDC), de la République du Congo, du Cameroun, de la République centrafricaine, du Gabon et de la Guinée équatoriale. Le ministre des Affaires foncières, de l'environnement et du
tourisme de la RDC, Yuma Mota, a plaidé pour "une large protection" des ressources naturelles du bassin du Congo dont "dépendent les économies de nos pays" et déploré les préjudices que les conflits armés permanents dans la sous-région et la mauvaise gestion des
ressources environnementales portent à la réalisation des projets de développement socio-économiques de ces pays. "La sous-région de l'Afrique centrale fait face à ces handicaps qui portent d'énormes préjudices à la conservation et la gestion durable de ce patrimoine mondial", a indiqué M. Yuma. L'ambassadeur des Etats Unis en RDC, Audrey Hooks, a encouragé les six pays à collaborer dans la lutte contre l'extermination des espèces
rares et affirmé l'engagement de son pays à appuyer leurs efforts. "Le gouvernement américain a pris un engagement de 53 millions de dollars sur une période de quatre ans au projet +Congo Basin Forest Partnership+ (CBFP) - visant à aider les pays d'Afrique centrale à rentabiliser leur environnement" selon Olivier Langrand,vice-président de Conservation international.   L'objectif du forum de Kinshasa est l'élaboration d'une politique
commune visant à faire du bassin du Congo un facteur clé du développement de la sous-région.

RDC: acte final du dialogue d'ici deux semaines en Afrique du Sud

Le dernier acte formel du dialogue intercongolais devrait avoir lieu d'ici deux semaines en Afrique du Sud, a déclaré mardi à Gaborone le facilitateur officiel du dialogue,
l'ancien président botswanais Sir Ketumile Masire. "Nous espérons tenir l'acte final du dialogue d'ici 14 jours en Afrique du Sud", a déclaré M. Masire à la presse, aux côtés du
président sud-africain Thabo Mbeki qui venait de lui remettre les textes d'accords conclus jeudi à Pretoria, et visant à rendre opérationnel un partage du pouvoir en République démocratique du Congo (RDC).  Le facilitateur a suggéré que la session finale, qui doit entériner officiellement l'accord de partage du pouvoir conclu en décembre, ainsi qu'un projet de constitution agréé jeudi, et des arrangements militaires et sécurité pour la transition, pourrait avoir lieu à Sun City.  "Les Congolais ont passé tellement de bon temps à Sun City que tous demandent Sun City", a-t-il plaisanté à propos de la ville-complexe
touristique, à l'est de Pretoria, qui avait en février-avril 2002 accueilli un mois et demi d'infructueux dialogue intercongolais, avec plus de 300 délégués. M. Masire s'est vu remettre par M. Mbeki, arrivé mardi en visite d'Etat au Botswana jusqu'à jeudi, les documents sur la constitution, l'armée et la sécurité agréés jeudi à Pretoria au terme de onze jours de négociations entre gouvernement, rebelles, groupes armés,opposition et société civile de RDC.

 

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