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08.01.2007 L'Eglise
Catholique Romaine de la RDC en deuil: :
Le Cardinal
Frédéric
ETSOU a tiré sa révérence.
Apres 16 ans de cardinalat et un long chemin de vie
sacerdotale, l’Archevêque de Kinshasa, le cardinal
Frédéric
ETSOU NZABI BA MUNGWAMBI a tiré sa révérence de suite de
maladie alors qu’il était admis dans une formation médicale
en Belgique le samedi 6/1/06 à 20h50. La nouvelle est
arrivée et a été rendue public par son secrétaire
chancelier. Un émoi ainsi qu’une grande consternation
emportent les fidèles de l’Eglise Catholique Romaine ainsi
que tous les diocésains de l’archidiocèse de Kinshasa. A
l’age de 77 ans, le Cardinal ETSOU originaire de la Province
de l’Equateur s’est éteint laissant un héritage sacerdotal
complexe et dense tant sous sa houlette diverses actions
pour un recadrage efficient tant de la vie évangélique et
même politique auront été enclenchés. On retiendra donc de
lui à titre exemplatif pour ce qui concerne
l’assainissement et la rationalisation de la vie politique
au Congo l’opération « Cris du Congo » Interpellant les
acteurs politiques Congolais à se pencher aux souffrances du
peuple plutôt qu’à se satisfaire soi-même.
Le chef de l’Etat compatissant à la nouvelle
De la province du Katanga ou il se trouvait, le chef de
l’état Joseph KABILA n’est pas resté indifférent à cette
triste nouvelle qui frappe à la porte de l’Eglise Catholique
Romaine. Il a donc présenté ses condoléances les plus
attristées à la famille de l’illustre disparu ainsi qu’à
tous les fidèles de l’Eglise Catholique Romaine ayant par
ailleurs recommandé et instruit l’observance du deuil
National le Lundi jour de l’enterrement.
06.11.2006
Clin d’œil dans le métier l’UCOFEM
L’UCOFEM FETE SES 10 ANS
L’Union Congolaise des femmes des Media « UCOFEM » en sigle
a fête samedi dernier a son siège situé sur Tombalbaye dans
la commune de la Gombe son dixième anniversaire. Une
meilleure occasion pour cette association qui regroupe
essentiellement les femmes des Medias de jubiler en voyant à
l’enfant grandir c’est a dire leur organisation dont
l’objectif primordial est de concourir a l’encadrement tant
professionnel que dans le rôle des mamans ses membres. Car,
il est entendu qu’aujourd’hui dans le monde le procès de
l’approche jouit d’un intérêt particulier dans la mesure ou
les femmes sont autant appelées a valoriser leurs
compétences et capacités a l’instar de ses partenaires
hommes qui leur ont depuis la nuit de temps encastres dans
les schémas et velléités d’hégémonie virile. C’est pourquoi,
cette association tient justement à intégrer toutes ces
préoccupations qui riment à la promotion de l’approche
genre, surtout dans le champ médiatique pour canaliser à
éclore leurs capacités. L’occasion faisait également le
larron, lors de cette manifestation à laquelle plusieurs
personnalités tant politiques que des hommes des medias ont
rehausse, que soit procédé au remaniement de l’équipe
dirigeante de l’UCOFEM. Ladite équipe entrant en fonction et
nouvellement installée est composé de 7 personnes et pilotée
par Dorothée SUEDI Présidente. Il est donc d’un grand
intérêt d’encourager cette initiative de regroupement des
femmes des Medias pour qu’elles en viennent à corriger les
fausses opinions répandues qui empruntent les flancs et les
taxent des femmes aux mœurs légères venant exhiber leur
beauté à la télévision au lieu d’être des journalistes,
devant accomplir leur mission d’informer, former et éduquer.
Borne fête aux tenant de l’UCOFEM et plein succès a la
nouvelle équipe.
La ville de Kinshasa au temps de la pluie
La ville de Kinshasa, cette mégapole aux bastions des
cultures jadis Kin la belle est devenue depuis un temps Kin
la poubelle à cause des nids de poules et dos d’ânes
multiples qui la jalonnent. Des tas d’immondices par ci par
là , des égouts bouchés, des quartiers enclavés sans moyens
de transport et autres infrastructures de base, des routes
délabrés jonchées des trous telles de trichophyton de la
teigne tondante, c’est le visage topographique de la ville
de kinshasa. Donc d’abondants et concentrés travaux de
réfectionnement doivent être entrepris pour revêtir cette
ville de sa plus belle robe d’antan. S’il y a lieu
d’encourager le financement des partenaires accordé au
gouvernement de la transition sortant qui n’a pour sa part
qu’a peine réfectionné quelques routes sélectionnées, aussi
bien que les efforts de l’hôtel de ville de Kinshasa à
travers les travaux de balayages, désherbages et curages
ponctuels de quelques rivières, il reste cependant beaucoup
à faire pour enjoliver la ville de kinshasa. Car pour
contrer la pluie qui bat son plein pendant cette période, il
y a nécessite en entendant l’avènement de la troisième
République qui devra prendre en charge toutes ces questions
que des travaux gigantesques d’ultime urbanisation de la
ville soient réalisés pour que tout ne s’effondre pas et que
la ville ne puisse pas ressembler à une colosse au pied
d’argile vouée à la disparition. D’autant que de par en par
dans la ville, le train de vie est menacé soit par
l’impraticabilité des routes le cas de Selembao Kitokimosi,
Ndjili CECOMAF, Binza Pompage ou le pont qui relie et
conduit vers Kimbwala est en danger de s’affaisser, fermer
même certains cimetières le cas de Kimbanseke dont les eaux
des pluies emportent des caveaux et pierres tombales
laissant ainsi a ciel ouvert les macchabées pleine
décomposition, le curage régulier des rivières qui
traversent la ville a cause des noyades ponctuelles lors de
l’averse et même l’électrification de certain tronçons en
vue d’aider les paisibles citoyens qui y sont extorqués.
Bref, la ville de Kinshasa doit être assaini et reconfiguré
à la dimension des villes des sociétés prométhéennes du
nord, c’est possible question de volonté politique et
logistique conséquente.
13.05.2004 Le volcan Nyamulagira au
nord de Goma (RDCongo) en éruption
depuis samedi
Le volcan Nyamulagira, situé à une quarantaine de kilomètres
au nord de la ville de Goma
(province du nord-Kivu) à l'est de la République
démocratique du Congo (RDC) est entré en éruption samedi,
a-t-on appris mardi de sources concordantes. "Nyamulagira
est entré en éruption samedi à 05h48 (03h48 GMT)" a affirmé
à l'AFP depuis Goma le vulcanologue
Célestin Kasereka, interrogé par téléphone depuis Kigali
(Rwanda). "Ca a commencé samedi. Il y a des gens qui fuient
leurs maisons et des troupeaux qu'on a évacués", a pour sa
part
affirmé un officier stationné dans la région et ayant requis
l'anonymat. "Jusqu'ici le gros de l'activité a été concentré
dans le cratère principal. Une fissure s'est ouverte au nord
nord-ouest et beaucoup de cônes se sont formés. Le tout (la
fissure) se dirige vers le parc (naturel des Volcans) et on
fait état de nuages de cendres qui tombent vers Kichanga
(village à quelque 40 km au nord-ouest du volcan)", a
expliqué M. Kasereka.Il a déploré que la situation
sécuritaire dans les forêts au pied du volcan l'ait empêché
jusqu'ici de se rendre sur le lieu de l'éruption. "Et l'Onu
et les autorités administratives locales recommandent de ne
pas y aller car il y a beaucoup de mouvements (de rebelles
ou de troupes gouvernementales)" a-t-il affirmé. Plusieurs
bataillons de rebelles rwandais des Forces
démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont pris
position ces derniers mois dans les forêts denses de cette
région et on y signale des accrochages entre ces rebelles
(qui comptent dans leurs rangs des auteurs présumés du
génocide rwandais de 1994) et l'armée congolaise. Des
sources militaires dans la région signalent que l'entrée en
éruption de Nyamulagira a dispersé une partie de ces
rebelles. Nyamulagira, qui entre en éruption au moins une
fois tous les deux ans, n'a jamais menacé Goma, ville qui a
pourtant
été dévastée en janvier 2002 par le volcan qui la surplombe,
le Nyiragongo.
27.02.2004 Le président Kabila promet de
sanctionner les fauteurs de
troubles de Bukavu
Le président de la RDC,
le général-major Joseph Kabila, a promis de sanctionner
toutes
les personnes impliquées
dans les troubles survenus récemment à Bukavu (Sud-Kivu,
est), selon son porte-parole,Kudura Kasongo. "En sa qualité
de commandant suprême de l'arm ée, le chef de l'Etat a
chargé une délégation d'officiers de haut rang de remettre
de l'ordre dans la ville de Bukavu, (...) tous ceux qui sont
liés de près ou de loin aux événements de ces
72 heures seront
poursuivis et sanctionnés conformément aux lois de la
République", souligne un communiqué de la présidence parvenu
jeudi à l'AFP. Le président Kabila met en garde "tous ceux
qui, pour des motifs inavoués, veulent faire échec au
processus de paix
déjà enclenché" qui doit
conduire en juin 2005 à l'organisation d'élections. M.
Kabila fait allusion à la situation créée par l'arrestation
à Bukavu le 21 février du major Joseph
Kasongo, un officier de
l'ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie
(RCD-Goma), dont le transfert à Kinshasa a failli mettre à
mal le processus de transition
en cours en RDC.Son
arrestation, qui faisait suite à la découverte d'une cache
d'armes dans sa résidence de Bukavu, avait été à l'origine
de troubles dans cette localité dans la nuit de
lundi à mardi.Des soldats
de l'ex-mouvement politico-militaire avaient en effet
saccagé la résidence du commandant de la 10ème région
militaire dans la capitale du Sud-Kivu, le général Prosper
Nabyolwa. Mardi, les dirigeants du RCD avaient menacé de
suspendre
leur participation à
toutes les institutions de la transition si le major Kasongo
n'était pas libéré. La tension a baissé d'un cran mercredi
lorsque le président Kabila a décidé la libération du major
Kasongo et son retour à Bukavu par l'entremise de la Mission
des Nations
unies en République
démocratique du Congo (MONUC). "Le président de la
République invite la population congolaise et
particulièrement celle du Sud-Kivu à une vigilance active
afin de préserver les acquis de la paix, de la
réconciliation nationale et de la réunification du
pays", souligne encore le
communiqué.Il assure enfin tous les Congolais de la
poursuite
"jusqu'au bout" du
processus de transition.
L'Ituri: de l'or, du pétrole, de l'uranium,
et 50.000 morts (ENCADRE)
L'Ituri, région du nord-est de la
République démocratique du Congo (RDC) où des combats
interethniques
ont fait quelque 50.000 morts et provoqué l'exode de 500.000
autres
ces quatre dernières années, possède un sous-sol d'une
grande
richesse.
Mercredi, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI),
Luis
Moreno-Ocampo, a annoncé que l'Ituri serait le premier
dossier auquel
il allait s'atteler.
L'Ituri, grand comme le Rwanda et le Burundi réunis et géré
par des
administrations rebelles rivales qui se sont pris et repris
le
pouvoir, regorge d'or, de pétrole, de bois et d'uranium. Ces
richesses
suscitent de nombreuses convoitises, notamment de l'Ouganda,
pays
frontalier accusé en 2001 par l'organisation Human Rights
Watch de
jouer en Ituri à la fois le rôle du pompier et celui du
pyromane.
La population de l'Ituri est estimée entre 4,5 et 6 millions
de
personnes. Les conflits constants et le mouvement des
populations
déplacées rendent difficile toute estimation plus précise.
Les récents affrontements de Bunia ont accentué la rivalité
entre les
deux principales ethnies de la région, les Hema,
minoritaires, et les
Lendu, majoritaires. Un antagonisme qui rappelle celui
existant au
Rwanda et au Burundi entre Hutu majoritaires et Tutsi
minoritaires.
Deux groupes armés, parmi la dizaine de ceux qui comptent
dans la
région, ont été accusés dans un rapport des Nations unies
datant de
mi-janvier d'avoir commis des atrocités allant jusqu'au
cannibalisme:
le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre
Bemba,
soutenu par l'Ouganda et aujourd'hui vice-président du
gouvernement
congolais de transition, et son allié, le Rassemblement
congolais pour
la démocratie-national (RCD-N) de Roger Lumbala.
Le MLC, implanté dans le nord-ouest de l'Ituri, a condamné
fin février
dernier deux de ses hommes à perpétuité pour avoir tué des
civils, et
18 autres à des peines de prison pour viol, désertion ou
désobéissance.
Le procès, dans le fief du MLC à Gbadolite (nord de la RDC),
s'était
ouvert après de multiples accusations visant les agissements
des
hommes de Jean-Pierre Bemba au cours d'une de leurs
nombreuses
campagnes militaires en Ituri, fin 2002.
Une force multinationale d'urgence mandatée par les Nations
unies a
été déployée par l'Union européenne et placée sous
commandement
français début juin à Bunia, la capitale de l'Ituri.
Il s'agissait de faire cesser les tueries qui avaient
accompagné les
derniers affrontements en date dans la région. Ils avaient
éclaté
début mai pour le contrôle de la ville, finalement reprise à
des
milices Lendu par la petite rébellion de l'Union des
patriotes
congolais (UPC), dominée par les Hema.
Washington salue la formation d'un
gouvernement d'union en RDC
Les Etats-Unis ont salué jeudi la récente
formation d'un gouvernement de transition en République
démocratique
du Congo (RDC), espérant qu'elle permettrait une résolution
rapide du
conflit qui ravage ce pays et qu'elle ouvrirait la voie pour
des
élections libres.
"Les Etats-Unis soutiennent la formation d'un gouvernement
de
transition, y voyant un progrès vers une résolution
pacifique de la
crise au Congo qui devrait culminer avec l'organisation
d'élections
démocratiques", a déclaré le porte-parole du département
d'Etat
Richard Boucher dans un communiqué.
Les noms des 35 ministres et 25 vice-ministres qui composent
le
gouvernement ont été annoncés lundi soir par la télévision
officielle.
Les ministères et postes de vice-ministres sont répartis
entre groupes
rebelles, gouvernement et opposition politique, sous la
présidence de
Joseph Kabila.
Ce gouvernement est conforme à l'Accord global de
gouvernement conclu
le 17 décembre 2002 à Pretoria, censé mettre fin à l'une des
guerres
les plus meurtrières du continent africain qui, en quatre
ans, a fait
2,5 millions de morts.
L'Opposition
politique congolaise condamne "les offensives du Rwanda
et du
RCD" dans l'Est
La composante
"Opposition politique" du
futur
gouvernement de transition en République démocratique du
Congo
(RDC), réclamé
par divers pays occidentaux, a condamné dimanche les
offensives menées, selon elle dans l'est du pays par le
Rwanda et la
rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).
"Des
troupes rwandaises agissant sous couvert du RCD-Goma ont
encore
frappé à l'est
de la République démocratique du Congo en dépit des
accords
de paix signés entre le Rwanda et la RDC à Pretoria (Afrique
du sud),
et des engagements pris par le RCD dans le cadre de l'Accord
global
et inclusif signé et endossé par toutes les parties
congolaises", affirme l'opposition politique, dans une
déclaration
remise à la
presse.
Réunis à
l'initiative de leur chef de file, Arthur Zahidi Ngoma, l'un
des
quatre vice-présidents du futur gouvernement de transition,
19
organisations
et formations, mettent sévèrement en cause le RCD.
"Nous
condamnons avec force la duplicité du RCD-Goma, le double
langage
d'une composante du Dialogue intercongolais (DIC) qui
poursuit
des actions
militaires en dépit de l'Accord global intervenu entre
toutes
les parties congolaises, exprimant clairement leur volonté
de
paix", souligne
la déclaration.
Exhortant "solennellement le RCD à rompre avec l'influence
de Kigali",
l'Opposition
politique l'appelle "à s'engager avec sincérité dans la
mise en
oeuvre de l'accord global pour participer dans le processus
de
paix voulu par
tous les Congolais".
La
composante Opposition politique "invite la communauté
internationale à faire preuve de plus de fermeté à l'égard
du Rwanda
et du RCD-Goma, à exiger d'eux le retrait immédiat de leurs
troupes
des positions
conquises après la signature de l'Acte final du Dialogue
intercongolais et de prendre, si les violations persistent
les
sanctions qui
s'imposent à l'égard de leurs auteurs.
Les
signataires exhortent "le chef de l'Etat et la Commission
nationale de suivi qu'il préside à activer la mise en place,
avant le
30 juin - jour
anniversaire de l'indépendance du Congo - des
institutions de la transition conformément aux engagements
souscrits
par les uns et
les autres au titre de l'Accord global"
La
Commission de suivi, créée par l'accord de gouvernement de
Pretoria
(17 décembre 2002) est un organe d'arbitrage pour la mise en
place des
différentes
institutions de la transition.
La
composante "Opposition politique" se déclare persuadée que
"ces
institutions,
une fois installées, consacreront la cohésion politique
du pays
et permettront de soulager les souffrances de tous nos
compatriotes en particuliers ceux de l'Est victimes des
vélléités
bellicistes
rwandaises".
La
déclaration des 19 organisations exprime enfin sa "pleine
solidarité avec nos soeurs et frères de l'Est victime de
cette
nouvelle offensive militaire rwandaise et notre compassion
pour toutes
les souffrances
qu'ils subissent (...) au Kivu (est) et en Ituri
Portrait : Azarias Ruberwa, président et tête
pensante du RCD
Azarias Ruberwa, nouveau président du plus
important des mouvements rebelles de République Démocratique
du Congo
(RDC), le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD,
soutenu par
le Rwanda), est considéré aussi comme sa "tête pensante".
Secrétaire général du RCD depuis octobre 2000, Me Ruberwa,
un avocat
de 38 ans, vient aussi d'être désigné par le mouvement
rebelle à l'une
des quatre vice-présidences du gouvernement de transition en
RDC.
Son parcours a été chaotique. Il a travaillé à Kinshasa au
côté du
président Joseph Kabila, après avoir collaboré avec son
père, le
président défunt Laurent-Désiré Kabila, qu'il a ensuite
combattu.
Chrétien convaincu, très apprécié par la communauté
internationale,
c'est Munyamulenge, Tutsi congolais, originaire des Hauts
plateaux de
la province du Sud-Kivu, dans l'est du pays.
Titulaire d'un doctorat de droit, il travaille d'abord comme
avocat à
Lubumbashi, capitale de la province du Katanga (sud).
Il fait son entrée en politique en 1996 au sein de
l'Alliance des
Forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL),
rébellion
soutenue par le Rwanda qui portera Laurent-Désiré Kabila au
pouvoir à
Kinshasa, après avoir renversé le régime de Mobutu.
Kabila victorieux, il est nommé chef de cabinet du ministre
des
Affaires étrangères Bizima Karaha (en charge aujourd'hui de
la
sécurité au RCD) dans le nouveau gouvernement congolais.
De 1998 à 2000, il exerce les fonctions d'adjoint au
département des
Relations extérieures, avant d'être nommé en octobre
secrétaire
général du mouvement rebelle. Il continue parallèlement à
enseigner le
droit dans plusieurs universités de la région, notamment à
Butare (sud
du Rwanda).
Un de ses anciens étudiants se souvient de "quelqu'un qui en
imposait"
même à des étudiants très turbulents, qui maîtrisait bien
ses dossiers
et, surtout, qui "réussissait à nous obliger à prier avant
chaque
cours".
Cette formation en droit ressort dans tous ses discours.
Lors de la présentation du premier rapport de l'ONU sur
l'exploitation
illégale des richesses de la RDC, tandis que d'autres cadres
du RCD
s'exclamaient "Mais ces gens-là sont méchants", M. Ruberwa,
lui,
s'employait à réfuter point par point les accusations.
Ses détracteurs l'accusent de vouloir toujours faire plaisir
à tout le
monde, d'être "l'"homme des blancs" et, depuis quelque
temps, d'être
obsédé par son propre avenir.
Politiquement, il est victime de ses origines Banyamulenge,
qui le
font passer aux yeux de certains de ses compatriotes, en
particulier à
Kinshasa, pour un "Rwandais".
Très travailleur, M. Ruberwa se décrit comme quelqu'un qui
ne dort
pas. On le voit parfois, lors de négociations tenues dans un
grand
hôtel, avaler son "repas du soir" à 2 heures du matin.
Conscient que sa mauvaise maîtrise de l'anglais nuisait à
ses rapports
avec certains diplomates étrangers, il a travaillé cette
langue de
manière intensive, pour être capable, au terme de 18 mois,
de donner
des interviews en anglais.
Azarias Ruberwa se veut le champion de la lutte contre la
corruption
au sein du RCD.
Il aime la lecture et regrette que ses obligations
professionnelles
l'empêchent de passer plus de temps avec ses trois enfants.
La Monuc
déclare "nulle et non avenue" une nomination de la rébellion
à Bunia
La Mission de l'Onu en République démocratique de Congo (Monuc)
a déclaré lundi que la nomination par la
petite rébellion contrôlant Bunia (nord-est) d'un maire
était "nulle
et non avenue".
"La nomination par l'Union des patriotes congolais (UPC) de
gens à une
ou deux positions administratives dans la ville, notamment
celle de
maire, est inacceptable, elle est nulle est non avenue", a
déclaré à
la presse Madnodje Mounoubai, un porte-parole de la Monuc.
"Le seul organe reconnu en Ituri est la Commission de
pacification de
l'Ituri (CPI)", a-t-il précisé.
Interrogé pour savoir pourquoi la Mission de l'Onu prenait
une telle
position, le porte-parole a affirmé que la Monuc, en tant
que "voix de
la communauté internationale en RDC et plus particulièrement
à Bunia",
ne faisait que "répéter la position de la communauté
internationale".
Une délégation du Conseil de sécurité, en visite à Bunia
jeudi
dernier, a affirmé que l'Onu ne traiterait qu'avec la CPI,
censée
assurer la gestion administrative de l'Ituri de façon
intérimaire.
Justice
:Nomination
du premier président de la CSJ et du procureur général de
la RDC
Le premier président de la Cour suprême de
justice (CSJ) et le procureur général de la République dans
les
institutions de la transition en République démocratique du
Congo
(RDC) ont été nommés par un décret présidentiel rendu public
vendredi.
MM. Luamba Bindu et Tshimanga Mukemba ont été nommés
respectivement
premier président de la Cour suprême de justice (CSJ) et
procureur
général de la République, indique le texte du décret pris
jeudi par le
président Joseph Kabila.
La nomination de ces deux "magistrats d'expérience" selon
leurs pairs
s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de l'Accord
global de
gouvernement - signé le 17 décembre 2003 à Pretoria - pour
la
transition en RDC.
MM. Luamba et Tshimanga figuraient parmi quatre candidats
proposés par
leurs pairs, à raison de deux par poste, à la Commission de
suivi -
organe d'arbitrage pour la mise en place des institutions de
la
transition dans lequel sont représenté toutes les
composantes du
Dialogue intercongolais - que préside le chef de l'Etat.
Selon la chronologie arrêtée pour la mise en place des
nouvelles
institutions, la nomination des deux hauts magistrats
devrait être
suivie par la prestation de serment des quatre
vices-présidents du
gouvernement de la transition.
Un premier calendrier, établi par la Commission de suivi, a
été annulé
à la suite du départ des travaux de la Commission du
Rassemblement
congolais pour la démocratie (RCD), lequel a repris sa place
le 30
mai.
Mercredi, l'ambassadeur français aux Nations-unie, Jean-Marc
de la
Sablière, qui conduit une mission du Conseil de sécurité en
Afrique
centrale, a assuré que "la Commission de suivi
remettra en
route le 16 juin le calendrier de la mise en place des
institutions,
travaillera en session permanente afin que le gouvernement
d'union
nationale soit en place le 30 juin, date anniversaire de
l'indépendance du Congo".
Depuis Deux jours, les responsables du RCD-Goma, les
Bami et quelques notables congolais sont réunis à
Kigali au Rwanda pour juger de la pertinence
d’aller oui ou non à Kinshasa rejoindre les autres
fils du Congo désignés comme animateurs des institutions de
la transition.
Le sort des millions des citoyens congolais habitant le
territoire occupé par le Rwanda se joue ainsi comme une
blague.
Entre temps, une épuration ethnique s’effectue
systématiquement au Sud-Kivu opérée par des hordes des gens
armés venus du Rwanda, armés par le Rwanda et d’autres
retirés fraîchement des provinces de Kasaï, du Nord
Katanga et du Manièma.
Nous continuons à dénoncer cette prise en otage des
politiciens congolais par des étrangers qui s’accompagne des
plans diaboliques tendant à exterminer tout un peuple.
De
chœur avec les amis du Congo, nous lançons un vibrant appel
à la communauté internationale et aux esprits épris de
paix pour relayer ce cri de détresse :
« Rwanda et Ouganda, Arrêtez la guerre contre le peuple
congolais ! »
« Politiciens africains et européens, donnez une chance à la
paix au Congo »
Fait à Bukavu, le 16 avril 2003
Pour la SOCIETE CIVILE DU SUD KIVU
Fammy MIKINDO et Bertin BUGALE
Journalistes de Radio Maria Malkia wa Amani
Ituri:
Adoption d'un mécanisme intérimaire pour la pacification en
Ituri
La
Commission de pacification de l'Ituri
(CPI) a adopté un projet de mécanisme intérimaire pour
l'administration provisoire de cette région du
nord-est de la RDC, a annoncé lundi la
Mission des Nations unies (MONUC) dans un communiqué.
"En attendant l'installation du gouvernement
de transition en RDC, une Assemblée
intérimaire a été créée, ainsi qu'un exécutif" qui aura
en charge l'administration, les
infrastructures, les finances et
l'économie", précise la MONUC. Le représentant spécial adjoint
du secrétaire général des Nations unies
pour la République démocratique du Congo, M. Behrooz Sadry
présidera cette instance.
La CPI, qui s'est réuni à Bunia, a également
créé une commission de
prévention et de vérification chargée d'examiner les causes
profondes du conflit et en prévenir
l'escalade. D'autres mécanismes ont été
mis en place, tels un Comité de
concertation des groupes armés qui aura notamment la
responsabilité d'assurer le
cantonnement effectif de tous les groupes armés et
faciliter la démobilisation des enfants
soldats, toujours selon le
communiqué de l'Onu. Enfin un
observatoire des droits humains de 17 membres recevra et
aidera les victimes de violations des droits de l'homme à
accéder aux juridictions appropriées,
suivre l'évolution des dossiers en cours et
assurer le plaidoyer pour la réhabilitation du
système judiciaire. Un appel solennel
pour la protection de l'enfant en Ituri a été
lancé afin de créer les conditions d'un
environnement sécurisé et faciliter la
démobilisation et la réintégration de tous les enfants
soldats. L'Ituri, une
des plus riches provinces de la RDC, a été le théâtre
depuis juillet 2002 de massacres successifs
qui auraient fait quelque 4.000
victimes selon Human Rights Watch.
Jean-Pierre Bemba "disposé à
prêter serment sur la Constitution"
Jean-Pierre Bemba, le leader
du Mouvement de Libération du Congo (MLC), l'ex-rebellion
soutenue par l'Ouganda, est "prêt à prêter serment sur la
constitution", a déclaré vendredi
soir à Kinshasa l'un des cadres du MLC, José Endundo.
"Jean-Pierre Bemba a adressé une lettre au premier président
de la Cour suprême de justice, avec copie au président Kabila,
pour annoncer qu'il était disposé à venir, dès que possible,
prêter serment sur la Constitution", a précisé M. Endundo.
Jean-Pierre Bemba doit occuper l'une des 4 vice-présidences
prévues par l'accord global signé le 17 décembre à Pretoria,
dans le
gouvernement de transition qui doit mener la RDC vers ses
premières élections.
Vendredi soir, le président de la République
démocratique, Joseph Kabila, a promulgué la nouvelle
constitution.
Le Rwanda salue l'accord en
RDC mais déplore l'absence de M. Kabila
Le Rwanda a salué jeudi la signature la
veille à Sun City (nord de l'Afrique du Sud) de l'acte final
destiné à lancer une transition démocratique en République
Démocratique du Congo
(RDC) mais a déploré l'absence du président congolais Joseph
Kabila à la cérémonie de signature. L'acte final, au terme de
19 mois de négociations, lance officiellement la transition
qui, sous la présidence de M. Kabila, doit mener la RDC, en
deux ans, trois au maximum, à des élections libres et
démocratiques, les premières depuis l'indépendance le 30
juin 1960. "J'estime que la signature est positive mais, bien
sûr, on se demande pourquoi Kabila et (Jean-Pierre Bemba) ont
choisi de ne pas y assister", a commenté jeudi Patrick
Mazimhaka, l'émissaire du président rwandais Paul Kagame pour
la RDC. M. Bemba, chef du deuxième mouvement
rebelle congolais en importance, le Mouvement de Libération du
Congo (MLC), n'a pas assisté à la cérémonie de signature de
l'acte final, que le MLC a cependant
paraphé. "C'était le produit final de négociations dans
lesquelles ils avaient été impliqués, et qu'il avaient
acceptées du début jusqu'à la fin", a estimé le responsable
rwandais. M. Mazimhaka a également estimé que le discours du
ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She
Okitundu, n'était pas celui d'un gouvernement qui se prépare à
la transition. "Quand on écoute le discours de She
Okitundu et que l'on constate qu'il parle toujours
d'agresseurs et d'envahisseurs, c'est le langage de 1998
(début de la guerre). C'est à se demander si le gouvernement
n'a pas décidé, en fait, de rejeter les négociations (...) car
tout ce que nous voyons sur le terrain, ce sont des
préparatifs (de Kinshasa) pour une guerre dans l'est" du pays,
a-t-il déclaré.
Sun City : Adoption par
acclamation de la Constitution de la RDC pour la transition
Les 362 délégués du dialogue
intercongolais ont adopté par acclamation, mardi à Sun City
(Afrique du Sud), les résolutions du dialogue intercongolais
et la Constitution pour une transition menant à des élections
libres en République démocratique du Congo (RDC). Lors
d'une séance plénière, les délégués ont adopté dans un
tonnerre d'applaudisements les textes sur lesquels ils étaient
parvenus à un accord lors d'une précédente session de Sun City
en février-avril 2002, puis de négociations à Pretoria qui ont
abouti le 17 décembre à la signature d'un accord global de
gouvernement, et le 6 mars à un accord sur une constitution.
"Vous êtes en train d'écrire l'histoire", a lancé le médiateur
du dialogue, Ketumile Masire, ancien président bostwanais, qui
présidait la séance. La cérémonie officielle consacrant
l'adoption de la Constitution et des résolutions doit se
dérouler mercredi à Sun City, sous la présidence du chef
d'Etat sud-africain Thabo Mbeki, et de plusieurs de
ses homologues d'Afrique australe invités. La liste des
présidents attendus n'était pas disponible mardi. Cette
cérémonie doit marquer le début de la transition qui doit,
sous deux ans, mener la RDC à ses premières élections libres
et démocratiques depuis plus de 40 ans.
CHRONOLOGIE :
Quatre ans et demi de
guerre en RDC
Le conflit en République démocratique
du Congo (RDC) a commencé en août 1998 par une rébellion,
avant de dégénérer en une guerre sans précédent par le
nombre de pays engagés
(sept) sur le continent africain.
--1998--
- 2 août: Début de la rébellion à l'initiative
d'ex-militaires des Forces armées et de combattants
banyamulenge (Congolais tutsis d'origine rwandaise) soutenus
par le Rwanda, dans le Kivu (est) et à Kinshasa, où ils sont
défaits par les forces loyalistes.
- 6 août: Les rebelles contrôlent les trois
principales villes du Kivu: Goma, Bukavu et Uvira. Le
président Laurent-Désiré Kabila accuse le Rwanda d'avoir "agressé
son pays".
- 9 août: La RDC dénonce la violation de son
territoire par l'Ouganda.
- 16 août: La rébellion annonce la création du
Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).
- 23 août: Chute de Kisangani (nord-est).
- 25 août: Kinshasa reprend le contrôle du
sud-ouest grâce à l'intervention des troupes du Zimbabwe et
d'Angola.
- 27 août: Annonce de la présence de soldats
namibiens aux côtés de Kabila.
--1999--
- 17 mai: Scission au sein du RCD, avec
désormais deux directions, l'une appuyée par le Rwanda et
l'autre par l'Ouganda, qui soutient un autre mouvement
rebelle, le Mouvement de libération du Congo (MLC).
- 10 juil: Un accord de cessez-le-feu est signé
à Lusaka par Kinshasa et ses alliés, Zimbabwe, Angola et
Namibie, ainsi que par l'Ouganda et le Rwanda, puis ratifié
par le MLC et les deux tendances du RCD.
- 12 oct: Kinshasa accuse l'armée burundaise
d'être aux côtés de la rébellion.
--2000--
- 29 jan: Des massacres ethniques ont fait
environ 5.000 morts en 1999 dans la région de Bunia (nord-est),
selon une ONG.
- 5-10 juin: Combats entre soldats rwandais et
ougandais à Kisangani: plus de 600 morts.
--2001--
- 26 jan: Investiture de Joseph Kabila, porté à
la tête de l'Etat après l'assassinat de son père.
- 29 mars: La Mission d'observation des Nations
unies (MONUC),créée fin 1999, déploie son premier contingent
dans l'est.
- 8 mai: La guerre a fait 2,5 millions de morts,
indique une ONG.
--2002--
- 25 fév-19 avr: Dialogue intercongolais à Sun
City (Afrique du Sud), débouchant sur un accord partiel de
partage du pouvoir, jamais appliqué.
- 14 mai: Une mutinerie présumée contre les
autorités locales du RCD à Kisangani entraîne une violente
répression: au moins 200 morts.
- 30 juil: RDC et Rwanda signent un accord de
paix prévoyant le désarmement des extrémistes Interahamwe et
des ex-FAR (ancienne armée rwandaise), puis leur
rapatriement au Rwanda, en échange d'un retrait des troupes
rwandaises.
- 6 sept: Kinshasa et Kampala ratifient un
protocole d'accord visant à entériner le retrait des troupes
ougandaises.
- 5 oct: Le Rwanda rapatrie officiellement le
dernier soldat de son contingent.
- 30 oct: Cérémonie à Kinshasa marquant le
retrait des troupes angolaises, namibiennes et zimbabwéennes.
- 4 déc: L'ONU adopte une résolution renforçant
les effectifs de la MONUC.
- 17 déc: Signature à Pretoria d'un accord de
paix, qui doit mener la RDC, sous la supervision d'un
gouvernement de transition pour deux ans, à ses premières
élections générales depuis 1960.
--2003--
- 15 jan: La MONUC fait état de témoignages
confirmant des violations des droits de l'Homme, dont le
viol et le cannibalisme, en Ituri et au Nord-Kivu par les
rebelles du MLC et du RCD-N.
- 24 jan: L'ONU réaffirme sa "préoccupation"
devant la poursuite du pillage des ressources naturelles de
la RDC.
- 6 mars: L'armée ougandaise prend le contrôle
de Bunia (Ituri) au terme de violents combats contre l'Union
des patriotes congolais (UPC). Les délégués au
dialogue adoptent un projet de Constitution et un mémorandum
sur les arrangements militaires et de sécurité.
- 18 mars: Plusieurs mouvements politico-militaires
proches de l'Ouganda et de Kinshasa signent un accord de
cessez-le-feu pour l'Ituri. L'UPC, l'un des principaux
protagonistes, ne signe pas.
- 18-19 mars: 22 civils tués à l'arme blanche
près de Bunia dans des combats entre deux groupes ethniques.
- 26 mars: Le président Kabila demande le
retrait des troupes ougandaises le 24 avril. 2.000 soldats
ougandais contrôlent Bunia et ses environs.
- 27 mars: Le Rwanda accuse la RDC de violer
l'accord Kigali/Kinshasa de juillet 2002 et l'accord de
Lusaka de juillet 1999. Kinshasa a récemment accusé Kigali
de vouloir envoyer de nouveau ses troupes en RDC.
Kigali :Le Rwanda nie
que son Parlement ait voté le retour de son armée en RDC
Le Rwanda a affirmé vendredi que son Parlement n'a "jamais"
voté la moindre résolution autorisant le retour de son armée
en République démocratique du Congo (RDC), démentant ainsi
des affirmations du ministre congolais des Affaires
étrangères. "Un tel vote n'a jamais eu lieu et personne n'a
jamais demandé l'approbation du Parlement pour un retour en
RDC", a déclaré Joseph Bideri, le porte-parole du
gouvernement rwandais. Le ministre congolais des Affaires
étrangères Léonard She Okitundu avait déclaré vendredi à la
presse à Kinshasa que la situation dans l'est de la RDC
était "très grave, et plus encore depuis que le Parlement
rwandais a voté une résolution autorisant le renvoi" en RDC
de son armée nationale, la RDF (Rwanda Defence Forces). Le
ministre rwandais de la Défense, le général-major Marcel
Gatsinzi, a été convoqué devant le Parlement mercredi pour
répondre à des questions sur les relations
rwando-ougandaises, mais cette séance
n'a été suivie d'aucun vote, pas plus que d'une résolution
ou d'une décision, a ajouté M. Bideri. Le Rwanda a menacé il
y a une semaine de renvoyer son armée en RDC si les Nations
unies n'obtenaient pas le retrait "total et immédiat" des
forces ougandaises de RDC. L'Ouganda et le Rwanda s'étaient
engagés, en vertu d'accords successifs, à se retirer de RDC
où ils soutiennent des groupes rebelles différents depuis le
début de la rébellion en août 1998. Le Rwanda a totalement
retiré ses troupes depuis l'automne 2002 tandis que
l'Ouganda a maintenu, en accord avec l'ONU, quelque 2000
hommes à Bunia et dans sa région, pour y contenir des
combats inter-ethniques et des affrontements entre groupes
rebelles rivaux. Kinshasa a annoncé en début de semaine que
Kampala retirera
totalement le reste de ses soldats de RDC le 24 avril
prochain. De source militaire à Kigali on indique que la
tension entre le Rwanda et l'Ouganda s'est accrue cette
semaine en dépit des efforts diplomatiques pour calmer le
jeu. L'armée ougandaise et des groupes alliés à Kinshasa
continuent leur avancée vers les positions tenues par la
rébellion soutenue par le
Rwanda, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD),
a accusé vendredi le porte-parole de l'armée rwandaise, le
Major Jill Rutaremara, dans un entretien avec la presse.
Processus de paix en
R.D.C.: Thabo Mbeki sauve Sun City de justesse
Le processus de paix en
Rdc a frôlé la catastrophe il y a quelques jours à la suite
de la vive tension qui caractérise actuellement les
relations entre Kigali et Kampala. Selon des sources
concordantes, le gouvernement ougandais renforce, depuis
plusieurs semaines, ses positions en Ituri tant en hommes
qu'en matériels. Ce retour en force des Ougandais a
naturellement joué le rôle d'avant à l'endroit de l'Armée
Patriotique Rwandaise qui a failli, d'après des informations
qui circulent dans les cercles diplomatiques, retrouver la
frontière congolaise le vendredi 14 mars dernier dans le but
de précipiter, sur le sol congolais, l'inévitable
affrontement avec l'armée ougandaise contre laquelle elle
s'était déjà battue à Kisangani avec les résultats que l'on
connaît. Alerté, le président sud-africain et président en
exercice de l'Union Africaine, M. Thabo Mbeki, a usé de
toute sa force de persuasion pour convaincre les frères
ennemis rwandais et ougandais de ne pas mettre en péril le
processus de paix en RDC. C'est grâce à ces pressions que le
Rwanda a contenu sa colère tout en réclamant haut et fort
qu'il soit mis un terme aux préparatifs de guerre de
l'Ouganda par ailleurs accusé d'utiliser les génocidaires
hutu et autres forces dites négatives pour aller semer la
désolation au Rwanda. Très curieusement, c'est au moment où
les pressions commençaient à produire des résultats qu'était
annoncé le retour en Rdc de près de 20.000 soldats rwandais.
Livrée par des sources religieuses, la nouvelle a eu pour
résultat de mettre dangereusement en ballottage la dernière
ligne droite du Dialogue intercongolais dont la dernière
séance est attendue à Pretoria le 2 avril prochain. A
Kinshasa, plus personne ne s'en cachait, il ne pouvait être
question d'aller endosser un quelconque accord global si le
retour sur le sol congolais des soldats rwandais était
confirmé. Fort heureusement, rien de tel n'est arrivé et
cela, grâce à la réaction prompte des Sud-Africains qui
viennent maintenant d'obtenir l'appui des Britanniques pour
organiser une rencontre au sommet entre Kagame et Museveni à
Pretoria, dans l'objectif de voir les deux hommes vider leur
contentieux en dehors du territoire congolais et permettre
ainsi à la RDC de démarrer enfin le processus de sa
régénération. En tout cas, Kigali s'est attaché à confirmer
sa volonté de respecter les engagements pris dans le cadre
tant de l'Accord de Lusaka que de l'Accord de Pretoria qui
le lie de façon particulière à Kinshasa. Au cours du dernier
week-end. Il a démenti avec force les informations selon
lesquelles son parlement aurait donné le feu vert au retour
de ses troupes en RDC. On attend toujours une réaction
semblable de la part de l'Ouganda qui a, par le passé,
annoncé plusieurs fois le retrait de ses troupes sans jamais
respecter sa parole. La date du 24 avril actuellement
retenue pour le départ définitif de toutes les troupes
ougandaises de la RDC est à l'origine de la détérioration de
la situation actuelle car vu de Kigali, l'engagement
ougandais n'est pas sincère et ne s'intègre pas dans la
dynamique des négociations politiques intercongolaises qui
vont connaître leur épilogue dans une semaine.
En attendant que Sud-Africains et
Britanniques démêlent l'écheveau lors du sommet
Kagame-Museveni à Pretoria, on peut s'interroger sur les
motivations profondes de ceux qui se sont acharnés à
confirmer des informations non vérifiées alors que celles-ci
énervaient Kinshasa et poussaient celui-ci au sabordage pur
et simple de la grande plénière du Dialogue intercongolais.
Décidément, la paix que tous les Congolais appellent de tous
leurs voeux ne fait pas l'affaire de tout le monde.
Partisan de Katebe Katoto,
Makumbwa
Godé « Yasupa » depuis hier devant l’Auditorat militaire
Enlevé samedi dernier par des éléments se réclamant du GSP,
Yasupa a été conduit au camp militaire Kimbembe ou il a été
instruit de chefs d’accusation mis a sa charge. Il est
reproche a Gode d’entretenir des relations avec Katebe
Katoto et surtout d’être a la base de la préparation pour
son accueil a Lubumbashi. De plus, et voici pourquoi il est
a l »Auditorat militaire de Lubumbashi, il lui est reproche,
sans rire de préparer une attaque contre l’usine Afridex de
Likasi. Les organisations de défense de droits de l’homme,
l’Amnistie Internationale et les Toges Noires ont été
averties de cette arrestation.
Forum
international sur la préservation du bassin du Congo à
Kinshasa
Six pays d'Afrique centrale participent
jusqu'au 19 mars à Kinshasa à un forum consacré à la
conservation des ressources naturelles du bassin du Congo.
Ce forum réunit une soixantaine de participants venus de la
République démocratique du Congo (RDC), de la République du
Congo, du Cameroun, de la République centrafricaine, du
Gabon et de la Guinée équatoriale. Le ministre des Affaires
foncières, de l'environnement et du
tourisme de la RDC, Yuma Mota, a plaidé pour "une large
protection" des ressources naturelles du bassin du Congo
dont "dépendent les économies de nos pays" et déploré les
préjudices que les conflits armés permanents dans la
sous-région et la mauvaise gestion des
ressources environnementales portent à la réalisation des
projets de développement socio-économiques de ces pays. "La
sous-région de l'Afrique centrale fait face à ces handicaps
qui portent d'énormes préjudices à la conservation et la
gestion durable de ce patrimoine mondial", a indiqué M.
Yuma. L'ambassadeur des Etats Unis en RDC, Audrey Hooks, a
encouragé les six pays à collaborer dans la lutte contre
l'extermination des espèces
rares et affirmé l'engagement de son pays à appuyer leurs
efforts. "Le gouvernement américain a pris un engagement de
53 millions de dollars sur une période de quatre ans au
projet +Congo Basin Forest Partnership+ (CBFP) - visant à
aider les pays d'Afrique centrale à rentabiliser leur
environnement" selon Olivier Langrand,vice-président de
Conservation international. L'objectif du forum
de Kinshasa est l'élaboration d'une politique
commune visant à faire du bassin du Congo un facteur clé du
développement de la sous-région.
RDC: acte
final du dialogue d'ici deux semaines en Afrique du Sud
Le dernier acte formel du dialogue
intercongolais devrait avoir lieu d'ici deux semaines en
Afrique du Sud, a déclaré mardi à Gaborone le facilitateur
officiel du dialogue,
l'ancien président botswanais Sir Ketumile Masire. "Nous
espérons tenir l'acte final du dialogue d'ici 14 jours en
Afrique du Sud", a déclaré M. Masire à la presse, aux côtés
du
président sud-africain Thabo Mbeki qui venait de lui
remettre les textes d'accords conclus jeudi à Pretoria, et
visant à rendre opérationnel un partage du pouvoir en
République démocratique du Congo (RDC). Le
facilitateur a suggéré que la session finale, qui doit
entériner officiellement l'accord de partage du pouvoir
conclu en décembre, ainsi qu'un projet de constitution agréé
jeudi, et des arrangements militaires et sécurité pour la
transition, pourrait avoir lieu à Sun City. "Les
Congolais ont passé tellement de bon temps à Sun City que
tous demandent Sun City", a-t-il plaisanté à propos de la
ville-complexe
touristique, à l'est de Pretoria, qui avait en février-avril
2002 accueilli un mois et demi d'infructueux dialogue
intercongolais, avec plus de 300 délégués. M. Masire s'est
vu remettre par M. Mbeki, arrivé mardi en visite d'Etat au
Botswana jusqu'à jeudi, les documents sur la constitution,
l'armée et la sécurité agréés jeudi à Pretoria au terme de
onze jours de négociations entre gouvernement, rebelles,
groupes armés,opposition et société civile de RDC.
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