Berlin : L'Allemagne et la
RDC signent un accord d'allègement de la dette
L'Allemagne et la République démocratique
du Congo ont signé jeudi un accord d'allègement partiel et de
rééchelonnement de la dette de Kinshasa pour un montant de 590
millions d'euros, a annoncé le gouvernement allemand.
L'allègement porte sur 400 millions d'euros, et le rééchelonnement
étalé sur 40 ans sur 190 millions d'euros. "Cet accord est une
conséquence de l'application réussie du programme du Fonds monétaire
international pour lutter contre la pauvreté et soutenir la
croissance", indique le communiqué du gouvernement. Berlin entend
ainsi "soutenir le processus de réformes économiques et fournir des
moyens pour lutter contre la pauvreté."
Centrafrique: MM. Bongo et Kabila
prennent acte des déclarations de Bozizé
Les présidents gabonais Omar Bongo et congolais
Joseph Kabila ont pris acte jeudi des déclarations du général
centrafricain François Bozizé qui s'est emparé du pouvoir
samedi à Bangui à la faveur d'un coup d'Etat, selon un
communiqué officiel. Les deux chefs d'Etat "ont pris acte des
déclarations du général François Bozizé visant à restaurer la paix,
la démocratie, la réconciliation nationale et garantir la sécurité
des personnes et des biens en République centrafricaine ainsi que le
respect des principes de bon voisinage et de non ingérence dans les
affaires intérieures des pays de la sous-région", a indiqué le
communiqué officiel. Celui-ci a été publié à l'issue d'une "visite
d'amitié et de travail" de quelques heures jeudi à Libreville du
président Kabila. Au plan international, les deux présidents "ont
eu un échange de vues sur la situation internationale,
particulièrement sur le déclenchement de la guerre en Irak", indique
le texte sans autre précision. A nouveau interrogé à sa sortie du
palais présidentiel sur la situation en Centrafrique, le président
Kabila a déclaré: "le gouvernement de la RDC a pris acte de la
déclaration du général Bozizé qui a parlé de l'amélioration des
relations entre les deux pays", la RDC et la Centrafrique. "Quant à
la présence (du rebelle congolais) Jean-Pierre Bemba en Centrafrique,
j'espère bien que c'est un problème qui sera réglé par les nouvelles
autorités qui sont en place", a ajouté le président congolais. Lors
de la précédente tentative de coup d'Etat, fin octobre à Bangui,
plusieurs milliers de miliciens du Mouvement de Libération du Congo
(MLC) de M. Bemba étaient venus apporter leur soutien au
président déchu Ange-Félix Patassé dans sa lutte contre la rébellion
dirigée par le général Bozizé. Officiellement, les derniers
éléments du MLC ont quitté la Centrafrique samedi, au moment du coup
d'Etat.
Pretoria:
Enfin
l'accord de Paix est là. Le plus dur commence
à présent.
Un accord de paix intercongolais qui doit mettre fin à
un conflit qui déchire la République
Démocratique du Congo RDC
depuis quatre ans en établissant un gouvernement
transitoire d'unité nationale a été signé
tôt ce matin
à Pretoria.
Aux termes de l'accord, le Président
Kabila restera Président de
la République assisté
de quatre vice présidents
pendant les deux années de transitions
devant conduire le Pays aux premières
élections générales
depuis celles qui ont consacré l'indépendance
du Congo Belge de la
Belgique en 1960.
Les quatre Vice présidents
qui ne sont pas désignés
dans les termes de l'accord émaneront de
quatre principales composantes des négociations: Le Gouvernement,
les deux rebellions du MLC et du RCD, ainsi
que l'opposition politique no armée et la société civile. Trente
six ministères et vingt cinq vice
ministères seront repartis entre les mêmes
parties.
La pression de la communauté internationale et celle du peuple
congolais ont eu raison des négociations
interminables des représentants congolais.
Le blocage du week-end sur la repartition des portefeuilles
ministériels a été levé après
que le MLC eut accepté de
renoncer au ministère des finances qui revient désormais au
gouvernement.
L'accord prévoit également que
chaque grand groupe rebelle bénéficiera d'une garde reprochée
composée de 5 à 15 gardes
du corps chacun, mais abandonne l'envoi de 2000 hommes armés
d'Afrique du Sud pour assurer leur protection.
Le poste de la Présidence de l'Assemblée
Nationale est enfin attribuable à
la discretion du MLC qui a fait valoir que
ce choix devait lui revenir afin de respecter un délicat
équilibre des pouvoirs.