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Un émissaire de Mbeki au Congo : Dlamini Zuma attendue ce
vendredi à Kinshasa
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Ballon d'oxygène pour la RDC : 2,5 milliards de dollars de la
Banque Mondiale
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Manda interdit à Nzanga d'engager la famille Mobutu
mouvements
alimentaires à quitter les négociations ». ::: Tête-à-tête entre Joseph Kabila et Nzanga Mobutu ::: Accords de Pretoria: La délégation gouvernementale depuis hier dans la capitale ::: Roger Lumbala s'empare de Bafwasende et se retire de la table des négociations de ::: Après Dar es Salam et Lubumbashi: Joseph Kabila depuis hier à Kinshasa ::: En attendant la reprise des concertations de Pretoria : les travaux se poursuivent en commission. ::: Ankoro: Le gouvernement pour une enquête sur les derniers affrontements ::: Joseph Kabila a rencontré hier à Dar-es-Salam Yoweri Museveni ::: Pillage des richesses nationales : Joseph Kabila se débarrasse de ses “Tontons”. ::: Kinshasa : La honte des dignitaires déchus : Katumba et Kazadi ridiculisés. ::: Après 24 heures de séquestration :La Fille de Kengo récupère sa liberté et son appartement ::: Le Président Joseph Kabila a réaménagé l'équipe gouvernementale ::: Les pilleurs de Kinshasa seront traduits en justice: Théophile Mbemba au Ministère de l'intérieur ::: Cet après midi à Pretoria: Ouverture des negotiations inter congolaises sur fond du pillage des richesses nationales. ::: En 5 ans de pouvoir, Mwenze Kongolo & Cie ont volé le tiers de la dette laissée par Mobutu en 32 ans de règne. ::: Des sénateurs belges interdits de séjour en territoire RCD-Goma ::: Pillage des ressources naturelles de la R.D.C.: L'ONU recommande que les pilleurs soient traduits en justice.
Un émissaire de Mbeki au Congo : Dlamini Zuma attendue ce
vendredi à Kinshasa
Kinshasa : Les pilleurs de la République paniquent : Le
procureur sur le chemin de
Ballon d'oxygène pour la RDC : 2,5 milliards de dollars de la
Banque Mondiale Travaux de Pretoria : On n’a pas l’air pressé.
A moins de 24 heures de la clôture prévue des travaux des comités du Dialogue Inter Congolais, c’est toujours le flou qui règne. Des quatre comités, seuls trois se sont retrouvés, pour la plupart avec 45 minutes ou une heure de retard. La salle réservée au comité politique est restée vide, ses membres ayant répondu absents. Dans les couloirs, malgré le semblant de sourire affiché devant les photographes, chacun exprime son inquiétude et accuse. Le Gouvernement accuse le RCD-Goma et le MLC de bloquer les travaux en réclamant que tout se partage à Pretoria, y compris les Entreprises, l’Administration et la Diplomatie. Le Gouvernement estime que ce sont des sujets qui peuvent être traités une fois rentrés au pays.
Le RCD-Goma de son côté voit dans cette proposition un piège car, dit-on du côté de la rébellion de Goma, rien ne garantit qu(une fois Kabila aura sauvé son fauteuil il accepte de partager le reste. Pour Lutundula Apala, les mouvements rebelles mettent la charrue devant les bœufs et oublient de discuter des questions essentielles. Monsieur Lumbala préconise qu’on débatte essentiellement de la restructuration de l’Etat car selon lui, il est même immoral que dans un pays en guerre la priorité soit le partage des postes comme un butin. Pour Monsieur Kabagambe du RCD/K-ML de Nyamuisi, il faut d’abord sauver le pays. Et pour son mouvement il n’est pas question de transférer à Kinshasa, une ville de six millions d’habitants, des armées à la solde des rebelles, sinon dit-il, bonjour le scénario de Kigali, de Brazzaville. Il faut conclut-il, une force neutre capable de sécuriser les Institutions et leurs animateurs.
Manda interdit à Nzanga d'engager la famille Mobutu MMCNews.com
Opposition politique: Kin Kiey Mulumba pour une "grande
coalition de l'opposition" Dans une déclaration faite hier à Bruxelles, Tryphon Kin Kiey Mulumba lance l'idée d'une grande coalition de l'opposition politique pour mettre fin à la guerre en République Démocratique du Congo. Pour l'union des mouvements patriotiques congolais qui regroupe des mouvements dissidents de la rébellion du RCD, cette coalition doit être nationale, congolaise, positive, défendant l'indépendance, l'intégrité territoriale et la souveraineté du Congo. Kin kiey affirme lancer son message car rien n'indique que le nouveau round des négociations qui va s'ouvrir à Pretoria va produire les effets qu'exige la situation. L'UMPC de Kin Kiey créé en septembre par le RCD-Originel, le RCD-Congo, le mouvement de révolution RCD-Goma, le CNRD et les combattants Mai Mai du groupe CONEMADIC, juge que les rebellions actives en RDC ne sont que des alibis. Il prône dès lors un dialogue direct avec les pays voisins de la RDC, en particulier ceux dont les armées se sont trouvées sur le sol congolais.
Le
RCD accuse: « Kabila bloque les pourparlers de Pretoria et
pousse des mouvements
Jean Pierre Lola Kisanga a été sans réserve hier dans la
capitale sud africaine. Selon le porte parole du RCD, le
Président Kabila et son gouvernement cherchent à bloquer les
pourparlers de Pretoria en poussant les petits mouvements à
quitter la table des négociations. Après Roger Lumbala et son
petit mouvement, c'est au tour de Mbusa Nyamuisi d'annoncer
son départ. Pour le RCD - Goma, cette tactique n'a pour seul
but que de retarder la conclusion d'un accord global sur le
Congo.
Pillage des richesses du pays: La Suisse bloque des comptes du
RCD C'est en catastrophe que Emile Ilunga et Moïse Nyarugabo se sont rendu jeudi chez le juge belge qui enquête sur le pillage des richesses de la RDC. Les deux responsables du RCD ont affirmé au juge Claisse que tout ce qui se passe autour du commerce du coltan, de l’or et du diamant est licite. Alors, ils ne comprennent pas pourquoi leur argent est bloqué car, selon eux, le seul but est humanitaire.
Ils construisent des routes, des hôpitaux et s'occupent des
enfants congolais dans le besoin. Mais cette explication est
plutôt démentie par les enquêteurs belges qui estiment que cet
argent auraient plutôt servi pour équiper les rebelles en
véhicules, en vêtements et en armes, ces dernières ayant été
achetées uniquement en Afrique. Un homme d'affaires
bruxellois, Jacques Van den Abeele, soupçonné d'avoir
participé à ce trafic, et un canadien d'origine
indopakistanaise Zulfakarim Panju, qui convoyait de l'or via
Bruxelles tous les quinze jours depuis plusieurs années, ont
été arrêtés à Bruxelles ces dernières semaines.
« C'est un message de paix et de réconciliation que j'apporte à l'occasion de cette invitation du Président de la République ». Voilà en gros ce que l'on peut retenir de l'entretien télévisé de l'un de fils du défunt Maréchal Mobutu, Zanga, sur la deuxième chaîne de télévision nationale congolaise. Répondant aux questions de Wivine Moleka, Zanga Mobutu a reconnu qu'hier il était à Goma, aujourd'hui à Kinshasa et demain à Gbadolite selon le calendrier de Jean Pierre Bemba, frère aîné de son épouse. Quant au retour de la dépouille de Mobutu, Zanga a dit qu'il devait en parler avec toute la famille étant donné qu'il n'est pas l'aîné de la famille. Pour apaiser les journalistes Moleka et Willy Kalengay, Zanga Mobutu a reconnu que son retour au Pays était un premier pas vers la réconciliation nationale si nécessaire. A l'invitation de Joseph Kabila, Zanga occupe une suite à l'Hôtel Memling.
Qui a dit que Kabila s'était débarrassé de ses "Tontons"? Hélas, rien du tout. Kazadi, Mwenze et Katumba continuent allégrement leur travail. La seule différence est qu'ils ne se présentent plus à leurs bureaux. Mais, fait marquant, leurs cabinets respectifs sont en place et les divers conseillers sont obligés de faire le tour entre les bureaux et les domiciles de nos "pilleurs". Pour preuve, les frais de fonctionnement de l'ANR sont débloqués quotidiennement par Kazadi à partir de chez lui. Celui qui devrait en principe faire l'intérim, François Beya, n'est qu'un grand figurant. De plus, un décret aurait même été signé désignant le très intransigeant Mira Djoku à la tête de l'ANR, mais Kazadi s'y oppose. Comme on le voit, même le prochain round des négociations à Pretoria est déjà voué à l'échec. Personne, dans l'entourage du chef, ne veut du changement.
Tête-à-tête entre Joseph Kabila et Nzanga Mobutu La première partie de l'audience a eu lieu en présence des
proches collaborateurs du Chef de l'Etat. Puis le Président
s'est enfermé seul avec son hôte pendant une heure. A la
sortie, Nzanga Mobutu a déclaré: "J'ai été reçu par mon frère"
La question du rapatriement du corps du Maréchal, est à voir
avec toute la famille.
Accords de Pretoria: La délégation gouvernementale depuis hier dans la capitale sud africaine
30.11.2002 C'est depuis hier vendredi qu'une délégation du gouvernement de Kinshasa conduite par le Professeur Samba Kaputo, Directeur adjoint du bureau du Président et par le Colonel Didier Etundu est arrivée en Afrique du Sud en vue de préparer la reprise des travaux des concertations politiques devant déboucher sur le partage du pouvoir. Ce week-end, ces personnalités qui ont participé à toutes les négociations pour le dialogue intercongolais seront rejointes par le Commissaire du Gouvernement chargé du processus de paix dans la région de grands Lacs, Vital Kamhere. Roger Lumbala s'empare de Bafwasende et se retire de la table des négociations de Pretoria
30.11.2002 Le RCD-N, rébellion dissidente a annoncé hier la reprise des territoires de Bafwasende et de Mambassa et son retrait de négociations de Pretoria. Cette information annoncée par Roger Lumbala lui-même n'a pu être infirmée par Mbusa Nyamuisi, responsable du RCD-Ml dont Lumbala est dissident. Roger Lumbala qui administre un vaste territoire riche en diamant, café et or est allié au MLC de Jean Pierre Bemba dont les forces armées le soutiennent dans ses actions militaires. Le 14 novembre dernier, Roger Lumbala avait réclamé sa place parmi les belligérants et demande de bénéficier de mêmes pouvoirs que le gouvernement, le RCD et le MLC. Depuis hier, il a annoncé son retrait de la table de négociations en rejetant la formule 1+4 et en ne reconnaissant plus Joseph Kabila comme Président de la transition. De plus Roger Lumbala rejette la médiation de Moustapha Niasse qu'il accuse de soutenir le gouvernement illégal de Kinshasa. En outre il propose le Président Gabonais Omar Bongo qui, selon lui, connaît bien les Congolais et parle leur langue. A.S.D.
ALLIANCE POUR LA SAUVEGARDE DU DIALOGUE INTER-CONGOLAIS
Représentation de l'ASD en Europe
Réf.: ASD/E/DE/1/008/02
Les Congolais viennent de se rendre à l’évidence que le 23 novembre 2002 vient de s’ajouter au palmarès des jours douloureux que notre pays connaît depuis 1996. L’ajournement des négociations de Pretoria sur la conclusion de l’accord global et inclusif suite à l’intransigeance et aux manœuvres dilatatoires du pouvoir de Kinshasa, qui feint d’ignorer les cris de détresse de notre Peuple, est lourde de conséquences. Il n’est un secret pour personne que Kabila n’a ni mérite, ni atout particulier ; aucune compétence ni connaissance spécifique. Mais en dépit de ses lacunes et handicaps, le schéma 1+4 avec Kabila comme président et 4 vice-présidents dont un de son camp qui lui servira de béquille ou de prothèse, a été entériné par toutes les formations, en ce compris l’ASD et également par beaucoup de nos compatriotes. Ceci dans l’ultime espoir d’obtenir la fin de la guerre, le retrait contrôlé des troupes alliées à Kabila et enfin la paix et la réunification de notre pays. Mais en retour, l’on ne récolte que arrogance, pédanterie, mépris. En effet, pendant que l’opinion s’attendait à des réponses positives du pouvoir de Kinshasa, elle a malheureusement été flouée par Kabila et ses alliés. Leur refus du partage vertical des responsabilités démontre bien que Kinshasa garde jusqu’ici une attitude belliqueuse et provocatrice. Kabila n’est nullement disposé à respecter ses engagements. Le nouvel ordre institutionnel que le peuple réclame et dont la volonté est exprimée dans l’Accord de Lusaka, ne signifie nullement des nominations des membres du gouvernement et la désignation des députés et sénateurs. Dans l’entendement de l’ASD, le nouvel ordre politique revêt une importance capitale. C’est le couronnement du combat de l’opposition tant armée que politique. C’est la victoire des forces démocratiques sur celle de l’oppression et de la dictature. Il signifie la détermination consensuelle des institutions, des textes légaux, des règles de démocratie, des droits de l’homme et de bonne gouvernance à tous les niveaux, la désignation des animateurs afin de redonner de l’espoir à notre Peuple. Il ne peut y avoir de solution durable qui consiste à créer et nommer des vice-présidents au niveau national et à garder intact le désordre que tout le monde déplore au niveau de la gestion des entités de base, de l’administration, des services et entreprises publiques. Les allégations de Kinshasa qui, en lieu et place du partage parle de " charcuter le pouvoir ", cachent bel et bien ses ambitions d’un pouvoir moniste, soucieux de garder et de étendre le contrôle sur ses réseaux mafieux déjà installés impassiblement au sein des entreprises, des provinces, de l’administration publique, des services spécialisés dans le but de s’assurer une base à partir de laquelle, il lui sera possible de tricher aux élections. C’est là le vrai agenda sur le lequel repose le calcul politique du pouvoir mafieux de Kinshasa. Toutes ses gesticulations conduisent à cette fin. Dans le même ordre, il ne peut y avoir une nouvelle armée nationale, républicaine si la constitution de celle-ci se fait autour et sur la base des Fak (forces armées kabilistes : milices privées abusivement appelée Fac-MaiMai-Interhamwe-ALIR-exFar-génocidaires) et suivant la seule volonté de Kabila. L’ASD estime à cet effet, que la nouvelle armée républicaine doit être constituée à partir des principes arrêtés de commun accord par toutes les composantes. Or Kabila et ses alliés s’opposent à une telle idée. Leur objectif est d’incorporer les autres factions dans l’actuelle armée de Kabila, qui du reste n’est pas un modèle d’organisation, de discipline, de combativité, de patriotisme, de nationalisme... ; n’a-t-elle pas exécuté froidement son propre commandant suprême en la personne du regretté Laurent Désiré Kabila. L’ASD soutient durant toutes les négociations l’idée de fixer les règles objectives devant conduire à la formation d’une véritable armée unie et républicaine. Tel n’est malheureusement pas le souci de Kinshasa. Cette attitude, tout le monde le sait, va conduire à des frustrations, à des règlements de compte, à la hiérarchisation des rôles et surtout à créer un sentiment des laissés-pour-compte dans les rangs des autres forces. A la longue, une crise de forte intensité ne peut pas être évitée. Le schéma que nous soutenons a l’avantage de correspondre à la réalité politique de notre contexte en ce qu’il devrait permettre de créer et de maintenir un équilibre au sein des institutions de la transition. Alors que tous les congolais espéraient que les différentes délégations allaient conclure un compromis sur l’ordre politique de transition, leurs espoirs se sont évanouis en laissant la place dans le cœur de chacun à l’amertume et à des questionnements de divers ordres.
L’ASD tient à les rassurer que son combat pour la poursuite d’un dialogue franc n’est pas terminé.
Ce blocage abuse de la bonne volonté des pays et peuples amis qui consacrent des moyens énormes pour nous aider à trouver une solution consensuelle et durable à la crise que traverse notre pays. Devant le refus de Kinshasa à s’inscrire avec courage dans la recherche de la solution qui doit conduire notre pays à son destin démocratique, il serait indiqué de rappeler à Kabila que les sacrifices de la Communauté internationale ne sont pas élastiques à l’infini. En plus, ce blocage imposé par Kinshasa est déplorable car il laisse la place à des dynamiques négatives qui risquent de rompre le consensus déjà acquis d’aller vers la paix et la mise en place d’un nouvel ordre politique. Kabila ne se comporte pas en congolais. Il ne se conduit pas en patriote qui aime les autres congolais. La misère de notre peuple, s’il peut s’en servir, elle le laisse indifférent. C’est un président-délégué venu confisquer au peuple tout droit d’espérer, et même, celui de rêver. Tout homme sensé pourrait être amené à penser que vouloir persévérer dans les prétendues négociations interminables avec un irresponsable ne relève pas seulement d'une naïveté coupable, mais du complexe d’esclave, et constitue même une complicité avec Kabila dans sa volonté de bloquer la solution de la crise et de prolonger la souffrance de notre Peuple. L’ASD invite la Communauté internationale à faire preuve d’un traitement égal et équilibré à l’endroit des tous les belligérants congolais et étrangers. En effet, alors que le RCD et le Rwanda sont continuellement l’objet de pressions très astreignantes de la part de la Communauté internationale, Kabila et ses alliées ne sont nullement inquiétés : le Zimbabwe dispose encore sur notre sol de 6163 soldats, l’Angola 3000, la Namibie 50 officiers supérieurs... sans compter génocidaires, forces négatives et autres terroristes L’ASD lance au pouvoir de Kinshasa un appel pressant à la raison, l’invite à s’inscrire irrévocablement dans le schéma de la médiation, à abandonner sa vision oligarchique du pouvoir. Si cet appel n’est pas entendu, les conséquences désastreuses de l'aggravation de la crise nécessitant une solution urgente, radicale et définitive l’ASD prendra devant l’opinion nationale et internationale, et avec lui toutes les forces patriotiques et démocratiques, les responsabilités que lui impose l’Histoire. Fait à Bruxelles, le 27 novembre 2002
La Représentation de l'ASD/Europe: • DPTN: Likiyo Lompela • CDD: Jérôme Nyindu Kitenge • URR: Jacques Tshimbombo Mukuna • UDPS: Dr François Tshipamba Mpuila, Délégué OPP.EXT. au DIC & UDPS/Belux • RCD: Kitenge Yesu
Après Dar es Salam et Lubumbashi: Joseph Kabila depuis hier à
Kinshasa
En attendant la reprise des concertations de Pretoria : les
travaux se poursuivent en commission. Ankoro: Le gouvernement pour une enquête sur les derniers affrontements
Dans une déclaration faite à la presse, le ministre de l’Intérieur Théophile Mbemba a annoncé l’ouverture d’une enquête pour dégager les responsabilités dans un affrontement entre Mai Mai et les éléments de FAC. Cette commission composée seulement des magistrats –militaires et civils- a un mois pour établir les responsabilités et déférer devant leurs juridictions respectives les auteurs des violences commises à Ankoro ». Selon les organisations de défense de droits de l’homme, des soldats des Forces armées congolaises(FAC) auraient saccagé, pillé, incendié et tiré à coup de roquettes et lance flammes dans un quartier d’Ankoro à la suite seulement d’un différent entre un membre des forces d’autodéfense populaires Mai Mai et un militaire de FAC. L’opération de représailles aurait fait une ou deux centaines de morts et près de 1200 maisons auraient été incendiées. L’hôpital général d’Ankoro ainsi que le Dépôt des vivres des déplacés de guerre ont été détruits. Pour le Ministre congolais de l’intérieur, les chiffres ont été exagérés et que le calme est revenu à Ankoro. Pour lui, le Pya a trop souffert pour que l’on ne prenne pas cela en compte. Théophile Mbemba nommé à la tête de l’Intérieur le 17 novembre dernier s’est rendu hier à Ankoro où il a réuni un conseil de sécurité locale en présence de ses homologues de la Défense et des Droits Humains.
Pour ce faire, il aurait l'idée de mettre en place un gouvernement d'union nationale composé de quelques débauchés des mouvements rebelles, de l'opposition politique et de la société civile. Il faudrait s'attendre à des vigoureuses réactions de la part d'autres belligérants qui pourraient appliquer des scenarii portant sur la relance des hostilités ou la création des micro-Etats. Kinshasa , 27.11.2002
Deux tentatives viennent d'être faites à Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud, pour la conclusion d'un accord politique global et inclusif devant mettre fin à la crise et permettre le déroulement de la période de transition vers les élections. La première, qui en était arrivée à un accord sur les principes de l'Accord tant attendu, a échoué pratiquement à quai, c'est-à-dire au moment de la signature de cet accord sur les principes. La deuxième, qui s'est clôturée le week-end dernier, n'a pas connu un meilleur sort. Tous les participants sont repartis manifestement avec plus de divergences et d'animosités interpersonnelles qu'avant. Dans ce même contexte, les uns et les autres multiplient des conditions sans laisser des possibilités d'assouplissement, tandis que d'autres encore, comme le Rcd/N de Roger Lumbala ou le Rcd/K-Ml de Mbusa Nyamuisi, décident de quitter la table des négociations, estimant que leurs aspirations ne sont pas prises en compte. Tout ceci fait profiler à l'horizon le spectre d'un échec du troisième round des négociations de Pretoria qui doivent s'ouvrir le 9 décembre prochain. Et dans cette perspective, tous les états-majors se seraient mis à scruter des alternatives. C'est ainsi qu'il nous revient que, de son côté, Kinshasa envisagerait de tirer toutes les conséquences d'un éventuel échec de Pretoria III. Kabila serait, en effet, tenté de conduire carrément, et tout seul, le peuple congolais aux élections. Pour ce faire, il serait en train de réfléchir, ou du moins ses services, sur l'opportunité de la mise en place d'un gouvernement dit d'union nationale. Celui-ci aurait, entre autres missions, celle d'opérer la réconciliation dans l'Ituri, d'entreprendre la réhabilitation des infrastructures avec le concours de la Mission d'observation des Nations Unies au Congo (Monuc) et d'organiser les élections auxquelles Joseph Kabila ne participerait pas. Ce gouvernement, rapportent des sources proches de la présidence de la République, pourrait être dirigé par un premier ministre dont le nom le plus cité est celui du général Likulia. Il pourrait être composé, notamment, des débauchés des diverses composantes actuelles au Dialogue intercongolais. Pour soutenir la faisabilité d'un tel projet, l'on fait allusion à l'expérience angolaise où le président Dos Santos avait pu réaliser un deal avec Jonas Savimbi pour organiser les élections alors que le territoire angolais n'était pas réunifié et que les différentes armées n'avaient pas encore fusionné. Mais, la grande énigme demeure sans aucun doute la position des différents mouvements rebelles qui devraient inévitablement être impliqués. En effet, il n'est pas exclu que, dans le contexte actuel, l'idée d'engager un processus électoral provoque une réaction contraire dans les territoires sous contrôle rebelle. Les seigneurs de guerre pourraient, en effet, se cabrer pour, soit formaliser leurs territoires désormais indépendants, soit réactiver les différents fronts pour tenter de renverser le pouvoir de Kinshasa. Certaines sources racontent même que pendant que les négociations piétinent en Afrique du Sud, les chefs rebelles, y compris le gouvernement de Kinshasa, seraient en train de fourbir des armes pour en découdre avec les autres le moment venu. L'autre grande question est de savoir comment, dans le contexte actuel du conflit, on pourrait organiser des élections sans avoir résolu la question de nationalité dans le Kivu, y compris le conflit interethnique de l'Ituri. En clair, le risque est grand d'en arriver, si pas à exacerber le conflit et à accentuer la balkanisation du territoire congolais, du moins à créer de nouvelles attitudes qui radicaliseraient les esprits pour compliquer encore davantage la résolution de certains aspects de la crise, dont précisément l'épineuse question de nationalité à l'Est. Il restera aussi à savoir comment le gouvernement entend trouver les moyens pour organiser les élections s'il n'a pas l'appui de la communauté internationale non seulement pour l'aider à bien réussir cette délicate opération, mais aussi pour en attester la régularité. Evidemment, cette hypothèse risque de provoquer une véritable levée de boucliers sur l'ensemble du territoire national. Car, dans un premier temps, les chefs des mouvements rebelles qui n'ont déjà pas confiance au gouvernement de Kinshasa, risquent de se cabrer et de concevoir des stratégies susceptibles de bloquer les négociations politiques en cours. Ce qui, assurément, ne manquerait pas de faire revenir sur le territoire congolais des allies qui l'ont quitte à la suite des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. A ce moment là, il sera difficile de les faire partir de la Rdc tant ils voudront, sur le dos de leurs poulains congolais, perpétuer le pillage des richesses congolaises que le panel de l'Onu vient de dénoncer dans son rapport. Le deuxième scénario consiste en ce que les chefs des mouvements rebelles qui contrôlent tout de même d'importantes étendues du territoire national, prennent simplement acte de la volonté de Kinshasa de refuser la réunification du pays. Des lors, l'idée qui leur viendrait en tête serait de franchir le rubicond en proclamant sans autre forme de procès l'indépendance des entités sous leur administration. A ce moment là, la communauté internationale n'aurait d'autre choix que de reconnaître cette situation de fait, réalisant ainsi son voeu le plus cher, celui de balkaniser le territoire congolais. Dans un cas comme dans un autre, il est clair qu'aucun des schémas ci-haut évoqués ne pourrait permettre de sortir de la crise. Au contraire, ces scénarios sont de nature à saper le moral des populations congolaises qui, jusqu'à ce jour, refusent la division du pays et optent résolument pour la paix. Pour éviter cette terrible éventualité, seule la voie des négociations, pense-t-on, permettrait d'aboutir à une vraie réconciliation qui assurerait ensuite une véritable pacification du pays. C'est dire que les Congolais sont les seuls maîtres de leur destin. Il leur appartient de se disposer psychologiquement et consciencieusement pour aller vers la paix en mettant résolument l'intérêt général au centre de leurs préoccupations. C'est dans cet ordre d'idées que tout le monde souhaite que les négociations projetées pour le 9 décembre prochain, aboutissent à l'acceptation par tous les délégués du principe de partage équitable et équilibré des responsabilités pendant la période de transition. | Le Potentiel Joseph Kabila a rencontré hier à Dar-es-Salam Yoweri Museveni
Le Président de la République le Général-Major Joseph Kabila s'est rendu hier Dimanche à Dar-es-Salaam, en Tanzanie, à l'invitation de son homologue de ce pays, pour rencontrer Yoweri Museveni de l'Ouganda avec qui il devait discuter des questions sécuritaires. Kinshasa , 25.11.2002
Depuis hier dimanche 24 novembre 2002, les présidents congolais Joseph Kabila et ougandais Yoweri Kaguta Museveni se sont retrouvés à Dar-es-Salaam, en Tanzanie pour procéder à l'évaluation de l'Accord de paix de Luanda conclu en août dernier, à Luanda, entre Kinshasa et Kampala. Le président congolais Joseph Kabila s'est fait accompagner du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Léonard She Okitundu et de celui des Droits humains, Ntumba Luaba. Pour rapel, la signature de ce protocole de normalisation a permis d'accélerer le processus de retrait des troupes ougandaises du territoire de la Rdc, à l'exception du bataillon stationné à Bunia, à la demande des Nations Unies.
| L'Observateur
Assassinat près de Bunia du gouverneur de la province Orientale du Rcd-Goma par des milices armées L'assassinat du gouverneur Rcd-Goma de la province Orientale a été également confirmé par les autorités ougandaises qui ont une certaine influence dans cette partie septentrionale de la R.D.C., avec notamment la présence des troupes ougandaises dans l'Ituri, à Bunia et à Buta. Kinshasa , 25.11.2002 Le climat de terreur qui touche le Nord-Est de la République démocratique du Congo fait de cette partie du continent une des zones les plus dangereuses. Samedi 23 novembre 2002 le gouverneur de la Province Orientale du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD/Goma), M. Joseph Eneko, a été assassiné avec 9 de ses gardes du corps dans la région de Bunia, à environ 40 km de la frontière ougandaise. Le cortège du gouverneur Joseph Eneko a été pris dans une embuscade tenue par des inconnus armés jusqu'aux dents. Ceux-ci ont carrément mitraillé le cortège avant d'abattre froidement Joseph Eneko et ses 9 gardes du corps. L'assassinat du gouverneur RCD/Goma de la Province Orientale a été également confirmé par les autorités ougandaises qui ont une certaine influence dans cette partie septentrionale de la RDC, avec notamment la présence des troupes ougandaises dans l'Ituri, à Bunia et à Buta. Depuis le début de la guerre en RDC, le Nord-Est du pays est devenu l'une des régions les plus dangereuses du continent. L'on se souvient que le 26 avril 2002, six membres du personnel du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont été assassinés dans la province de l'Ituri par des inconnus armés, Leurs véhicules ont été attaqués par les éléments non contrôlés, vraisemblablement des milices armées qui font la loi et sèment la terreur dans la partie Nord-Est de la République démocratique du Congo. Au mois de septembre 2002, le ministre des Droits humains Ntumba Lwaba et sa suite ainsi que l'Editeur du journal « Les Coulisses » Nicaise Kibel Bet ont été pris en otage pendant plusieurs jours par les milices fidèles au chef coutumier ainsi que des dissidents du mouvement de Thomas Lubanga.
Le syndrome sierra-leonais
Le 25 février 2002, plus de 200 personnes ont trouvé la mort et plusieurs centaines autres blessées à Bunia et Ituri lors des affrontements ethniques entre Lendu et Hema. Deux ethnies qui se combattent avec la bénédiction de l'Ouganda qui ravitaille leurs milices en armes et en munitions. Dans cette partie du pays, la principale activité est l'exploitation de l'or, du diamant, du café et de l'ivoire. Cette activité attire des aventuriers de tous les horizons mais aussi des trafiquants d'armes et des minerais. Ceux-ci disposent de milices qui assurent leur sécurité et, a défaut, cultivent le syndrome sierra-léonais en coupant les bras, les jambes, les mains et les sexes de certains de leurs prisonniers ou carrément en les tuant. Il faut dire que, pour avoir une emprise sur cette partie du Congo/Kinshasa, les autorités de Kampala se résolvent à pratiquer la politique dite « Diviser pour mieux régner », en manipulant les seigneurs de guerre congolais et en attisant les conflits ethniques entre Hema et Lendu. Ces deux ethnies disposant chacun de milices armées pour l'Ouganda. Beaucoup d'observateurs sont d'avis que ce climat propre à une « république bananière » ne peut s'arrêter que si la MONUC met en application la quatrième phase de sa mission (DDRRR) avec notamment le déploiement des casques bleus à l'Est de la RDC afin de mettre fin à cette guerre de type moyenâgeux qui touche sa partie orientale. D'où la nécessité et l'urgence de mobiliser des moyens logistiques et financiers en faveur de la MONUC dans le cadre de cette 4ème phase.
Luc-Roger Mbala | L'Observateur C'est en principe demain Samedi 23 novembre 2002 que devraient s'achever à Pretoria, les négociations politiques ayant réuni les délégués du gouvernement, des mouvements rebelles, de l'opposition politique et de la Société civile. KINSHASA, 22.11.2002
Apparemment les modalités pratiques du partage ressemblent encore a un brouillard à la veille de la fin du délai fatidique que le président sud-africain Thabo Mbeki a accordé aux participants aux assises du Dialogue intercongolais. En réalité, l'écueil tant redouté de la verticalité étant cerné, voire évacué, le président Mbeki et le médiateur Niasse se félicitent de la modération affichée par le MLC et le RCD/ Goma. C'est dans ce contexte que le numéro un sud-africain dépêchera le week-end prochain, son émissaire à Kinshasa, en la personne de M Majuncu Gumbi. Conseiller à la présidence sud-africaine et membre de l'équipe de médiation. Ce dernier, de bonnes sources, transmettra au président congolais Joseph Kabila le message de son homologue sud-africain ayant trait aux avancées significatives dues à la modération des deux mouvements rebelles. Pour le président en exercice de l'UA, le numéro un Congolais devra donner des signaux forts de son implication aux assises en cours. Car, la verticalité de partage de pouvoir réclamée par les deux mouvements rebelles a failli conduire les délégués au précipice.. Que Jean-Pierre Bemba et les ténors du RCD/Goma aient mis un peu d'eau dans leur vin, le regard tourne vers Kabila pour un geste similaire. A.B. | La Référence Plus
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Dans ses recommandations au Conseil de sécurité, le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan propose notamment le gel des avoirs personnels des individus identifiés par le groupe d'enquêteurs. Il va plus loin en demandant d'interdire leur déplacement hors de leur pays d'origine et, selon lui, tout gouvernement qui ne prendrait pas des mesures contre les pilleurs serait considéré comme leur complice. |
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VENDREDI 25.10.2002 |
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Les groupes des enquêteurs des Nations Unies qui a travaillé sur l'exploitation illégale des ressources de la République démocratique du Congo a fait son rapport au secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan. Ce dernier a élaboré son rapport et l'a adressé au Conseil de sécurité pour examen. Ce document d'une quarantaine de pages, donne toute la lumière sur les motivations cachées de la guerre qui déchire la Rdc depuis quatre ans. Il mentionne les noms des personnalités tant congolaises, burundaises, rwandaises qu'ougandaises qui, tout au long du conflit armé, se sont livrées à une exploitation éhontée des ressources du pays. Officiellement donc, la guerre a opposé d'un côté le gouvernement de Kinshasa avec ses alliés d'un côté, et de l'autre, les pays agresseurs soutenant des mouvements rebelles. Pour les uns, il s'agissait de se défendre et de bouter dehors les ennemis de la nation. Pour les autres, la guerre avait comme raison déclarée de renverser les institutions établies et de permettre l'avènement d'un nouveau régime au Congo. Cependant, pour soutenir cette guerre, les uns et les autres n'ont pas hésité un seul instant à se livrer à l'exploitation des richesses de la Rdc. Pour les deux camps, la seule justification est qu'il fallait se donner les moyens pour s'approvisionner en armes et autres équipements militaires. Personne ne voulant céder du terrain à l'autre, tous les moyens pour se procurer l'argent frais étaient donc nécessaire. Evidement, dans cette affaire et comme le relève avec pertinence le rapport des enquêteurs de l'Onu, l'argent provenant de l'exploitation et de la commercialisation de ces richesses n'a pas servi uniquement à l'achat des armes et à l'entretien des troupes. Nombre de personnalités aussi bien politiques que militaires se sont remplies les poches. Que ce soit donc chez les agresseurs ou dans les rangs du gouvernement et ses alliés, ses personnalités se sont servies des hommes d'affaires des sociétés écran pour transférer d'importantes sommes vers les paradis fiscaux. Les masques étant ainsi tombés, l'opinion se rend à présent compte des véritables intentions des deux camps. Et que les négociations pour la cessation des hostilités et la signature d'un véritable cessez-le-feu aient traîné en longueur explique le comportement des belligérants et des alliés. Franchement, l'on reconnaîtra que l'Onu a choisi de jeter un pave dans la mare juste au moment où l'on aborde la dernière étape du long calvaire qu'endure le peuple congolais avec les concertations qu'entament, à Pretoria, en Afrique du Sud, les belligérants. Cette rencontre qui est prévue du 25 au 27 octobre courant, consistera essentiellement à examiner plus en profondeur le document relatif au partage: des responsabilités pendant la période de transition. L'on pense que tout sera mis en oeuvre au cours de cette réunion pour lever les derniers obstacles qui pourraient empêcher la signature de l'accord global et inclusif. C'est seulement à Kinshasa et sous la protection de la Monuc, qu'une deuxième concertation regroupera les leaders de la classe politique et de la société civile pour qu'à leur tour, ils puissent se prononcer sur cette répartition.
Des sanctions contre les pilleurs
Dans ses recommandations contenues à la fin de son rapport, le secrétaire général de l'Onu propose an Conseil de sécurité un train de mesures que les gouvernements devraient prendre contre leurs ressortissants impliqués dans le pillage des ressources de la Rdc. Ces mesures devraient également s'appliquer contre les sociétés et hommes d'affaires opérant sur le territoire de ces gouvernements. Parmi ces mesures, on note, notamment, l'interdiction de sortie du pays, la confiscation de leurs avoirs personnels ou du capital des sociétés impliquées. Chose grave, le secrétaire général demande que les gouvernements des pays dont les ressortissants sont reconnus comme des pilleurs puissent les traduire en justice et, éventuellement, les sanctionner comme il se doit. Dans le cas contraire, ajoute Kofi Annan ces gouvernements devraient être considérés comme des complices. D'ailleurs, l'examen de ce rapport qui met à nu les opérations maffieuses qui se sont déroulées sur le territoire congolais, devrait commencer très bientôt. Et si on se réfère aux derniers rapports du secrétaire général, il ne fait pas de doute que les mesures qu'il propose seront adoptées par le Conseil de sécurité. Seront-elles mises en application par les gouvernements dont les ressortissants ont été identifiés comme des pilleurs ? Difficile à dire pour l'instant. Néanmoins, l'opinion congolaise espère que cette fois, l'organe de décision des Nations Unies devra veiller à donner même une satisfaction morale aux populations qui ont souffert dans leur âme et dans leur chair de cette guerre provoquée par des puissances économique qui tenaient, pour des raisons connues de tous, à faire main basse sur des richesses de la Rdc. Dans cet ordre, il ne suffira pas simplement d'adopter toutes les recommandations formulées par le secrétaire général Koffi Annan. Encore faudra-il tout mettre en oeuvre pour que les gouvernements concernés puissent les appliquer. Ce serait là une bonne manière de lutter contre l'impunité dont bénéficient nombre de fonctionnaires dans ces pays là, et promouvoir la transparence et bonne gouvernance. Personne ne comprendrait d'ailleurs que la Rdc, pays membre de l'Onu, si saigné à blanc par des prédateurs sans que le Conseil de sécurité ait levé le petit doigt pour désapprouver cet acte. Avec ce rapport accablant, les observateurs estime que l'Onu devrait aller jusqu' bout de sa logique.
| Le Potentiel |