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POLITIQUE

Arrivée à Goma de l'actrice Jessica Lange, ambassadrice de l'Unicef

 L'actrice américaine, Jessica Lange, ambassadrice du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), est arrivée mercredi matin à Goma (Nord-Kivu) dans le cadre d'une visite
en République Démocratique du Congo (RDC), a annoncé un responsable de
l'organisation à l'AFP. Du 6 au 9 août l'actrice américaine visitera trois villes de l'est de la RDC où la situation des enfants est particulièrement préoccupante du fait des conflits armés: Goma, Bunia et Bukavu, a précisé la même source. Jessica Lange aura des entretiens avec les familles de déplacés, victimes des récents conflits armés dans cette partie du pays et des
responsables du Programme Elargi de Vaccination (PEV).
L'actrice visitera des hôpitaux, des Centres de Transit et d'Orientation pour les enfants démobilisés ainsi que des Centres de
Prévention de la Transmission du VIH-sida de la mère à l'enfant
(PTME), a ajouté le responsable de l'UNICEF en RDC.
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La RDC peut prétendre à une réduction de 10 milliards de dollars de sa dette
 La République démocratique du Congo (RDC)
remplit les conditions pour un programme de réduction de sa dette de 10 milliards de dollars, ont indiqué lundi le Fonds monétaire
international (FMI) et la Banque mondiale.
La RDC est le 27e pays à remplir les conditions posées par le programme de réduction de la dette des pays pauvres très endettés (HIPC/PPTE) "L'allègement de la dette de la part de tous les créanciers de la RDC, sous le régime de l'HIPC/PPTE, s'élèvera à 10 milliards de dollars", ont précisé les deux institutions dans un communiqué. La Banque mondiale, par le biais de l'association pour le développement international qui octroie des crédits aux pays les plus auvres, contribuera pour 1,03 milliard de dollars environ à l'allègement de la dette de la RDC et le FMI pour 472 millions de dollars, a souligné le communiqué. La dette publique de la RDC devrait de ce fait être réduite de 80% sous le régime de l'HIPC/PPTE. "La mise en place par les autorités de leur programme économique a, dans des circonstances difficiles, été largement satisfaisant", a estimé le directeur général du FMI Horst Koehler. "La RDC sort de plusieurs années de troubles politiques et de déclin économique. Ces deux dernières années, en dépit de flambées épisodiques de violence, la RDC a fait des progrès considérables pour consolider le processus de paix, stabiliser la situation économique et créer les conditions d'une croissance soutenue et de la réduction de la pauvreté", se félicitent les deux institutions. Pour la première fois en 13 ans, la croissance économique a été positive en 2002 et l'inflation a chuté de 135% fin 2001 à 16% fin 2002.

Paris veut passer la main à une force de l'ONU plus puissante à Bunia
Le chef d'état-major des armées
françaises a assuré jeudi que les soldats français qui forment la force multinationale mandatée par l'ONU ne laisseront pas un "vide
sécuritaire" à Bunia, dans le nord-est de la République Démocratique
du Congo (RDC), mais que leur mandat ne devrait pas aller au-delà du 1er septembre. "Nous ne partirons pas pour laisser le vide et le chaos", a déclaré le général Henri Bentégeat à Shari, une position avancée de la force multinationale, à 8 km au nord de Bunia, où il rendait une brève
visite aux troupes françaises.
"Nous n'avons pas l'intention de rester au-delà du 1er septembre parce que, à ce moment-là, nous espérons que les Nations unies auront
déployé leurs troupes", a cependant commenté le général Bentégeat un
peu plus tôt à Entebbe, en Ouganda, où la force multinationale, Artémis, entretient une base arrière.
Les soldats de la force seront "remplacés par une force des Nations
Unies beaucoup plus puissante qu'elle n'est aujourd'hui" et qui aura "un mandat beaucoup plus puissant", a-t-il précisé à Bunia. Après un tour de la base principale de la force multinationale, près
de l'aéroport de Bunia, le général s'était rendu, dans un convoi
composé de plusieurs blindés, à Shari, où la force a installé un camp et un poste de contrôle sur un pont traversant la rivière Shari. "Ce que j'ai vu aujourd'hui, c'est une ville où les commerces sont
ouverts, où les gens circulent, où les femmes sourient et où les
enfants réapprennent à être des enfants", a-t-il poursuivi. Le mandat d'Artémis, une force de l'Union européenne mais dont les troupes combattantes sont composées uniquement de soldats français, expire le 1er septembre. Au-delà, la Mission des Nations unies en RDC, la Monuc, qui dispose depuis longtemps de quelque 700 casques bleus uruguayens à Bunia, devra avoir renforcé ses troupes, notamment grâce à l'arrivée de soldat du Bangladesh. Mandatée par les Nations unies pour sécuriser la ville de Bunia, cette force compte actuellement quelque 1.000 hommes à Bunia, dont 800 Français, et doit déployer progressivement jusqu'à 1.400 hommes, dont un millier de Français. Le général Bentégeat a annoncé que le commandement d'Artémis devait rencontrer la semaine prochaine différents chefs de milices et groupes
armés rebelels à Bunia pour discuter de la sécurité dans ce petit
district de l'Ituri, où des affrontements entre milices d'ethnies rivales ont fait plus de 50.000 morts depuis début 1999 et forcés plus d'un demi-million de personnes à se déplacer. La ville a été reprise début mai à des milices de l'ethnie Lendu (majoritaire) par l'Union des Patriotes Congolais (UPC), un petit mouvement rebelle dominé par l'ethnie rivale des Hemas (minoritaire). Les combats et les exactions des miliciens qui ont suivi ont fait plusieurs centaines de morts, essentiellement parmi les civils, et déclenché l'envoi des soldats français qui ont, dès le 11 juin, sécurisé puis vidé la ville des miliciens armés. Toutefois des observateurs congolais et étrangers estiment que la Monuc devra être considérablement renforcée si elle veut remplacer efficacement Artémis. Son mandat actuel ne lui permet de riposter qu'en cas de légitime défense, et elle n'est pas équipée pour sécuriser l'Ituri. Un porte-parole de la Monuc, Léo Salmeron, n'était pas en mesure de donner des précisions ni sur la composition ni sur le mandat de ce que sera la nouvelle Monuc, assurant seulement que, "d'ici le 30 juillet, la Monuc aura un nouveau mandat".

Remaniement au RCD : Azarias Ruberwa nouveau président du principal mouvement rebelle congolais

Le principal mouvement rebelle en République démocratique du Congo (RDC), le
Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), a désigné lundi soir à sa présidence Azarias Ruberwa, ex-secrétaire général, qui succède au général Adolphe Onusumba Yemba, son président depuis octobre 2000, a annoncé le responsable des relations internationales du mouvement, joint au téléphone à Goma (RDC) depuis Nairobi. Le Collège des fondateurs du RCD, réuni en une session extraordinaire qui s'est prolongée pendant plusieurs mois, a décidé ce changement à la tête du mouvement "dans la perspective de sa transformation en parti politique", a précisé son responsable des relations internationales, Crispin Kabasele Tshimanga. Me Ruberwa, un avocat de 38 ans, qui vient d'être désigné par le RCD à
l'une des quatre vice-présidences du gouvernement de transition en
RDC, est considéré comme la "tête pensante" du mouvement. Le général de division Onusumba Yemba, 37 ans, est placé "en réserve" du RCD, et devrait être "appelé à d'autres fonctions", a ajouté M.
Kabasele Tshimanga.
Me Ruberwa, nommé secrétaire géneral du RCD en octobre 2000 lui aussi, a travaillé à Kinshasa au côté du président Joseph Kabila, après avoir collaboré avec son père, le président défunt Laurent-Désiré Kabila, qu'il a ensuite combattu. Chrétien convaincu, très apprécié par la communauté internationale, c'est un Munyamulenge, Tutsi congolais, originaire des Hauts plateaux de la province du Sud-Kivu, dans l'est du pays.
Le RCD a également décidé lundi la création des postes de premier et
second vice-présidents, attribués respectivement à Raphaël Katebe Katoto, un homme d'affaires originaire de la région du Katanga, et à son gouverneur de la région du Nord-Kivu, Eugène Serufuli, a précisé M. Kabasele Tshimanga. Le Collège des fondateurs a encore nommé Katubalundi Babo au poste de secrétaire général laissé vacant par Me Ruberwa. Originaire du Katanga occidental, il faisait partie du comité du RCD en Afrique du Sud, a
poursuivi M. Kabasele Tshimanga.
Francis Bedi Mabele, ancien responsable du département "Agriculture" du RCD, originaire de la région de l'Equateur, devient secrétaire général adjoint, encore un nouveau poste, a-t-il encore indiqué. Le nouveau trésorier général est Me Jean-Marie Emungu, un avocat, et son adjoint est Esaie Kuyena. Le Dr Jean-Pierre Lola Kisanga garde la responsabilité de la communication du mouvement, et M. Kabasele Tshimanga celle de ses relations internationales. Au terme d'un accord entre le gouvernement, les mouvements rebelles, l'opposition politique et la société civile, une transition de deux
ans, extensible six mois, doit conduire la RDC à organiser des
élections démocratiques, les premières depuis 1960 pour ce pays sortant de près de cinq ans de guerre. Tous les signataires ont désigné leurs représentants au sein du futur gouvernement mais la mise en place de la transition prend du retard.




 

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