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POLITIQUE

Le RCD accuse Kinshasa de préparer des offensives dans l'est de la RDC

Le principal mouvement rebelle en République émocratique du Congo (RDC), le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), a accusé vendredi Kinshasa de préparer des "contre-offensives" dans l'est du pays en prépositionnant du matériel
de guerre, en violation de divers accords de cessez-le-feu et de paix.  "Depuis une semaine, Kinshasa est en train de positionner des speed boats (vedettes rapides) équipés d'armes lourdes dans la localité de Moliro", sur le lac Tanganyika, dans la province du Sud-Kivu, a affirmé Jean-Pierre Lola Kisanga, le porte-parole du RCD, contacté au téléphone à Goma (est), fief du mouvement rebelle.  La région de Moliro, qui passe sans cesse aux mains des forces gouvernementales ou rebelles depuis le début de la guerre en 1998, est une zone stratégique pour le contrôle de la navigation sur le Tanganyika. "Quatre de ces petits bateaux de guerre de type ENM ont déjà accosté, en provenance des ports de Palungu (Zambie) et Kigoma (Tanzanie)", a assuré M.Kisanga, accusant Kinshasa de "vouloir lancer une contre-offensive contre le RCD". Le porte-parole a également accusé l'armée  gouvernementale "d'aménager de nouvelles pistes d'aviation au Sud-Kivu avec le
concours d'experts zimbabwéens", sans donner plus de détail sur les lieux en cause.
   "Nous assistons aussi à un mouvement d'occupation systématique par des brigades motorisées des FAC (Forces armées congolaises) de zones désengagées dans les provinces du Kasaï oriental et occidental", censées être démilitarisées et placées sous contrôle de la Mission d'Observation des Nations unies au Congo (MONUC), a par ailleurs affirmé M. Kisanga. Jean-Pierre Lola Kisanga a enfin accusé les FAC de "poursuivre d'importants mouvements de troupes entre Kinshasa et Beni (nord-est)", estimant que "tout cela est de nature à hypothéquer le processus de
paix". Les accords de cessez-le-feu de Lusaka signés à l'été 1999 par tous les belligérants, congolais et étrangers, n'ont jamais été respectés, tout comme l'accord de paix de Pretoria, signé le 17 décembre 2002 par les parties congolaises.

Kaddafi arme-t-il Bemba ou Patassé?

Lorsque l'opinion africaine a applaudi à l'idée de voir le président libyen, Mouammar Kaddafi, se détourner de ses spectacles guerriers pour une union de tout le continent africain qui a besoin du développement humain que du sang de ses fils sont en train de déchanter.

Le conflit en Centrafrique a été une occasion pour l'un des présidents classés mondial comme une mamelle du terrorisme international d'envoyer ses troupes pour protéger, non pas le peuple centrafricain, mais le président Patassé dont l'incompétence notoire à diriger le pays pue à mille lieux.

Dès lors que, pendant ce temps, les rebelles pillards de Jean-Pierre Bemba se sont alliés aux Libyens pour sauver un régime en déperdition ne pouvait que faire tiquer tous les analystes sur le rapprochement entre les Libyens et le Mlc.

Notre consoeur, Rfi, avait dénoncé le fait que les Libyens stockaient les armes lourdes à Zongo et à Gbadolite, sur le territoire congolais. Découverts, la Libye reconnaît, enfin, avoir envoyé les armes au Mlc.

Néanmoins, elle précise qu'elles sont destinés à Patassé qui cherche à anéantir la rébellion de l'ancien chef d'Etat-major de l'armée centrafricaine, le général François Bozizé, qui occupe, avec l'appui du Tchad, une bonne partie nord de la Centrafrique grâce aux opérations de reconquête conjointement menées par l'armée centrafricaine épaulée par les rebelles de Jean-Pierre Bemba et des unités d'élite libyennes.

Pour armer Patassé, faut-il passer par Bemba? La Rca n'a-t-elle pas des aéroports susceptibles d'accueillir n'importe quel type d'avions? Même si elle n'en avait pas, quel est le problème de la Rdc? L'aéroport de Bangui n'est pas fermé, au contraire, il est bien tenu par les forces centrafricaines et libyennes.

Les assaillants ont été repoussés au nord de Bangui. Les exactions commises par les rebelles congolais avaient défrayé la chronique. Pillage, vols, viols ont constitué le butin de guerre des soldats rebelles de Jean-Pierre Bemba, «mal payés», dit-on au sein de leurs corps au nord de la Rdc. Ces mêmes soldats du Mlc avaient déjà sauvé la mise au président Patassé en mai 2001, lorsque l'ancien président, André Kolingba, s'était mis en tête de le renverser.

Les troupes libyennes étaient déjà là aussi. Il ne fait l'ombre d'aucun doute que le Mlc tient, à défaut de contrôler tout le pouvoir en Rdc, qu'il conserve néanmoins son autorité sur la partie du territoire congolais qu'il occupe. Dans une telle hypothèse l'ouverture sur Bangui est vitale pour le Mlc. Comme c'est déjà le cas aujourd'hui.

Commerce et trafics de tous genres, avec la complaisance de Bangui permettent à Jean-Pierre Bemba d'entretenir ses troupes et de maintenir une économie de guerre dans une région coupée du reste du pays.

Par ailleurs, Patassé a tout intérêt à voir son protecteur renforcé en armes et en munitions par la Libye car, présentement, le président centrafricain est confronté à une fronde. Tous les opposants et rebelles se coalisent pour le renverser, surtout qu'il donne l'impression de tomber dans un piège lui tendu de convoquer une conférence nationale pour la réconciliation, sans exclusive, c'est-à-dire où l'on retrouve les Bozizé, Kolingba, etc.

C'est ainsi que, le 7 décembre dernier, ils ont créé une «coordination politico-militaire» dans laquelle on retrouve François Bozizé, (ancien chef d'état-major), André Kolingba, (ancien président de la République), Jean-Paul Ngoupandé et Joseph Abessolo (anciens Premier ministres), Abel Goumba (opposant de longue date) et Rigobert Yombo (ancien président du patronat).

Plus qu'une alliance, c'est une véritable déclaration de guerre, pense Patassé qui craint que les ralliements ethniques affaiblissent et divisent l'armée. Le contre-poids désigné est alors le Mlc qui bénéficie des relations particulières de Bangui avec la Libye selon le bon vieux principe «l'ami de mon ami est mon ami».

Interrogé par «La Libre Belgique», le chef rebelle du Mlc, le général de division Jean-Pierre Bemba, a démenti formellement la présence des avions libyens sur les aéroports de Gbadolite et de Zongo. Il pense que ce sont des manoeuvres dilatoires du camp de Kabila. Nous attendons que la Monuc et le Hcr confirme ce démenti.

 

L'Eveil

 


 

:: Dialogue Interconglais de Pretoria: Enfin la paix se pointe à l'horizon avec la répartition

   des postes ministériels.

:: Manoeuvres à Kinshasa: Kabila chercherait-il une autre voie de sortie?

:: Le gouvernement accuse le MLC de préparer une attaque contre Kinshasa.

 

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