:: REVUE DE PRESSE 

Revue de presse : Lundi 16 octobre 2006 

Pendant que la campagne électorale pour la présidentielle bat son plein, le PHARE avise qu’après le calvaire de She Okitundu à Londres, Olivier Kamitatu traque par les Bana Congo à Bruxelles. Selon un message de détresse venu de Bruxelles le week-end dernier faisant état des incidents malheureux qui ont failli se produire devant l’ambassade de la Rdc a Bruxelle. Alors que Olovier Kamikaze s’apprêtait à tenir une conférence de presse en rapport avec l’évolution du processus électoral, un groupe des manifestants regroupes dans les Bana Congo, ont inverti les lieux. Leur message était lourd de menace nous mieux qu’a Londres. C’est la démocratie à la congolaise.

La REFERENCE PLUS, observe un changement  de stratégie chez les candidats présidents. Olive Lembe Disita Kabila, mène une grande offensive de charme. Le candidat Kabila passe des processus aux actes concrets alors que dans le camp de l’Union pour la Nation, c’est encore l’attentisme. L’épouse du chef de l’Etat a décide de se lancer elle même dans l’arène pour redynamiser quelque peu la campagne électorale de son mari mais aussi de ratisser très large.

Le journal satirique GROGNON, interpelle les deux candidats au second tour de La Présidentielle. Pas de langage da atalaku lors du débat contradictoire. Déjà, dans beaucoup d’espaces huppes comme dan les coins de rues poisseux ou la polémique bat son plein, on conseille Zapielle d’éviter tout contact physique avec les Sieurs Mboji wa Mboji et Olengasoso. Ces atalaku dont le langage ardurier  dans les medias de leur patron  ne l’honore pas.

Le GROGNON pense que contrairement au rentral xénophobe et sectaire dont font montre les mêmes des entourages respectifs de deux candidats qui préfèrent parler des gens au lieu des idées, Zapielle et Zozefu n’ont aucun intérêt de jouer les atalakus sur le petit écran.

Pour sa part, le SOFT, s’interroge Quel président. Le SOFT note que le 29 Octobre, le peuple souverain rendra son jugement. Imparrable, il n‘aura pas de troisième tour.Quoiqui’il arrive, il a un gagnant et un perdant.

L’OBSERVATEUR indique que le sous directeur général des Nations Unies Ibrahim Cambari a exhorte ses interlocuteurs a faire une campagne électorale dans une atmosphère apaisée, en évitant de passer des messages de haine a travers les medias et a accepter les résultats des urnes.

UHURU, révèle la bonne entente au sein des composantes et entités dans ce dernier gouvernement du partage  de la transition. Dans cette mouture on croit savoir que tout le  monde s’accorde sur cette note. Cependant, UHURU a remarque que l’entente est toujours parfaite au sein des composantes et entités lorsqu’il s’agit de partage. Mais s’il faut servir le peuple, les divergences ne cessent d’éclater.

Pour finir, le POTENTIEL publie la liste des opérateurs miniers non en règle de paiement des droits superficiaires exerce en 2005 et 2006. Tout titulaire dont le nom apparaît sur celle liste doit présenter son attestation de paiement dans les 45 jours. A défaut de se conformer à ce délai, il sera déchu de son droit minier ou de carrière

 

Revue de presse : Jeudi 13 Mai 2004 

La presse de ce jeudi annonce la suspension par l’Angola, des mesures d’expulsions contre les Congolais exploitant illégalement le diamant en Angola. La décision a été annoncée depuis Washington, aux Etats-Unis, où le président José Eduardo Dos SANTOS, en visite officielle, a rencontré le ministre congolais des Affaires étrangères, Antoine GHONDA Mangalibi. Les journaux rapportent aussi les propos du Procureur général du TPIR, le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, à propos d’une douzaine de génocidaires rwandais qui «se cachent encore en RDC». La poursuite des émeutes meurtrières au Nigeria, les nouvelles menaces sur les Jeux Olympiques d’Athènes et l’ouverture hier jeudi à Cannes, du 57ème Festival de cinéma, intéressent aussi vos quotidiens.

 José Eduardo dos SANTOS suspend les expulsions des Congolais 

«L’affaire des expulsions des Congolais en séjour irrégulier dans les zones diamantifères de l’Angola est en passe de trouver une solution heureuse», écrit le quotidien L’Observateur de Kinshasa. A en croire un communiqué de presse rendu public hier soir par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, «le président Edouardo Dos SANTOS de l’Angola actuellement en séjour à Washington aux Etats-Unis, a annoncé l’arrêt des expulsions des Congolais en situation irrégulière sur le territoire angolais». C’est au cours d’un entretien qu’il a eu mardi à Washington avec le ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antoine GHONDA Mangalibi, que le chef de l’Etat angolais a pris cet engagement. «Ce geste louable va permettre aux deux parties en présence de poursuivre des concertations amorcées lors de la tripartite Angola-RDC-Congo et de la commission mixte Angola-RDC dans la sérénité et la décrispation», écrit le quotidien kinois.

Une réunion bilatérale en vue

Selon le communiqué, les deux interlocuteurs ont opté pour le principe d’organisation d’une rencontre bilatérale le jeudi 20 mai 2004 dans une ville congolaise frontalière. Autour de la table, il y aura les ministres des Affaires étrangères des deux pays et les gouverneurs des provinces frontalières les plus concernées par les mouvements d’expulsions à savoir : le Kasaï occidental, le Bandundu et le Bas-Congo pour la RDC et les provinces de Cafunfu, Lunda Norte, Do Zaïre et Cabinda pour l’Angola. L’objectif assigné à la rencontre du 20 mai 2004 est de discuter des mesures définitives à prendre pour éviter à l’avenir, la répétition de tels incidents. Profitant de cette occasion, le n° 1 angolais a précisé que seuls les Congolais en situation irrégulière dans les zones minières autrefois sous contrôle de l’UNITA, ont fait l’objet d’expulsions. Enfin, précise encore L’Observateur, José Eduardo Dos SANTOS a déclare qu’aucun soldat angolais ne se trouve sur le territoire congolais. «Autant des propos rassurants qui permettent au président angolais de désamorcer la tension entre Luanda et Kinshasa», conclut le quotidien kinois.

TPIR : une douzaine de suspects se cachent encore en RDC  

«Une douzaine de Rwandais recherchés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour leur participation présumée au génocide de 1994 se cachent en République Démocratique du Congo (RDC)», selon le procureur du TPIR, Hassan Bubacar JALLOW, cité mercredi par l'agence Hirondelle. Un ancien chef milicien rwandais, Yusufu MUNYAKAZI, a été arrêté la semaine dernière en RDC et transféré au centre de détention du TPIR à Arusha, dans le Nord de la Tanzanie. «Il y a encore une douzaine de suspects en RDC», a déclaré le Gambien Hassan Bubacar JALLOW qui a ajouté que ses services espéraient mettre la main sur ces suspects «avec l'aide de la RDC, d'autres Etats et d'autres institutions». En janvier, le procureur avait annoncé que le TPIR recherchait encore seize personnes. Depuis, deux ont été arrêtées, dont l'ancien lieutenant-colonel Ephrem SETAKO aux Pays-Bas et Yusufu MUNYAKAZI. En saluant lundi l'arrestation de ce dernier, Washington a précisé que la RDC avait agi sur la base d'informations des enquêteurs du tribunal obtenues avec l'aide d'informateurs qui se sont manifestés grâce au programme américain appelé "Rewards for justice" (récompenses pour la justice). Ce programme prévoit des primes pouvant aller jusqu'à 5 millions de dollars (4,2 millions d'Euros) pour toute information menant à l'arrestation d'une des personnes inculpées par le tribunal.

Nigeria : Poursuite des émeutes au Nigeria  

A Lagos, capitale économique du pays, la sécurité a été renforcée pour éviter une propagation des violences. «L'émeute déclenchée mardi à Kano par de jeunes musulmans contre la minorité chrétienne a fait au moins 30 morts», selon le chef de la police de l'Etat de Kano, Abdul Ganiyu DAWODU. «Quarante personnes gravement blessées ont été admises à l'hôpital et 45 ont été arrêtées», a précisé Abdul Ganiyu DAWODU, ajoutant qu'il avait donné l'ordre à la police anti-émeute de tirer à vue: «nous n'avions pas d'autre option».
 5.000 à 10.000 personnes, essentiellement de chrétiens, ont fui les violences et se sont réfugiées au quartier-général de la police de Kano. Des camions et des bus en amènent constamment de nouveaux. Un grand nombre de policiers ont été déployés dans la ville depuis mardi après-midi. L’émeute faisait suite à une manifestation qui avait rassemblé mardi à Kano environ 10.000 personnes pour protester contre le massacre de plusieurs centaines de musulmans le 2 mai par des milices chrétiennes à Yelwa, dans l'Etat du Plateau (centre).  

Ultimatum musulman contre président chrétien  

«Des chefs musulmans de Kano avaient alors lancé un ultimatum de sept jours au président Olusegun OBASANJO (Notre photo), lui demandant de prendre des mesures contre les milices chrétiennes qui ont attaqué Yelwa», rappelle le quotidien belge Le Soir. La crainte demeure toujours, que les violences ne se propagent dans d'autres régions du Nigeria, notamment dans d'autres états du Nord où vivent environ 40 millions de personnes. Au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec 130 millions d'habitants, on estime à 10.000 le nombre total de victimes de violences interethniques depuis l'élection à la présidence d’Olusegun OBASANJO en 1999.  

Jean-Bertrand ARISTIDE autorisé à se rendre en Afrique du sud

«Le gouvernement sud-africain a autorisé l'ancien président haïtien Jean-Bertrand ARISTIDE (Notre photo) à se venir en Afrique du sud», a annoncé jeudi un ministre sud-africain à la radio publique SAFM. Cette décision a été prise à la suite de discussions avec «les dirigeants des Etats-Unis et de la France», a déclaré à la radio Essop PAHAD, ministre à la présidence de la République. «Tout le monde était d'accord pour que nous accueillions temporairement le président ARISTIDE», a-t-il ajouté. Confronté à une insurrection armée et des pressions internationales, Aristide a dû abandonner le pouvoir et quitter Haïti le 29 février. Après un séjour de deux semaines en République centrafricaine, il s'était rendu en Jamaïque où il se trouve avec sa famille depuis le 15 mars. La ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Nkosazana DLAMINI-ZUMA, avait alors précisé que le gouvernement se prononcerait dans la semaine sur «la requête et les recommandations de la CARICOM et de l'UA d'autoriser Aristide à visiter l'Afrique du sud».  C’est chose faite.  

Menaces sur les Jeux Olympiques

Un groupe terroriste grec d'extrême gauche, «Lutte révolutionnaire», a menacé les visiteurs qui se rendront aux Jeux olympiques d'Athènes et revendiqué l'attentat du 5 mai contre un commissariat d'Athènes, dans un long communiqué à l'hebdomadaire grec Pontiki paru jeudi. «Tous les responsables du capital international (les multinationales et les hommes d'affaires), les assassins mercenaires planétaires, les responsables gouvernementaux, ainsi que les riches touristes occidentaux qui prévoient d'assister aux Jeux sont indésirables», écrit le groupe dans son communiqué. «L'attentat du 5 mai dernier, à 100 jours exactement de la cérémonie d'ouverture des Jeux, prévus du 13 au 29 août prochain, n'avait pas fait de victimes, mais des dégâts matériels. Toutefois, les policiers avaient indiqué que l'explosion d'un troisième engin une demi-heure après celle des deux premiers avait pour but de tuer des policiers venus sur place», rappelle le quotidien bruxellois Le Soir.

Le Festival de Cannes s'ouvre avec ALMODOVAR et les intermittents

 

Le réalisateur espagnol Pedro ALMODOVAR a  présenté mercredi soir, sa noire et virtuose "Mauvaise éducation", en ouverture du 57e festival de Cannes qui décernera sa Palme d'or le 22 mai, après une montée des marches pimentée par la présence "officielle" d'une douzaine d'intermittents du spectacle actuellement en grève.Sacrifiant au rituel de la tenue de soirée, mais arborant chacun une lettre du mot négociations, «les intermittents, en lutte contre la réforme de leur régime d'assurance chômage, n'ont pas pris la parole, ni sur les marches ni dans la salle. Et comme tous les invités, ils ont été accueillis par le président du festival Gilles JACOB, et sa directrice générale, Véronique CAYLA», écrit le quotidien français Le Figaro. A bonne distance, les suivaient le ministre français de la Culture et de la Communication Renaud DONNEDIEU de Vabres et Viviane REDING, la Commissaire européenne chargée de l'Education et de la Culture.

 

De nombreuses stars sur la Croisette

 

Victoria ABRIL, Carmen MAURA, Angela MOLINA, Marisa PAREDES et Leonor WATLING ont à leur tour déclaré le festival ouvert, chacune dans une langue différente. La compétition proprement dite doit commencer ce jeudi, avec "Nobody knows" du Japonais Kore-Eda HIROKAZU et "Les conseguenze dell'amore" de l'Italien Paolo SORRENTINO. Au total, écrit Le Figaro, «19 films seront en lice pour décrocher la Palme d'Or. Tous les genres seront représentés». Les stars devraient aussi être au rendez-vous, notamment la Sud-africaine Charlize THERON, la Chinoise Gong LI, l'Américaine Uma THURMAN, l'Australienne Naomi WATTS, l'Espagnole Penelope CRUZ, et les Françaises Sophie MARCEAU et Béatrice DALLE. Côté hommes, Brad PITT, Tom HANKS ou encore Eddie MURPHY feront le voyage de Cannes.

 

LMDC.

 

Revue de presse : Mercredi 12 Mai 2004 

La presse de ce mercredi s’attend à des nominations au sein de la territoriale et du gouvernement en République Démocratique du Congo. Malgré ce coup de pouce au processus de transition, les évêques congolais dénoncent des brebis galeuses dans le sérail politique national. «Des dirigeants ambigus, qui préfèrent les intérêts sécuritaires de l’étranger, au bien-être de leurs propres concitoyens», dit notamment le communiqué de l’épiscopat catholique. Les journaux reviennent aussi sur les émeutes de Kano qui ont fait une quinzaine de morts hier mardi. L’arrivée dans la capitale ivoirienne, du juge français Patrick RAMAËL, chargé d’enquêter sur la disparition à Abidjan, du journaliste Guy-André KIEFFER et la nomination à la tête de Radio France, de Jean-Paul CLUZEL, actuel PDG de Radio France Internationale, intéressent vos quotidiens.

Nomination des Gouverneurs et remaniement ministériel aujourd’hui

Lors du dernier Conseil des ministres tenu sur le «M/S Lemera» samedi et dimanche derniers, le gouvernement a décidé de la répartition définitive des provinces. Ainsi, le PPRD a reçu le Bas-Congo, Kinshasa et le Kasaï Occidental, le RCD/Goma, le Nord-Kivu et la province Orientale, le MLC, le Bandundu, l’Opposition politique a reçu le Sud-Kivu, la société civile l’Equateur, le RCD/ML le Maniema, le RCD/N le Kasaï Oriental et les Maï-Maï, le Katanga. «Mais, estime le quotidien kinois Le Potentiel, pour rendre possible la nomination de nouveaux animateurs de la territoriale, il faudra que l’Assemblée nationale procède à la modification de la loi sur la territoriale, de façon à permettre la nomination d’un troisième vice-gouverneur pour Kinshasa». Le journal qui se réfère à des sources «bien informées», croit savoir que «la réunion du parlement de ce mercredi matin pourrait justement résoudre rapidement cette question». A en croire le même journal, la réunion du Conseil des ministres procèdera a un léger remaniement ministériel, pour, entre autres, remplacer les ministres et vice-ministres affectés dans la territoriale. «Ce mercredi marquera sans conteste un nouveau départ pour la transition», conclut Le Potentiel.

L'Episcopat dénonce le comportement "ambigu" de certains Congolais  

Et c’est ce même mercredi que le site de Jeune Afrique/L’Intelligent de Paris et L’Observateur de Kinshasa choisissent, pour revenir sur le coup de gueule de l’épiscopat congolais, à l’endroit de certains dirigeants politiques «suspects»  de complicité avec les ennemis de la Nation, qui freinent des quatre fers, pour «empêcher le décollage de la RDC». Les deux media nous apprennent que «la CENCO, Conférence Episcopale Nationale Congolaise, la CENCO, a dénoncé lundi à Kinshasa le comportement ambigu des Congolais qui tentent de gêner le processus de transition». La conférence épiscopale constate que, «chaque fois que la transition prend de l'envol, des forces occultes et négatives tentent presque toujours d'en bloquer le processus, dans l'intention inavouée de retarder l'élan vers l'instauration d'un Etat de droit et de prolonger ainsi la souffrance de notre peuple».

 Pourquoi préférer l’étranger à ses concitoyens ?

«Au même moment, certains compatriotes, en plus de retarder intentionnellement la mise en place des institutions républicaines, semblent servir ouvertement beaucoup plus les intérêts sécuritaires de l'étranger plutôt que l'intégrité du pays ainsi que le bien-être et la survie de leurs concitoyens», indique encore la CENCO.

Des mouvements politiques et des ONG congolaises ont dénoncé ces derniers jours le comportement de certains dirigeants de l'ex-rébellion du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD/Goma) qui " ont pris fait cause" pour le Rwanda, pourtant accusé par la MONUC, de «violer l'intégrité territoriale de RDC». «Ils se complaisent à entretenir des relations équivoques avec des seigneurs de guerres basés dans l'Est du pays et multiplient des déclarations pour se disculper», accuse le communiqué des évêques congolais qui condamnent sans réserve, «les incursions de l'armée régulière rwandaise, les violences des rebelles étrangers (miliciens rwandais hutu interahamwe) ainsi que les mauvais traitements infligés à nos compatriotes refoulés sans égard d'Angola».

Kano: poursuite de l'émeute malgré les forces de l'ordre  

L'émeute déclenchée mardi à Kano (Nord) par de jeunes Musulmans contre la minorité soir, constate le quotidien français Le Monde, l'émeute chrétienne se poursuivait mercredi matin, malgré un important déploiement de forces de sécurité. Les médecins et le personnel de la morgue à l'hôpital général de Kano ont affirmé que depuis mardi, les troubles ont fait 15 morts. L’émeute faisait suite à la manifestation d’environ 10.000 personnes qui protestaient contre le massacre de plusieurs centaines de Musulmans le 2 mai, par des milices chrétiennes à Yelwa, dans l'état du Plateau, au Centre du Nigeria. D’importants détachements de police étaient déployés dans la ville depuis mardi après midi, et mercredi matin, pour contrôler le centre de Kano et sécuriser les principaux quartiers où réside la minorité chrétienne. «Mais, en dépit du couvre-feu imposé depuis mardi, les émeutes se sont étendues aux quartiers périphériques, d’où s’élevaient des colonnes de fumée», indique encore Le Monde.

Ultimatum de sept jours

Des dirigeants de la communauté musulmane de Kano ont lancé mardi matin, un ultimatum de sept la minorité jours au président Olusegun OBASANJO (Notre photo), lui demandant de prendre des mesures contre les milices chrétiennes qui ont attaqué Yelwa. «Tout ce qui doit être fait sera fait, ceux qui doivent être punis seront punis, parce que nous ne pouvons autoriser l'installation du chaos», a répondu, comme en écho, le président nigérian, à des dirigeants musulmans qu'il a reçu mardi à Abuja. Un couvre-feu a été décrété mardi soir par les autorités de l'Etat de Kano. Les autorités locales ont également lancé un appel aux Musulmans leur demandant de ne pas persécuter chrétienne de Kano. 

KIEFFER : Le juge français en Côte d’Ivoire  

 Le juge d'instruction français chargé de l'enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André KIEFFER le 16 avril à Abidjan se trouve depuis hier mardi à Abidjan. Patrick RAMAËL, qui doit rester entre dix et quinze jours à Abidjan, est accompagné de quatre policiers de la brigade criminelle, dont deux membres du laboratoire de police scientifique de la préfecture de police de Paris. Selon Libération, «les enquêteurs devraient dans un premier temps se concentrer, aux côtés de la police ivoirienne, sur l'étude minutieuse de la voiture de Guy-André KIEFFER, retrouvée le 6 mai sur le parking de l'aéroport». Le jour de sa disparition, le journaliste franco-canadien, de 54 ans, spécialisé dans les matières premières et les affaires économiques et financières, avait rendez-vous avec un beau-frère de Simone GBAGBO, l'épouse du président ivoirien. Le juge RAMAËL s'était déjà vu confier l'enquête sur le meurtre du journaliste de RFI Jean HELENE, tué le 21 octobre par un policier à Abidjan. Il s'était rendu en Côte d'Ivoire mi-novembre et avait procédé à une reconstitution du crime. Selon le quotidien français, «à l'occasion de son enquête sur Guy-André KIEFFER, le juge pourrait demander aux autorités ivoiriennes que des auditions de proches du journaliste soient directement effectuées par les policiers de la brigade criminelle».

Jean-Paul CLUZEL, de RFI à Radio France

 «Les membres du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) ont décidé mercredi de nommer Jean-Paul CLUZEL, actuel PDG de Radio France Internationale (RFI), à la présidence de Radio France pour 5 ans, deux semaines après la démission de Jean-Marie CAVADA», a annoncé le CSA mercredi dans un communiqué. Selon Le Figaro, «Jean - Paul CLUZEL, 57 ans, a été élu au premier tour de scrutin avec cinq voix sur neuf. Norbert BALIT, qui était jusqu'en avril directeur général adjoint de I-Télévision et directeur général délégué de la chaîne Demain, a obtenu deux voix et Claude NOREK, directeur général délégué à la gestion et à la production de Radio France, a obtenu une voix. Il y a eu un bulletin blanc».

 

Numérisation et disparités salariales sur la table du nouveau patron

 

Jean - Paul CLUZEL dirige RFI depuis 1995. Enarque, inspecteur des Finances, il a notamment été directeur de l'Opéra de Paris. «Parmi les chantiers qui attendent le nouveau président de la Maison Ronde figurent notamment la numérisation et la question des disparités salariales avec l'audiovisuel public», indique le quotidien parisien. La semaine dernière, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a condamné Radio France à négocier avec les syndicats sur ces disparités. Cette décision judiciaire, faisait suite à une plainte d’un syndicat, déposée lors de la grève de 18 jours suivie par les journalistes de Radio France en janvier et février, afin d'obtenir le relèvement de leurs salaires par rapport à ceux pratiqués à France Télévisions.  Avant la désignation de Jean - Paul CLUZEL, la société des journalistes de Radio France a demandé dans une lettre au futur président, de «s'engager clairement à défendre l'intégrité de la première entreprise culturelle de France, l'information sur le service public n'étant pas à vendre».

 

 

 

«Je suis modérément optimiste»

Entretien avec James D. WOLFENSOHN, président de la Banque mondiale, récemment en visite à Bruxelles

Ce n'est pas un hasard si la République démocratique du Congo figurait en tête de vos discussions. L'aide que vous allez accorder est celle de la dernière chance?

Dans mon travail, on ne parle jamais de «dernière chance». J'ai bien sûr eu beaucoup de déceptions en Afrique. Mais on ne se dit jamais que c'est fini. Par contre, je considère le moment idéal pour mettre toutes nos énergies au service du Congo-Kinshasa. Il y a une relative stabilité politique, la perspective d'élections et l'espoir que l'on cesse enfin de se battre pour entamer la reconstruction. La grande différence aujourd'hui au Congo-Kinshasa, c'est que ce n'est pas un plan qu'on leur impose, c'est leur propre plan qu'ils veulent mettre en oeuvre. Dans ce cas, la perspective de succès me paraît plus importante. Il y a neuf ans, le contexte n'était pas le même.

Y a-t-il suffisamment de votre argent disponible pour leur plan ?

Je suppose qu'il n'y en aura pas assez, mais il y a du potentiel. Ce n'est pas seulement une question d'argent, mais aussi de capacités. Si la stabilité se maintient, l'évolution peut être significative.

Quand les Congolais pourront-ils sentir le changement ?

Dès le moment où ils éliront un gouvernement... Mais le plus important pour les habitants, c'est de se sentir physiquement en sécurité. Quand les différentes factions cesseront de se battre, qu'elles collaboreront ensemble, qu'une atmosphère de paix sera rétablie, alors on pourra vraiment parler de changement perceptible. Cela ne se fait pas du jour au lendemain. Vous le savez, vous qui avez une longue histoire commune...

 

LMDC.

Revue de presse : Mardi 11 Mai 2004 

La presse de ce mardi évoque la tenue à Kinshasa de concertations entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo, la MONUC, la mission onusienne au Congo et les chefs des milices armés du district de l’Ituri dans le Nord-Est de la RDC. Les journaux reviennent aussi sur le discours de l’ancien président sud-africain Nelson MANDELA lundi après-midi, devant le parlement sud-africain réuni au Cap. Un événement exceptionnellement rare. La mission à Abidjan, d’un juge d’instruction français, dans l’affaire Guy-André KIEFFER, le journaliste franco-canadien disparu, la pose en cours, du toit du stade olympique d’Athènes et l’élection de deux africains meilleurs joueurs du championnat de Belgique, intéressent aussi vos quotidiens.

 Gouvernement et chefs des groupes armés de l’Ituri en concertation 

«La journée d’hier lundi a été consacrée à la partie pédagogique des assises. Différents membres du gouvernement ont entretenu les chefs militaires sur plusieurs thèmes relatifs notamment à la marche de la transition dix mois après», écrit le quotidien kinois Le Potentiel.  Parmi les principaux thèmes développés : l’évolution de la formation de la Police nationale à Kisangani en vue de son déploiement en Ituri et la gestion administrative du district de l’Ituri à l’instar d’autres entités administratives du pays.

Dans son mot d’ouverture, le vice-président de la République en charge de la commission politique, défense et sécurité, Me Azarias RUBERWA a rappelé les objectifs assignés aux institutions de la transition, notamment : la réunification, la pacification, la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national et la formation d’une armée nationale, restructurée et intégrée ainsi que les élections.

Concilier la paix et la justice

Il a réitéré «la condamnation par le gouvernement de nombreuses violations des droits de l’homme et atrocités perpétrées contre les populations en Ituri et dont les estimations font état de plus de 50.000 morts et plus de 500.000 déplacés». Selon Azarias RUBERWA, «les présentes assises du centre Catholique Nganda passent pour une rencontre de la dernière chance». Aussi a-t-il invité les leaders des groupes armés à saisir non seulement cette opportunité mais aussi la nécessité de jeter définitivement le fondement solide pour une cohabitation pacifique entre les différentes communautés ethniques et une paix durable en Ituri.

«Toute oeuvre de reconstruction et de développement en RDC serait inéluctablement vouée à l’échec si la paix n’est pas solidement et durablement établie», a souligné le vice-président de la République. Mais il reste convaincu qu’il faut «concilier les deux voies, à savoir la voie de la paix et la voie de la justice». 

Nelson MANDELA dénonce des abus épouvantables

*L'ancien président sud-africain Nelson MANDELA (Notre photo) a dénoncé, lundi devant le Parlement au Cap (sud-ouest), «des abus épouvantables contre la dignité d'êtres humains», en référence aux sévices perpétrés par des soldats de la coalition contre des prisonniers en Irak.

«Alors que deux grandes démocraties, deux grandes nations du monde libre, sont impliquées dans une guerre que les Nations unies n'ont pas approuvée, nous assistons avec horreur à la publication d'informations sur des abus épouvantables contre la dignité d'êtres humains prisonniers par des forces d'invasion dans leur propre pays», a déclaré le Prix Nobel.

Sans chauvinisme ni auto flagellation

le quotidien catholique français La Croix. Le journal qui rappelle aussi que «le gouvernement sud-africain avait mené une énergique campagne diplomatique contre l'invasion américano-britannique de l'Irak».

Mais l'artisan clé de la réconciliation sud-africaine, qui avait été acclamé à son arrivée dans l'enceinte du parlement accompagné de sa femme Graça MACHEL, a surtout souligné les lourds défis auxquels son pays doit toujours faire face. «Evitons toute forme d'autosatisfaction chauvine, sans sous-estimer pour autant, ce que nous avons réalisé en mettant en place une démocratie stable et progressiste», a-t-il ajouté.

Nelson MANDELA, 85 ans, retiré de la vie politique depuis 1999, s'exprimait devant le Parlement pour un discours exceptionnel, dix ans jour pour jour après avoir prêté serment, à Pretoria, comme premier président noir de l'Afrique du sud. L’ancien président, qui a multiplié récemment les déplacements pour promouvoir la candidature de l'Afrique du sud à l'organisation de la Coupe du Monde de football 2010, a fait savoir qu'il avait l'intention de consacrer plus de temps à peaufiner le deuxième tome de ses Mémoires, "Un long chemin vers la liberté".

La Madone des Township s’est éteinte 

«Brenda FASSIE, la chanteuse sud-africaine qui avait donné une voix aux Noirs privés du droit de vote à l’époque de l’apartheid, est décédée des suites de complications liées à une crise d’asthme. Elle avait 39 ans», écrit le quotidien belge Le Soir. «Elle faisait s'élever nos âmes vers la félicité où que sa voix portait», a déclaré le président sud africain Thabo MBEKI. Brenda FASSIE avait été admise à l'hôpital Sunninghill de Johannesburg à la suite d'une crise d'asthme le 26 avril, suivie d'un arrêt cardio-respiratoire. Elle a sombré dans le coma et s'est éteinte dimanche.
De nombreuses personnes se sont rendues à son chevet, dont Thabo MBEKI et Winnie MADIKIZELA-Mandela, ainsi que l'ancien président Nelson MANDELA. «Réputée pour son franc-parler, affirme Le Soir, l’artiste avait accédé à la célébrité dans les années 1980, gagnant des légions de fans dans les townships et en Afrique, mais elle n'oublia jamais ses racines». Ses titres racontaient la vie dans les townships, l'amour et la douleur. Brenda FASSIE (Notre photo) chantait les rêves des jeunes noirs et la lutte contre l'apartheid, particulièrement dans «Black President», qui parlait de révolution.
 

Collaboration fructueuse avec Papa Wemba

Née dans le township de Langa, au Cap, Brenda FASSIE se fit un nom avec son groupe The Big Dudes grâce au titre «Weekend Special» en 1984. Elle a effectué de nombreuses tournées, se produisant en Europe, en Amérique latine, aux Etats-Unis et en Australie. Mais un divorce douloureux en 1991 et des années de lutte contre une consommation excessive de drogue ont pratiquement fait dérailler sa carrière avant un retour spectaculaire qui la vit récompensée aux South African Music Awards durant quatre années consécutives.  

Brenda FASSIE a collaboré avec Papa Wemba sur son album «Now is the Time», qui lui valut sa première distinction aux South African Music Awards. En 1998, elle a reçu le Kora Award récompensant la meilleure artiste féminine. Des membres de sa famille ont déclaré que sa dépouille serait ramenée au Cap en prévision des obsèques. Brenda FASSIE laisse un fils, BONGANI.  

Ultimatum musulman au président OBASANJO

Des dirigeants de la communauté musulmane à Kano (Nord du Nigeria) ont lancé mardi matin un ultimatum au Président nigérian Olusegun OBASANJO devant une foule d'environ 10.000 personnes, lui demandant de prendre des mesures contre les milices chrétiennes qui ont tué plusieurs centaines de personnes le 2 mai à Yelwa (Centre).  

«Nous lançons ici un ultimatum de sept jours au Président OBASANJO pour prendre des mesures effectives et mettre fin à ces tueries sinon il portera la responsabilité de tout ce qui pourrait arriver après cet ultimatum», a déclaré Umar Ibrahim KABO, président du Conseil des Oulémas, les étudiants musulmans. 

«Le massacre de Shendam brûle le cœur de tous les Musulmans», a lancé à la foule en colère M. KABO qui dirige également la Commision de l'état pour la Charia, la loi islamique. 10.000 personnes s'étaient réunies pour prier à la mosquée Aliyu Bin Abitalib, avant d'entamer une marche de protestation sur le bureau du gouverneur de l'état.

 Guy-André KIEFFER : le juge français en Côte d'Ivoire  

Le juge d'instruction français en charge de l'enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André KIEFFER, le 16 avril à Abidjan va se rendre en Côte d'Ivoire mardi après-midi. Selon le quotidien français Le Figaro, «Patrick RAMAËL, qui doit rester plusieurs jours à Abidjan, sera accompagné de quatre policiers de la brigade criminelle, dont deux membres du laboratoire de police scientifique de la préfecture de police de Paris».

 

Rendez-vous avec un proche du pouvoir ivoirien

 

Les enquêteurs devraient dans un premier temps se concentrer, aux côtés de la police ivoirienne, sur l'étude minutieuse de la voiture du journaliste, retrouvée le 6 mai sur le parking de l'aéroport. Le jour de sa disparition, Guy-André KIEFFER, journaliste de 54 ans, spécialisé dans les matières premières et les affaires économiques et financières, avait rendez-vous avec un beau-frère de Simone GBAGBO, l'épouse du président ivoirien.

 

Le juge RAMAËL s'était déjà vu confier l'enquête sur le meurtre du journaliste de RFI Jean HELENE, tué le 21 octobre par un policier à Abidjan. A l'occasion de son enquête sur Guy-André KIEFFER, le juge pourrait demander aux autorités ivoiriennes que des auditions de proches du journaliste soient directement effectuées par les policiers de la brigade criminelle, une disposition mise en place par la loi PERBEN.   

JO-2004 : le toit du stade olympique enfin sur les rails  

A seulement 95 jours de la cérémonie d'ouverture des Jeux d'Athènes, le glissement tant attendu de la première arche du toit du stade olympique, où doivent avoir lieu les épreuves d'athlétisme et les cérémonies d'ouverture et de clôture, a enfin commencé lundi, coïncidant avec la dernière visite d'inspection du Comité international olympique (CIO). «Aujourd'hui nous avons donné une réponse à tous ceux qui doutaient de la capacité de la Grèce à organiser des jeux Olympiques uniques. Nous allons le faire. Quand les Grecs se fixent un objectif, ils l'atteignent», clamait triomphalement Fanny PALLI-PETRALIA, la ministre-adjointe de la Culture en charge du dossier olympique en visitant le site avec des journalistes.

 

 «Le début de l'opération intervient moins d'une semaine après un attentat contre un commissariat d'Athènes, attribué à la mouvance terroriste grecque d'extrême gauche, qui n'a fait aucune victime, mais qui a ravivé les craintes sur la sécurité olympique», écrit Le Figaro. *

 

La construction du toit, dessiné par le célèbre architecte espagnol Santiago CALATRAVA et destiné à recouvrir le stade olympique construit pour les Championnats du monde d'athlétisme de 1997, est depuis des mois un cauchemar pour les organisateurs en raison de l'accumulation des retards.

 

Les délais seront respectés

 

«L'opération pourrait durer moins de deux jours au total», a assuré Mme PALLI- PETRALIA. Le CIO avait indiqué que le toit devait être impérativement terminé avant la fin juin, afin que les aménagements spécifiques aux Jeux se déroulent dans de bonnes conditions. Toutefois, certains aménagements comme la piste d'athlétisme ont déjà avancé.

Mais le câblage du stade pour les télévisions reste la première priorité du CIO. Le calendrier récemment fixé pour les travaux, bien que serré, devrait pouvoir être respecté. «Les journalistes ont été tenus à l'écart du début des opérations. En effet, le ministère de la Culture avait convoqué la presse à son siège afin de les emmener par autobus sur le site, mais le départ a été retardé et n'a finalement eu lieu qu'une fois les opérations entamées», révèle Le Figaro.

 

Football belge : «C’était la saison d’Aruna !»

«Il s'est habitué, désormais, aux honneurs. Premier joueur africain à remporter le Soulier d'Or, en janvier dernier, l’Ivoirien Aruna DINDANE est devenu le quatorzième lauréat (en vingt éditions) du trophée du Footballeur pro de l'Année, hier soir, à Knokke, au terme d'un vote de l'ensemble des joueurs de division 1 belge», écrit le quotidien bruxellois, La Dernière Heure / Les Sports.

Soulier d'Or, champion pour la deuxième fois de sa carrière, meilleur buteur (quatorze réalisations) et meilleur passeur (neuf) d'Anderlecht, l'Ivoirien a donc été choisi par ses pairs, avec une avance de plus de 200 points sur le Belgo-Congolais Vincent KOMPANY, primé pour sa part dans la catégorie du Jeune Footballeur et auprès du public à travers le vote du 12 e homme. Depuis qu'il a gagné le Soulier d'Or, Aruna DINDANE a, en effet, connu une période moins brillante, avec des prestations en dents de scie et des petites blessures qui l'ont contrarié. D'où l'apparition d'une critique que l'international ivoirien a trouvée trop acerbe.

Adidas lance une chaussure de sport intelligente

Selon le quotidien belge La Libre Belgique, «le groupe allemand Adidas-Salomon va commercialiser en décembre une chaussure de sport à microprocesseur intégré qui s'adapte automatiquement aux changements de terrain lors d'un footing, au prix de 250 Euros la paire». Le journal précise que la "chaussure intelligente adidas 1" est équipée d'un ordinateur miniaturisé relié à des capteurs, qui détermine en cours de course si la foulée du sportif est trop ou insuffisamment amortie.

En fonction des calculs du microprocesseur, le coussin situé sous le talon de la chaussure se gonfle ou se dégonfle lorsque le pied se trouve en l'air, par l'intermédiaire d'un système de câbles alimenté par une petite batterie.                   

LMDC.

 

 

 

Lundi 10 Mai 2004 

La presse de ce lundi annonce la répartition des postes de gouverneurs de province, entre les différentes composantes au pouvoir en République Démocratique du Congo. Ce qui devrait mettre un terme à une dérive retardatrice sur le calendrier de la transition. Les journaux évoquent aussi la situation de la force onusienne en Côte d’Ivoire où elle est prise entre deux feux. Les négociations de paix sur le point d’aboutir à propos du Sud-Soudan et le plaidoyer du président Joachim CHISSANO du Mozambique, président en exercice de l’Union Africaine en faveur du Zimbabwe, intéressent aussi vos quotidiens.

 Territoriale : enfin la répartition des provinces 

 

 

«Le week-end n’a pas été de tout repos pour les membres du Gouvernement. Ils ont été en conclave dès samedi. Les résultats sont là : la répartition des provinces par composante est terminée», écrit avec enthousiasme le quotidien pro-gouvernemental kinois L’Avenir. Selon ce quotidien, «l’ex- composante Gouvernement prend la gestion de Kinshasa, du Bas-Congo et de la province du Kasaï-Occidental. Le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD/Goma) sera à la tête de la province Orientale et du Nord-Kivu». Sous réserve pour cette dernière province, du changement à la tête de la Région militaire, car, à l’heure actuelle, la 8è Région militaire est dirigée par le Général OBEDI, issu du RCD/Goma, une même tendance ne pouvant diriger l’exécutif provincial et la région militaire.

Le CIAT avait raison de faire confiance aux Congolais

Jean-Pierre BEMBA Gombo et

Azarias RUBERWA Manywa

«La balle se trouve dans le camp des dirigeants du RCD/Goma pour ne plus faire traîner les choses», écrit encore L’Avenir. Pour le reste de la répartition, il faudrait retenir que le «Mouvement de Libération du Congo (MLC) prend la province de Bandundu, l’Opposition politique va au Sud-Kivu, la Société civile sera à la tête de l’Equateur, le RCD/ML dirigera le Maniema, le RCD/N le Kasaï-Oriental tandis que les Maï-Maï seront à la tête de la province du Katanga».

Toujours selon la même source, «les discussions sont terminées en ce qui concerne les vice-gouverneurs et les nominations pourront intervenir incessamment». Les membres du Gouvernement vont se retrouver ce lundi, pour arrêter les principes généraux concernant la mise en place dans les entreprises du portefeuille de Etat et dans la territoriale. «Le Comité International d’Accompagnement de la Transition (CIAT) a une belle illustration qu’on peut encore faire confiance au Gouvernement et l’encourager à aller de l’avant pour la suite de la transition», conclut L’Avenir.

L’insécurité persiste dans l’Est de la RDC

Bonne nouvelle donc pour la mise en place des institutions de la transition. Mais mauvaise nouvelle sur le terrain de la sécurité, notamment à la frontière entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo (RDC), où «la population civile est victime d'attaques à répétition perpétrées par des rebelles rwandais qui ont par ailleurs tués trois militaires congolais dans la nuit de jeudi à vendredi», comme l’écrit le quotidien belge La Dernière Heure / Les Sports.

Les militaires congolais ont été tués à Kingi, un village situé à 42 km au Nord-Est de Goma (capitale de la province du Nord-Kivu), dans les contreforts des volcans Virunga. Les rebelles font partie des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR), un mouvement qui compte dans ses rangs des membres de l'ancienne armée rwandaise et des miliciens impliqués dans le génocide rwandais de 1994. «Dans la ville de Goma, qui fut, jusqu'à la mise en place l'année dernière des institutions de transition, le siège de la plus importante rébellion congolaise, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), la vie bat pourtant son plein», constate le quotidien bruxellois.

«Des centaines de maisons en bois poussent comme des champignons sur la coulée de lave qui a dévasté la ville en janvier 2002. Une poussière fine et noire enveloppe toute la marchandise étalée pour la vente : canapés, pneus, paniers débordant d'avocats», poursuit La DH/LS. Le quotidien belge n’a pas manqué de constater que la population de la ville a doublé ces dernières années, en grande partie à cause d'un exode rural provoqué par l'insécurité. Au poste frontière rwandais, le sentiment d'insécurité est très présent. «Quand les gens entendent ces histoires d'embuscade et de FDLR, même ici on a peur», affirme un agent de l'immigration.

Les Casques bleus entre deux feux en Côte d’Ivoire

«Avant même d'être au complet sur le terrain, les casques bleus des Nations unies censés maintenir la paix civile en Côte d'Ivoire sont pris entre deux feux, au centre d'une polémique dont ils risquent de faire les frais», écrit le quotidien français Libération. Ils avaient pourtant été accueillis comme des sauveurs il y a deux mois lorsque l'ONU avait décidé de déployer à terme 6.000 soldats dans cette ancienne colonie-phare de la France en Afrique de l'Ouest, divisée en deux, depuis le soulèvement du 19 septembre 2002.

Au pire, prévoient les analystes, «les casques bleus risquent d'être la cible d'attaques, au mieux, ils devront se contenter dans un premier temps de superviser le statu quo plutôt que de maintenir la paix et de réunifier le premier producteur mondial de cacao». Les autorités ivoiriennes ne décolèrent pas depuis la fuite, début mai, d'un rapport des Nations - Unies accablant pour l'entourage du président Laurent GBAGBO. Ce document, divulgué par Radio France Internationale, accuse les forces de sécurité et des milices parallèles proches du chef de l'Etat d'avoir tué des dizaines de civils lors de la répression de la manifestation interdite de l'opposition le 25 mars à Abidjan.

Les plus hautes autorités ivoiriennes épinglées

Le rapport, qui n'a toujours pas été officiellement publié, met en cause «les plus hautes autorités ivoiriennes» et parle de «tuerie sans discernement de civils innocents et de violation massive des droits de l'homme». Dans un premier temps, le camp présidentiel s'en était pris aux médias étrangers qui avaient "fuité" le rapport de la commission d'enquête de l'ONU, avant de se retourner rapidement contre les Nations - Unies, accusées de «faire le jeu des rebelles qui contrôlent le Nord pour mieux saper l'autorité de Laurent GBAGBO».

Pour les analystes, «la tâche incombant à la force de l'ONU, qui devrait recevoir cette semaine 600 casques bleus en renfort, n'en est que plus délicate si elle veut remettre le fragile processus de paix sur les rails». «Les casques bleus se retrouvent aujourd'hui dans une position dans laquelle ils sont perçus comme partie prenante au conflit et non comme une force neutre», avance Kojo BEDU-ADDO, du Groupe de Contrôle des risques (CRG). «Il va falloir qu'ils se battent pour sortir de ce piège avant de pouvoir vraiment commencer leur mission».

Des écueils, rien que des écueils devant

Avant même la prise de bec avec le gouvernement, les écueils ne manquaient pour la force des Nations - Unies. «Des jeunes patriotes proches de Laurent GBAGBO, responsables des violentes manifestations anti-françaises de 2003 à Abidjan ont donné jusqu'à la fin mai aux casques bleus pour désarmer les rebelles», rappelle Libé. Faute de quoi, ont-ils dit, «nous ne serons pas responsables de ce qui pourrait advenir aux casques bleus».

A leur tour, les ex-insurgés ont fait savoir qu'ils n'avaient pas «l'intention de déposer les armes tant que les grands points des accords de Marcoussis ne seraient pas mis en œuvre». Ainsi samedi, Guillaume SORO, chef politique de l'insurrection nordiste, a-t-il déclaré que la communauté internationale devrait «écarter GBAGBO du pouvoir». Pour le moment, les casques bleus semblent incapables de faire grand-chose pour sortir de l'impasse. «L'ONU ne peut ni faire respecter la paix, ni obliger les combattants à désarmer. Les casques bleus ne peuvent que se déployer le long de la ligne de front, faire en sorte que les hostilités ne reprennent pas et maintenir le statu quo. C'est leur seul objectif réaliste pour le moment», conclut BEDU-ADDO.PONCET, du COS à la Côte d’ivoire 

Selon Libération, «l'actuel patron du Commandement des Opérations Spéciales (COS) français, le général Henri PONCET, va prendre cet été, le commandement des 4000 hommes de l'opération Licorne en Côte-d'Ivoire». Ce choix montre, selon les analystes,  que Paris n'est guère optimiste sur l'évolution de la situation dans ce pays, malgré le déploiement des Casques bleus.  

En effet, Henri PONCET, alors colonel, avait été responsable de l'évacuation de ressortissants français au Rwanda, en avril 1994. Officier parachutiste, il a été longtemps conseiller «Afrique» au cabinet du ministre de la Défense. «Il sera remplacé à la tête des Forces spéciales par le général Benoît PUGA, issu de la Légion étrangère», assure le quotidien. 

Discussions pour réduire la tension entre Soudan et Tchad 


Un milicien du Darfour, dans l’Ouest du Soudan © AFP Karim SAHID

Le Soudan et le Tchad ont entamé des pourparlers pour réduire la tension à la frontière des deux pays, provoquée selon le gouvernement tchadien, par les incursions de milices soudanaises. «Le Soudan et le Tchad ont suffisamment de volonté politique pour apaiser la tension de façon objective et réaliste», a indiqué Naguib Al-Kheir Abdel WAHAB, vice ministre soudanais des Affaires étrangères.

 

Il a ajouté que Khartoum n'épargnerait «aucun effort pour garantir au Tchad voisin que sa frontière est intangible et qu'elle ne doit pas être menacée par aucune force provenant du territoire soudanais». M. Abdel WAHAB a indiqué que le ministre des Investissements et négociateur en chef de Khartoum avec les rebelles du Darfour, Al-Cherif Ahmed OMAR BADR, «doit se rendre lundi à N'Djamena, à la tête d'une délégation de haut niveau pour transmettre en termes clairs ce message au président tchadien Idriss DEBY». 

 

Joaquim CHISSANO au quotidien Le Monde :

"C'est le peuple zimbabwéen que vous punissez"

Il faut retracer le processus de décolonisation qui y a été différent : les accords de Lancaster House, conclus -en 1980- entre la Grande-Bretagne et le pouvoir indépendant, étaient discriminatoires. Les Blancs se voyaient accorder des privilèges tels que, pendant une décennie, ils ont continué à se voir comme des Rhodésiens -l'ancien nom des Zimbabwéens-. Ils ne se sont pas intégrés dans la société nouvelle. Si l'on y ajoute le problème de la terre qui n'avait pas été réglé de manière satisfaisante, on en vient aux antagonismes actuels.

La question de la terre est instrumentalisée par le régime de Robert MUGABE, depuis que celui-ci est à bout de popularité. Pourquoi les chefs d'Etat africains ont-ils tant de mal à le dire ?

Le problème foncier était à l'origine de la guerre de libération au Zimbabwe. Vous aviez les Blancs, les privilégiés, qui possédaient les terres, et les autres, les Noirs, qui n'en avaient pas. La Grande-Bretagne, puis les Etats-Unis avaient pris des engagements pour aider à trouver une solution. Mais les responsables politiques ont changé dans ces pays et la manière de voir les choses aussi. Les nouveaux venus ont dit : «On n'est pas des colonialistes comme les gouvernements précédents. Nous n'avons pas à payer pour ce qu'ils ont fait auparavant». C'est une manière de voir... Elle est à l'origine d'une injustice.

Votre pays est stable depuis une dizaine d'années. Qu'attend-il des pays pour se développer ?

Le Mozambique a reçu beaucoup. Mais nous faisons aussi des efforts, ce qui nous a permis, par exemple, de réduire la part de l'aide extérieure dans notre budget de plus de 70 % à moins de 50 %. Ce que nous demandons aujourd'hui aux pays riches, c'est d'abord de respecter leurs engagements. Ensuite, la mondialisation ne doit pas être à sens unique. Il faut que les marchés - le coton, le sucre... - s'ouvrent aux pays pauvres. Enfin, il faut que les pays riches tiennent leurs promesses d'aide pour la lutte contre les grandes endémies comme la malaria et, surtout, le sida.

N.B. : L’équipe de La Maison du Congo –LMDC- présente toutes ses excuses aux lecteurs pour cette longue absence d’une semaine. Les équipements ont été victimes du virus «Sasser» et les moyens financiers disponibles n’ont pas permis d’intervenir efficacement et rapidement pour assurer la production de la Revue. Merci de la compréhension.                

LMDC.